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|  | Cuba | Historique de la découverte. | 1492Après savoir abordé San Salvador, Christophe Colomb continue son voyage. Le dimanche 28 octobre 1492, Colomb découvre Cuba. Colomb s'approche de l'île par le nord. On sait qu'il s'agit de l'actuelle région de la province de Holguin. Colomb croit être en Asie. Il décrit la beauté des paysages "des arbres gracieux et verts, différents des nôtres, couverts par des fleurs et des fruits d'un goût merveilleux, de nombreuses sortes d'oiseaux dont certains avec beaucoup de charme"... L'archipel est peuplé d'environ 100 000 indigènes. Ils appartiennent à plusieurs ethnies. Les plus anciens sont arrivés vers 2000 av. J.C., les plus récents, les Tainos sont arrivés vers l'an 500.
Colomb nomme cette nouvelle terre "Juanna " en l'honneur de l'Infant d'Espagne don Juan. Ferdinand d'Aragon le renommera "Fernandina"(1). Ultérieurement l'île sera renommée Cuba. La première mention du nom "Cuba" se trouve sur la carte de Juan de la Cosa, en 1500. Ce nom vient d'une abréviation du mot Taïno "cubanacán" qui signifie dans cette langue « place centrale ». Les Taïnos étaient les habitants de cette île lorsque Colomb l'a découverte. Où Colomb a-t-il débarqué ? L'Amiral de la mer Océane a-t-il débarqué à Baracoa ou à Gibara ? On se pose encore la question sur le lieu exact de la plage où il aborda pour la première fois. 
| 1500 La plus ancienne représentation connue de l'ÎleCuba apparaît ici pour la première fois sous le nom dérivé du mot indigène Cubanacán ; Colomb l'avait appelée Juana. Elle fut ensuite renommée Fernandina (1). La Cosa la situe avec Hispaniola (Haïti) au Nord du tropique du Cancer. Elle est présentée sur cette carte comme une île et non comme une partie du continent asiatique, opinion contraire au concept de Colomb qui a toujours considéré Cuba comme une péninsule formant une extension de l'Asie. Colomb avait au cours du deuxième voyage obligé ses marins à prêter serment et signer la célèbre déclaration dans laquelle tous les participants affirmaient que Cuba faisait partie de l'Asie. Voir notre page dédiée à cette carte : Carte de Juan de la Cosa. 
| 1509,Sebastian de Ocampo fait le tour de Cuba d'Est en Ouest. Il confirme que Cuba est une île. 1511,Diego Colomb, fils de Christophe Colomb, gouverneur des "Indes", fait partir de Saint-Domingue quatre navires et 300 hommes vers Cuba. A leur tête, un vétéran des Antilles : don Diego Velazquez de Cuellar. Ce Castillan blond et obèse, massacreur d'Indiens, répète le scénario d'Hispaniola (Saint-Domingue). On charge les indigènes à cheval et on tranche les gorges. La colonisation commence. Diego Velázquez fonde les premières villes : Baracoa puis Bayamo, Sancti Spiritus et Trinidad. La colonisation continue par des lâchers de porcs dans l'île. Ils se reproduisent et saccagent les cultures des autochtones Tainos : maïs, cassave, patate douce. 1513,Les premiers Noirs arrivent à Cuba. (Colomb est mort depuis le 20 mai 1506). Ce trafic est contrôlé par les Portugais. Le monopole négrier est prospère sur l'île de São Tomé qui sert de plate-forme d'échanges. Depuis les traités d'Alcaçovas (1479) et de Tortesillas (1494), la Castille et le Portugal se sont partagé le monde. L'Afrique fournisseur de la main d'œuvre appartient aux Portugal. 1514,Fondation de Santiago de Cuba. Cette année-là, on comptabilise 30 000 porcs dans l'île. Ils ravagent les cultures des autochtones. 1515,Fondation de La Havane le 25 juillet par Panfilo de Narvaez. Puis San Cristobal de La Habana, puis Puerto Príncipe (aujourd'hui Camagüey). 1524,Il reste moins d'un millier d'indiens sur l'île de Cuba. Ils ont tous disparu à cause des mauvais traitement et des travaux forcés infligés par les conquistadores. 
| Vers 1525 | L'île de Cuba dessinée par la main d'Alessandro Zorzi sur [Planisfero con il Mondo Novo] (215 x 320). Ms., cart., disegno a penna, primo quarto seca. XVI. Tomo II, Libro III, ff. 56v-57r. |
Document rare de la main du jésuite vénitien Alessandro Zorzi (2). 
| 1561Une des premières cartes de l'Isle de Cuba ressemblante. | Isola Cvba Nova. In "La Geographica Di Claudio Tolomeo" (édition de Girolamo Ruscelli de la Géographie de Ptolémée). Gravure sur cuivre. Format : 260 x178 mm. Première édition Venise, 1561, rééditions 1562, 1574. |
Il s'agit de la première carte éditée séparément, hors d'un ouvrage. 
| 1660 Les Espagnols imposent un régime très dur aux populations. Plusieurs révoltes éclatent. En 1660 et en 1762 les Anglais prennent Cuba et la ravagent; L'ile est rendue en 1763 aux Espagnols. 
| Fin 18ème,Des français fuyant Haïti viennent se réfugier à Cuba. Ils vont planter du café. Encore aujourd'hui, de nombreuses traces françaises subsistent. La population aborigène ayant disparu depuis 1525, commence l'importation d'esclaves africains qui représentèrent ainsi l'autre grande composante de la nationalité cubaine qui apparaîtra en tant que telle au XIXe siècle. 
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Carte moderne de Cuba. 
| Baracoa Ce fût la première ville fondée par les conquistadores espagnols à Cuba en 1512 : Nuestra Señora de la Asuncion de Baracoa. " Je dis la merveille de la beauté de cette terre, et de ces arbres où l'on trouve pins et palmiers, et de vastes étendues pastorales : elle est la plus belle chose au monde."
Ainsi s'exclama Christophe Colomb, lorsqu'il accosta le 27 novembre 1492 dans la baie de Baracoa. L'amiral de la mer Océane, était porteur d'un message destiné à l'empereur de Chine de la part des Rois Catholiques. En langage local, Baracoa signifie "présence de la mer", celle-ci est précisément l'une des richesses du lieu. Les montagnes couvertes de végétation exubérante ainsi que des cours d'eaux abondent dans lcette région. Ils forment un magnifique cadre naturel. Beaucoup de personnes de cette ville portent des noms d'origine française. De nombreuses familles sont venues d'Haïti au 18ème siècle pour échapper aux troubles.Bananeraies et cocoteraies entourent la ville la plus orientale et la plus ancienne de Cuba. 
| TrinidadLa troisième ville fondée par Velázquez se niche entre les collines de la Sierra de l’Escambray et la mer des Caraïbes. Située sur la route qui relie Sancti Spíritus au port de Cienfuegos, Trinidad est la mieux conservée de toutes les villes coloniales de l’île. 
| La Havane (La Habana)La Ville de La Havane, capitale de Cuba, fut fondée en 1519 sous le nom de "San Christobal de la Habana", à l'emplacement actuel de son centre historique. l'Unesco l'a classée en 1982 au Patrimoine de l'humanité.  | Castillo de la Fuerza |
La plus ancienne forteresse de la ville, l’imposant Castillo de la Fuerza fut construit en 1544. On peut y admirer une superbe exposition d’armes des anciennes batailles et révolutions de l’histoire cubaine.
 | La Cathédrale . |
Les jésuites en commencèrent la construction en 1748 mais ne purent la conclure à cause de leur expulsion du pays en 1767 par décret de la couronne. Les travaux ne reprirent que dix ans plus tard sur ordre des autorités ecclésiastiques qui élevèrent l'édifice au rang de cathédrale en 1788.

La cathédrale, fondée par des jésuites, est l’un des plus remarquable sanctuaires baroques d’Amérique. Elle abrita le tombeau de Christophe Colomb jusqu’à la fin de la présence espagnole.

| Santiago de CubaDeuxième ville du pays, Santiago est la plus "caraïbe" des villes cubaines. Fruit de plusieurs siècles de métissage entre les Aborigènes, les Espagnols, les Africains, les Français et les Asiatiques, elle a conservé son caractère colonial avec ses rues étroites en escaliers, ses balustrades et ses patios. Cette multiplicité ethnique a forgé une culture d'une grande richesse et une bonne partie de la musique cubaine vient de Santiago dont la Trova et le Son. Capitale de l’Oriente, à l’extrémité sud-est de l’île, Santiago de Cuba est lovée entre la Sierra Maestra et la mer des Antilles. Au cœur de cette cité coloniale, près du Parque Céspedes, se dresse la Casa Velázquez. Cette demeure historique, fondée en 1516 fut la résidence du premier gouverneur de Cuba, Diego Velázquez. La Casa Velázquez est la plus ancienne maison d'origine européenne construite sur le continent Américain. Elle abrite aujourd’hui le Musée colonial, avec sa magnifique collection de meubles en bois précieux et une petite forge où les Espagnols fondaient l’or pour en faire des lingots.  | La cathédrale Santa Iglesia |
Tout près de là, la cathédrale Santa Iglesia est un imposant édifice bâti quelques années seulement après la fondation de la ville. Elle fut incendiée à plusieurs reprises par les pirates ou lors de tremblements de terre, avant d’être restauré en 1932. Elle fut le siège d’un archevêché régissant la Floride et la Louisiane. Elle a conservé aujourd’hui un bel ensemble de stalles dans le chœur et abrite un musée.
 | L’Ayuntamiento (Hôtel de Ville) |
L’Ayuntamiento (Hôtel de Ville) à la paisible façade néo-classique fait face à la cathédrale. Depuis toujours, les affaires politiques de la ville sont discutées par ses citoyens les plus respectables depuis les fauteuils de la terrasse du vieil Hotel Casa Grande. La Calle Heredia sépare la cathédrale et le Parque Céspedes. Très animée, cette rue bordée de plusieurs demeures intéressantes doit son nom au poète José Maria de Heredia.

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| Documentation
| Notes :- Un édit royal, du 28 février 1515, de Ferdinand d'Aragon proclame que l'île s'appellera désormais Fernandina.
- Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747.
| Documents de référence : | Casas, Bartholome de Las "Historia de las Indias". (Vol. I, Chap. 44) Éditions du Seuil - Paris 2002. |  | Navarrete, Martin Ferdinand de, Coleccion de los viajes y descrubrimentos que hiciero por mar los espagnoles, desde fines del s. XV ","RELATION DES QUATRE VOYAGES ENTREPRIS PAR CHRISTOPHE COLOMB pour la découverte du nouveau monde, de 1492 à 1504, SUIVIES DE DIVERSES LETTRES ET PIÈCES INÉDITES, Extraites des Archives de la Monarchie espagnole, et publiées pour la première fois par ordre et sous les auspices de sa majesté catholique". Tome 2, page 85. Traduit de l'espagnol, par Chalumeau de VERNEUIL et de la Roquette.
|  | Humboldt, Alexander von (1769-1859) "Essai politique sur l'île de Cuba, par Alexandre de Humboldt..."; 2 vol. in-8 ̊ ; Paris : J. Smith, 1826; Notice n° : FRBNF30628210. "Examen critique de l'histoire de la géographie du Nouveau continent et des progrès de l'astronomie nautique aux XVe et XVIe siècles, par Alexandre de Humboldt... "; 5 tomes en 3 vol. : cartes ; in-8 ; Paris : Gide, 1836-1839; Notice n° : FRBNF31567289.
|  | Sagra, Ramon de la : “Histoire physique, politique et naturelle de l'île de Cuba » ; In-8° ;Paris, 1839, Notice BNF n° : FRBNF31038895 |
| Sites de référence :Antiquariaat Sanderus, named after the famous Flemish historian, Antonius Sanderus, is specialised in antiquarian books, medieval manuscripts, antique maps and prints from the 15th to the 18th centuries.
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