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A,

"Ayiti", (Haïti)

Arawak

Les premiers habitants d'Haïti étaient des Amérindiens Arawak. Ils disparurent par la suite, exploités par les premiers colons espagnols.

B,

 "Boyio"

Bobadilla, Francisco de

(mort en 1502 dans un naufrage), gouverneur espagnol des Indes occidentales. En 1499, il fut nommé pour remplacer Christophe Colomb en qualité de vice-roi des nouvelles colonies espagnoles, et fut chargé, plus particulièrement, d'enquêter sur la situation qui régnait dans l'île d'Hispaniola (actuellement Haïti et la République dominicaine). Peu après son arrivée à Saint-Domingue, il arrêta Colomb et le renvoya enchaîné en Espagne. Bobadilla se fit connaître pour sa grande cruauté envers les indigènes américains. Après le rétablissement de Colomb dans ses titres, un mandat d'arrêt fut prononcé contre lui (1502), et il fut rappelé en Espagne. Durant la traversée, son navire fit naufrage, et Bobadilla périt en mer.

C,

"Cap-François, (le)

c'est le port le plus fréquenté de la partie  de l'île de Saint-Domingue qui appartient aux Français. C'est une espèce de baie, qui n'est ouverte qu'au seul vent de N.E. ; l'entrée est très bien fortifiée. Il est sur la côte septentrionale de l'île, dans une belle plaine bien fertile et bien peuplée. On y a bâti une ville, qui devient tous les jours plus considérable. Il y a un gouverneur. Elle est située au bord d'une grande plaine, qui a vingt lieues de long sur quatre de large. Ce pays est celui de l'univers qui produit la plus grande quantité de sucre. Les Espagnols et les Anglais prirent cette ville en 1695, la pillèrent et la réduisirent en cendres. Elle est rebâtie. Ses rues sont tirées au cordeau ; il y a beaucoup de canaux, mais n'ayant presque point d'écoulement, ils forment des espèces de cloaques qui rendent le climat malsain. (Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, troisième édition, an VII-mai 1799.)"

Cap-Haïtien,

ville portuaire du nord d’Haïti, chef-lieu du département du Nord, située sur la baie de Manzanillo, bras de mer de l’océan Atlantique.

Cap-Haïtien possède un vaste port et exporte du café, du cacao, des peaux, des fruits et des bûches de bois. Au XVIIe siècle, les Espagnols établirent une colonie sur le site de Cap-Haïtien, qui devint une possession française en 1967. Les Français en firent la capitale de leur colonie de Saint-Domingue et la ville, connue sous le nom de Petite Paris, devint prospère. Entre 1811 et 1820, Cap-Haïtien fut la capitale du roi Henri Christophe qui gouvernait alors le nord d’Haïti. En 1842, la ville fut pratiquement détruite par un tremblement de terre.

Cibao "

Ciguayos"

"Cacicazgos"

"Caribes"

Cathédrale Santa Maria la Menor,

La cathédrale Santa Maria la Menor, construite entre 1514 et 1520, témoigne de la présence ancienne des Européens dans la région.

Ciudad Trujillo

Sous la dictature du Général Rafael Leonidas Trujillo, la capitale Santo Domingo de Guzman avait été renommée du nom du dictateur.

D,

Dessalines, Jean-Jacques

(v. 1758-1806), empereur d'Haïti (1804-1806). Né en Guinée (Afrique de l'Ouest), devenu esclave à Grand-Rivière-du-Nord, à Saint-Domingue (actuelle république d'Haïti), il hérita du nom de son maître. En 1791, il se joignit à une révolte d'esclaves menée contre l'autorité française de Saint-Domingue et, à partir de 1797, il servit comme lieutenant dans les troupes de Toussaint Louverture, qui tentait de chasser les Français de l'île et d'y proclamer une république noire. Toussaint Louverture parvint à ses fins en 1801, en devenant gouverneur général de la colonie, mais fut renversé lors d'une expédition envoyée par Napoléon Ier et commandée par le général Charles Victor Emmanuel Leclerc ; Dessalines dut se rendre à ce dernier. Lorsque, en 1803, Napoléon annonça qu'il comptait rétablir l'esclavage, Dessalines et d'autres chefs noirs se révoltèrent de nouveau. Grâce à l'appui du Royaume-Uni, ils parvinrent à chasser les troupes françaises de Saint-Domingue, et, en janvier 1804, Dessalines rebaptisa l'ancienne colonie Haïti et proclama l'indépendance de la nouvelle République dont il fut nommé gouverneur général à vie. En octobre de la même année, il se proclama empereur sous le nom de Jean-Jacques Ier. La brutalité de son régime lui valut des ennemis parmi ses propres partisans et deux d'entre eux, Henri Christophe et Alexandre Sabès Pétion, lui tendirent une embuscade et l'assassinèrent près de Port-au-Prince.

Duarte, Juan Pablo

 

E,

 

F,

forteresse Ozama

G,

 

H,

Haïti (île) ou Hispaniola,

île des Antilles, dans la Mer des Antilles, au sud-est de Cuba et à l'ouest de Porto Rico. Plus grande île des Antilles après Cuba, Haïti a une superficie de 76 200 km2, avec une longueur maximale de l'ordre de 650 km et une largeur maximale de 240 km. Elle fut nommée La Española par Christophe Colomb, qui y débarqua au cours de son premier voyage en 1492. Politiquement, elle est divisée en deux états indépendants : Haïti, qui occupe le tiers ouest de l'île, et la République dominicaine.

Hispaniola,

Voir Haîti

I,

Isabela, la

J,

 

K,

 

L,

Las Casas, Bartolomé de (1484-1566)

Missionnaire et historien espagnol, surnommé l'Apôtre des Indiens.

Bartholomé de Las Casas est un contemporain de Christophe Colomb. Il est né en 1484 à Séville, dans une famille de marchands maritimes. Au printemps 1493, Colomb est de retour à Séville. Pour prouver qu'il a bien atteint les Indes par l'Ouest, il ramène avec lui dix Indiens. Le jeune sévillan Bartolomé de Las Casas, qui n'a encore que 9 ans, assiste à l'arrivée de cette troupe surprenante. Il parlera encore longtemps après dans ses écrits des grandes fêtes en l'honneur de Christophe Colomb, des fêtes, dit-il, "pareilles à celles de la Fête-Dieu, inoubliables pour leur nouveauté et leur solennité". Bartolomé de las Casas a une grande admiration pour Colomb ; il deviendra son principal historien. Christophe Colomb est bien connu dans la famille Las Casas. Le père de Bartolomé, Pedro de Las Casas, et ses trois oncles, Francisco de Las Casas, Gabriel de Las Casas, et Diego de Penalosa ont participé au deuxième voyage de Colomb, en 1493. Un des trois a été chargé par la Couronne d'Espagne d'assurer pour Christophe Colomb le recrutement d'une partie des marins nécessaires pour armer les navires du deuxième voyage.

Bartolomé de las Casas a étudié à Salamanque. Après des études religieuses il s'embarque en 1502 pour Saint-Domingue. En 1512, il devient le premier homme à être ordonné prêtre en Amérique. Il entame une croisade en faveur de l'abolition de l'esclavage, et en appelle directement à Ferdinand V d'Espagne (1515), à qui il adresseraé la Très Brève Relation de la destruction des Indes en 1542. En 1523, il devient  Dominicain et passera sa vie à défendre les Indiens en tentant  de faire interdire les brutalités dont ils faisaient l'objet de la part des conquérants. Il fera plusieurs voyages entre les Indes et l'Espagne. En 1527 las Casas fonde un couvent sur la cote nord de l'île d’Hispaniola, à Puerto de la Plata. A la même époque, il commence la rédaction des « choses arrivées aux Indes ». Cela faisait déjà vingt-cinq ans qu’il était arrivé au Nouveau-Monde. Vers 1540, il s'oppose à Juan Jinez de Sepulveda, Violemment attaqué dans ses prises de position.  En 1544, il est nommé évêque de Chapia, au Mexique. Il rentre définitivement en Espagne en 1546 et rédige ses mémoires dans un couvent de Valladolid.  Il passera sa vie à défendre les Indiens et tentera de faire interdire les brutalités dont ils furent l'objet de la part des conquérants. Il fera plusieurs voyages entre les Indes et l'Espagne. Il a décrit la découverte et la conquête de l'Amérique dans son oeuvre magistrale "Histoire des Indes".  Elle n’est publiée dans son intégralité en Espagne que trois cents ans après sa rédaction, en 1875 et ne sera traduite en français qu'en 2002.

Lucayos

Luperón

M,

Môle Saint Nicolas

Moreau de Saint-Méry (Médéric-Louis-Élie Moreau de Saint-Méry)

N,

Navidad

Nueva lsabela

Nuestra Señora de la Encarnación

O,

Ozama

Ovando, Nicolás de

P,

Peynado, Francisco José

Pico Duarte

point culminant des Antilles, 3 175 m, situé dans la  Cordillère Centrale s'élève, dans la République dominicaine.

Le relief de l'île est composé de chaînes de montagnes parallèles alternant avec des plaines. à  au Pico Duarte,
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Puerto Plata

Q,

Quisqueya

R,

 Ryswick, Traité de (en 1697)

S,

Santana, Pedro - Général.

Santiago de los Caballeros,

Les premiers colons à s’installer ici étaient au nombre de trente, d’où le nom original de la cité: Santiago de los Trenta Caballeros (Saint-Jacques des Trente Gentilshommes).

San Nicolás de Bari

T,

Taïnos,

Amérindiens qui se rattachent à une importante famille linguistique, L'arawak. Il s'établissent essentiellement sur les cotes et dans les plaines et développent cinq royaumes ou cacicazgos.

Taïnos, peuple indigène des Antilles de la famille des Arawaks, implanté entre le XIIe et le XVIe siècle à Hispaniola (aujourd’hui Haïti), à Porto Rico et dans la région orientale de Cuba. Les Taïnos parlaient une langue de la famille arawakane (voir Amérindiennes, langues). Les Taïnos étaient originaires d’Amérique du Sud, plus précisément du delta de l’Orénoque. Ils furent victimes des conséquences de la conquête espagnole (maladies, travail forcé), et disparurent dès le XVIe siècle. C’est à travers la relation du missionnaire Fray Ramón Pane, compagnon de Christophe Colomb, que leurs coutumes nous sont parvenues.

L’organisation sociale des Taïnos, fortement hiérarchisée, comprenait trois classes : la première était constituée de nobles (nitaynos), la deuxième de paysans et d’artisans, et la troisième d’esclaves. Chaque chef de village, aristocrate aux pouvoirs héréditaires, faisait à son tour allégeance au chef du territoire de son choix. La société était matrilinéaire. Le village, unité socio-politique de base comptant jusqu’à 5 000 personnes, disposait en son centre d’un terrain de jeu de balle, où se pratiquait le tlachtli.

La vie religieuse des Taïnos, qui étaient animistes, s’organisait autour du culte des Zemi, idoles de pierre ou de bois à forme humaine, qui tout à la fois contenaient et représentaient les esprits des morts et des phénomènes naturels. La hiérarchie des divinités taïnos était similaire à celle de la société. Offrandes, danses et chants rituels permettaient de se les concilier.

Outre la chasse à l’arc et la pêche, ces sédentaires tiraient leurs ressources principales de l’agriculture sur brûlis. L’activité agricole, particulièrement développée, tant par l’étendue des terres mises en valeur que par le perfectionnement des techniques utilisées et la qualité des produits récoltés, était essentiellement centrée sur la culture du manioc, du maïs (nom d’origine taïno), de la patate douce et de diverses racines. Les Taïnos cultivaient également le tabac.

L’artisanat, très important, était axé sur la poterie et le travail du bois et de la pierre (pétroglyphes, pierres à trois pointes et colliers de pierre). Le pillage systématique, dans l’aire des Antilles, a considérablement appauvri les sites archéologiques. Utuado, à Porto Rico, présente le plus grand complexe architectural taïno parvenu jusqu’à nous. Voir Précolombien, art.

Toussaint Louverture

Toussaint-Louverture, François Dominique (1743-1803), général et homme politique haïtien, chef du mouvement d'indépendance de l'île. Il est le premier homme noir qui devint gouverneur d’une colonie.

Fils d'esclaves, de son vrai nom François-Domenica Toussaint Bréda, il naquit vers 1743, sur le domaine de Bréda, près de la ville de Cap-François, sur l'ile de Saint-Domingue (actuel Cap-Haïtien situé à Haïti).

Toussaint est le descendant d'un  homme nommé "Gaou-Guinou". Il s'agit d'un ex-dignitaire du royaume du Dan-Homè (futur Dahomey et actuel Bénin). Cet homme est arrivé à Cap-Français, sur l'ile de Saint-Domingue, entre 1730-1740, sur un bateau négrier en provenance de la côte des Esclaves. "Gaou-Guinou" devient esclave sur l'habitation Bréda du Haut-du-Cap, où il est baptisé Hippolyte. Selon la tradition, il s'y est marié avec une esclave originaire de la même région d'Afrique, nommée Pauline. Ils auront plusieurs enfant dont un qu'ils nommeront Toussant et que son maitre appellera François-Domenica Bréda, du nom de la propriété sur laquelle il est né. Le domaine est la propriété du comte Louis-Pantaléon de Noé, né à Cap-Français le 8 novembre 1728. Toussaint est petit et peu séduisant (on le surnomme « fatras-bâton »), Il a hérité de son père un tempérament de chef et la fierté. il se fait rapidement remarquer par son maître en se distinguant de la masse des esclaves. Son maitre l'éduque, il lui apprend à lire et écrire. Puis il lui confie des responsabilités. Toussaint, devient cocher de M. Bayon de Libertat, gérant du domaine de Bréda, au Haut-du-Cap. A partir de 1776, vers 33 ans, Toussaint Bréda fut affranchi. Il devient lui même propriétaire d'un domaine d'environ 20 hectares au Haut-du-Cap sur lequel pousse du café. Il est propriétaire des esclaves de sa plantation.

Toussaint-Louverture organisa en 1791 un mouvement de révolte des Noirs contre les planteurs de Saint-Domingue et dut son surnom de Louverture aux brèches qu'il ouvrait parmi ses ennemis. Il se rallia en 1794 à la France révolutionnaire qui venait d'abolir l'esclavage et aida les Français à repousser l'invasion hispano-britannique, délivrant le général Levaux assiégé dans Port-de-Paix, ce qui lui valut d'être nommé général en chef des armées de Saint-Domingue en 1795. Cinq ans plus tard, il proclama l'indépendance de l'île et s'en fit gouverneur général à vie. Il entreprit alors de réorganiser le gouvernement de Saint-Domingue et se montra bon administrateur. Cependant, en 1802, Napoléon Ier envoya des troupes sous le commandement de son beau-frère, le général Charles Victor Emmanuel Leclerc, pour rétablir le pouvoir français. Toussaint-Louverture fut vaincu, capturé et accusé de conspiration. Celui que l'on surnomma le Précurseur fut déporté en France et emprisonné, et mourut l'année suivante. Considéré comme l'un des pères-fondateurs de la république indépendante d'Haïti, il y est aujourd'hui honoré comme un héros national.

Sur le site de L'UNESCO : Qui était Toussaint-Louverture ? 

Trujillo, Rafael L.

Rafael Leonidas Trujillo, chef d’état-major de la Garde Nationale, créée et entraînée par les forces d’occupation nord-américaines, s’empara du pouvoir en 1930 et gouverna à la façon d’un dictateur avec l’aide de Washington.  Trujillo reconstruisit la ville de Saint Domingue, détruite par un cyclone et l'appela "Ciudad Trujillo", nom qu'elle conserva jusqu'à l'assassinat du dictateur. En 1937, Trujillo fait massacrer par la Garde nationale, 10 000 à 20 000 haïtiens, venus couper la canne à sucre, pour "blanchir la race". Ses crimes étaient tellement nombreux et connus qu’ils indisposèrent même les États-Unis, qui mirent au point un plan pour l’assassiner avec l’aide de la CIA en mai 1961. Trujillo passe pour l’un des dictateurs les plus sanguinaires et impitoyables du 20e siècle sur le continent américain. On connaît aussi l’attentat criminel financé et ourdi par Trujillo pour assassiner le président Rómulo Betancourt du Venezuela, l’enlèvement et la disparition de l’intellectuel et diplomate Jesús de Galíndez, l’assassinat des héroïnes dominicaines Patria, María Teresa y Minerva Miraval, trois remarquables femmes dominicaines, opposantes à la dictature. Des milliers de crimes, d’emprisonnements et de tortures jalonnent les trois décennies de dictature. Le 30 mai 1961, assassinat de Trujillo. À sa mort, Trujillo était propriétaire de 71 % des terres cultivables du pays et de 90 % des industries. Le gouvernement échut à une marionnette, le docteur Joaquín Balaguer, qui avait été l’un des principaux fonctionnaires de l’«ère Trujillo».

U,

 

V,

Vásquez, Horacio

W,

 

X,

 

Y,

 

Z,

 

 

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