 | Ve s. av. J.-C. : des sociétés d'agriculteurs d'affiliation arawak s'installent sur l'île. Ces chasseurs-cueilleurs connaissaient la poterie. |
 | IIIe siècle av. JC : arrivée dans l'île des indiens Tainos qui disparaîtront peu de temps après la conquête espagnole. |
 | 1492 : 6 décembre, découverte par Colomb de l'île d'Hispaniola. |
 | 1496 : 4 Août, fondation de Santo Domingo de Guzman, première ville des Amériques. |
 | XVIe siècle : Arrivée massive d'esclaves africains pour remplacer les indiens disparus. |
 | 1502 : Construction de la forteresse Ozama pour repousser les attaques des pirates. |
 | 1523 : La documentation historique dominicaine enregistre pour 1523 la première rébellion d’esclaves dans l’île, expérience qui se répéta en 1537 et en 1548. À cette étape le potentiel économique de la République dominicaine —selon l’historien Pierre Vilar — était comparable à celui du Brésil colonial. |
 | 1527 : Bartolomé de Las Casas fonde un nouveau couvent, sur la cote nord de l'île, à Puerto de la Plata. |
 | 1538 : La première université d'Amérique est créée à Saint-Domingue. |
 | 1586 : Le pirate anglais Francis Drake mit à sac sa capitale. |
 | 1570 et 1630 : L’île fut la première productrice d’or des Antilles, une des principales productrices de sucre entre 1570 et 1630, et atteignit un ratio de 40 bovins par habitant, niveau qui ne fut dépassé qu’au Río de la Plata à la fin du 18e siècle. |
 | 1697 : Partage de l'île entre la France (Haïti) et l'Espagne. Les traités de Ryswick entérinent la mainmise de la France sur la partie occidentale d'Hispaniola. |
 | XVIIIe s : Tandis que la partie occidentale prospère grâce à la culture du tabac, de la canne à sucre et du café, la partie orientale vit de graves problèmes économiques. |
 | 1790 : Au commencement de l’année 1790, l’île de Saint-Domingue, qu’on pouvait regarder comme le paradis terrestre du Nouveau Monde, contenait 793 plantations à sucre, 3.117 à café, 786 à coton, 3.160 à indigo, 34 à cacao, 623 à grains, ignames et autres légumes. En 1787, on fréta à Saint-Domingue 470 bâtiments, contenant 112.253 tonneaux, et ayant 11.220 hommes d’équipage. La valeur des exportations était de 114.363.096 liv. tournois, argent de France. Enfin, la population s’élevait à 534.000 individus, dont 30.000 blancs, 24.000 mulâtres, 480.000 noirs". Informations publiées dans "Le Journal de Paris" du 23 frimaire an X, Le journaliste signale qu'un document anglais cite les informations, ci-dessus, sur la population, l’industrie, la culture et le commerce de Saint-Domingue. |
 | 1795 : L'île entière devint française : la partie espagnole est cédée à la France, par le Traité de Bâle en compensation de le perte des territoires des Pyrénées. L'île entière est dénommée "Saint Domingue". Durant 100 ans la colonie appelée "Perle des Antilles" fournira la métropole en sucre, café, rhum, et coton. A l'apogée de l'esclavage, vers la fin du 18e sicle, environ 500 000 personnes principalement originaires de l'Afrique de l'ouest étaient soumises à l'esclavage dans la zone française. |
 | 1796 : Publication à Philadelphie, par Moreau de Saint-Méry (Médéric-Louis-Élie Moreau de Saint-Méry) de "La Description de la partie espagnole de Saint-Domingue", suivie en 1797-1798 de : "La Description de la partie française de Saint-Domingue". |
 | 1804 : Après la révolte des esclaves menée par Toussaint Louverture puis, par Dessalines, la partie ouest de l'île (Haïti) devint indépendante le 1er janvier, tandis que la partie Est demeurait sous domination française. La partie occidentale de Saint Domingue reprend le nom indien "Haïti" qui devient la première république noire du monde et le deuxième état indépendant du nouveau monde. Dès lors, l’île entière est désignée mondialement sous le nom d'"île d’Haïti". |
 | 1808, Juan Sánchez Ramírez mit les Français en déroute à la bataille de "Palo Hincado". |
 | 1809 : les français sont chassés de la partie est, par ses habitants, l'île est restituée à l'Espagne. |
 | 1821 : José Núñez de Cáceres organisa un coup d'état qui renversait le régime espagnol et proclama l'Indépendance appelée "éphémère". |
 | 1822 : Sous la direction de Jean-Pierre Boyer, les Haïtiens envahirent la totalité de l'île et y l'occupèrent 22 ans, jusqu'en 1844. |
 | 1825 : Par une ordonnance du 17 avril 1825, Charles X concède aux habitants de la partie française de Saint-Domingue l'indépendance pleine et entière de leur gouvernement. Il y a une toutefois une contrepartie à ce cadeau : la population de l'île devra s'acquitter du paiement d'une indemnité de 150 millions destinée à dédommager les anciens colons. La somme devra être versée en cinq termes égaux, le premier échéant le 31 décembre 1825.... |
 | 1838 : Juan Pablo Duarte, Ramon Matias Mella et Francisco del Rosario Sanchez fondaient une société secrète, " La Trinitaria", qui cherchait à créer des conditions favorables pour aboutir à l'indépendance. |
 | 1844 - 1861 : Le 27 février 1844 , les patriotes qui faisaient partie de la bourgeoisie libérale et nationaliste, proclamèrent l'Indépendance et création de la République Dominicaine. Les haïtiens sont chassés, Duarte revient d'exil peu après. Il est nommé "Père de la Patrie". |
 | 1861 : Le Général Pedro Santana profita des luttes intestines pour établir une dictature et annexer le Pays à l'Espagne. Retour des espagnols. |
 | 1863 : L'intolérance et les difficultés économiques provoquèrent un mécontentement général et les Dominicains proclamèrent la Restauration de la République le 16 août 1863. Celle-ci en pleine anarchie tombe peu à peu sous l'influence américaine. |
 | 1907 : Les États-Unis, remis de leur guerre civile, avaient entrepris d’étendre leur influence sur les Antilles. Ils imposèrent un traité économico-politique qui annonçait dans la région caraïbe la «diplomatie du dollar» . |
 | 1916-1924 : Occupation américaine. En invoquant le traité économico-politique, les États-Unis envahirent la République dominicaine en 1916 et imposèrent un protectorat jusqu’en 1924. Durant cette période d’occupation par des troupes nord-américaines, un groupe de citoyens élabora un accord d’évacuation connu comme «Mémorandum d’accord pour l’évacuation de la République dominicaine par les forces militaires des États-Unis», signé à Washington le 30 juin 1922, dont l’architecte principal fut le licenciado Francisco José Peynado. Ce document est aussi connu comme le «Plan Hughes-Peynado». |
 | 1930 : Pour éviter la confusion entre le nom de la République d’Haïti et celui de l’île entière, en 1930 le U.S.G.B. (le « Geographic Board » des États-Unis d’Amérique) décide unilatéralement de renommer l'île "Hispaniola". |
 | 1930-1961 : Dictature du Général Trujillo. Rafael Leonidas Trujillo, chef d’état-major de la Garde Nationale (créée et entraînée par les forces d’occupation nord-américaines), s’empara du pouvoir en 1930 et gouverna à la façon d’un dictateur avec l’aide de Washington. Trujillo reconstruisit la ville de Saint Domingue, détruite par un cyclone et l'appela "Ciudad Trujillo", nom qu'elle conserva jusqu'à l'assassinat du dictateur.  | 1937 : Trujillo fait massacrer par la Garde nationale 10 000 à 20 000 haïtiens, venus couper la canne à sucre, pour "blanchir la race". Ses crimes étaient tellement nombreux et connus qu’ils indisposèrent même les États-Unis, qui mirent au point un plan pour l’assassiner avec l’aide de la CIA en mai 1961. Trujillo passe pour l’un des dictateurs les plus sanguinaires et impitoyables du 20e siècle sur le continent américain. On connaît aussi l’attentat criminel financé et ourdi par Trujillo pour assassiner le président Rómulo Betancourt du Venezuela, l’enlèvement et la disparition de l’intellectuel et diplomate Jesús de Galíndez, l’assassinat des héroïnes dominicaines Patria, María Teresa y Minerva Miraval, trois remarquables femmes dominicaines, opposantes à la dictature. Des milliers de crimes, d’emprisonnements et de tortures jalonnent les trois décennies de dictature. |  | 1961 : 30 mai 1961, assassinat de Trujillo. À sa mort, Trujillo était propriétaire de 71 % des terres cultivables du pays et de 90 % des industries. Le gouvernement échut à une marionnette, le docteur Joaquín Balaguer, qui avait été l’un des principaux fonctionnaires de l’«ère Trujillo». |
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 | 1964 -1973 : explosion "révolutionnaire" et intervention américaine (1965). |
 | 1966 : début d'un régime présidentiel toujours en cours avec des élections tous les 4 ans qui verra un des anciens bras droit de Trujillo, le très contesté Joaquin Balaguer, au pouvoir à plusieurs reprises jusqu'en 1996. |
 | 1993 - 94 : Début du développement touristique de l'île. |
 | 1998 : En avril 1998, la République dominicaine et Cuba reprirent leurs relations diplomatiques. Les États-Unis protestèrent qualifiant la mesure d’inconvenante. Première rencontre, après 64 ans de séparation, des chefs d'état d'Haïti et de St Domingue. En août, conférence des pays de la zone Caraïbes et venue de Fidel Castro. En septembre, violent cyclone et plusieurs centaines de morts. |