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Une maladie venue du Nouveau Monde

La Syphilis.

On sait depuis plus de quatre cent cinquante ans que la syphilis s'est propagée en Europe juste après le premier voyage de Colomb, en 1494, durant la guerre entre le roi de France et le roi de Naples.

Cette maladie est déjà citée par les historiens contemporains de Colomb : Pierre Martyr d'Anghiera, Las Casas et par de nombreux chroniqueurs tels Oviedo y Valdez qui ont décrit les guerres et les conquêtes de cette époque et leurs conséquences. Certains ont même détaillé les symptômes de la maladie avec précision....

Mais il semble que la syphilis était déjà connue plus de 150 ans avant Colomb dans certaines parties de l'Europe dont les îles britanniques et les pays du Nord. Il a été démontré que vers 1300, les norvégiens ont, eux aussi, eu à subir cette maladie ; elle aurait été rapportée par les premiers vikings qui étaient allés en Amérique du Nord.

Et, certains se demandent si elle ne n'aurait pas été présente sous des formes bénignes dans plusieurs autres parties du monde.

Dans plusieurs régions du continent américain, des squelettes inhumés très longtemps avant l'arrivée de Colomb, présentent des lésions osseuses syphilitiques. Ce qui prouverait la présence ancienne de la syphilis sur ce continent.

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Quelques repères

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1493 - Christophe Colomb rentre en Andalousie de son premier voyage. Il revient avec deux caravelles, la Nina et la Pinta. Sept indiens tainos l'accompagnent. Martin Alonzo Pinzon, commandant de cette dernière meurt quelques après son arrivée à Palos de la syphilis.
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22 février 1495 - les troupes françaises entrent dans Naples.
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1496 - Joseph Grümpeck (1473-1532) publie en 1496 à Leipzig son "Tactatus de pestilentiali scorra" (traité de la maladie pestilente).  Il décrit la maladie et indique "C'est une nouvelle espèce de maladie odieuse à la nature que Dieu a fait tomber d'abord sur les français et dont personne n'avait oui parler, que nul homme n'avait jamais vue, et qui étai presque entièrement inconnue". En servant de l'astrologie il définit que la maladie est apparue le 25 novembre 1484, à six quatre minutes (sic).
A la même époque, Johann (jean) Heidenberg, (1462-1516) écrivain moraliste et historien religieux plus connu sous son nom latinisé Johannes Trithemius annonce qu'une maladie nouvelle appelée vérole a pris naissante en  Espagne et s'est répandue en France et en Italie pour passer peu après en Allemagne.
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1498 - Francisco Lopez de Villalobos (1473-1549) médecin de Ferdinand le Catholique publie en Espagne, en 1498 à Salamanque,  le premier ouvrage sur les maladies vénériennes : "Sumario de la medicina Tratado sobre las pestiferas bubas". (Sur les contagieuses et maudites bubas histoire et médecine), Salamanque, 1498.
Bartholomé Seber (? - 1506) publie à Vienne un ouvrage intitulé " Amalo francesco, morbo gallarum, preservatio à cura" (Du mal français "morbo gallarum", prévention et traitement)...
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1500Pedro Pintor (1424-1503) médecin du pape Alexandre VI publie un ouvrage intitulé " De morbis feodo et occulto his temporibus affligenti", Rome, 1500. Il affirma que la vérole est apparue à Rome dès 1494, donc avant la prise de Naples qui eut lieu le 22 février 1495.
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1519Ulrich von Hutten (1488-1523) syphilitique écrit :" Il a plu à Dieu de faire naître en notre temps des maladies qu, suivant les apparences, étaient inconnues de nos ancêtres. L'an 1494, ou environ, un mal très pernicieux commence à Naples. Le  nom de cette maladie vient de ce qu'elle commença à apparaître dans l'armée française qui faisait la guerre dans ce pays la..." in "De guaiaci medicina", 1519. Ce ouvrage est dédié au Cardinal Albert.
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1525 - Juan Gonzalo Fernandez de Oviedo y Valdez (1478-1557) affirme que la vérole provient d'Amérique. En 1513, il mène une enquête au prés des compagnons survivants de Colomb. Il est un des premiers à constater que la maladie affecte principalement les personnes qui ont eu des rapports sexuels avec des prostituées. Les premiers cas connus sont apparus vers 1496. Gonzalves de Cordoue (Gonsalve de Cordoue) est allé en Italie à le tête d'une armée pour aider le roi Naples contre le roi de France Charles VIII, surnommé Grosse Tête. Seuls les espagnols qui composaient cette armée avaient cette maladie. Elle se transmit par les femmes aux italiens puis aux français. La maladie était venue de l'Isle Espagnole en Europe. D'après les textes de "De la natural Historia de las Indas", Tolède, 1525.
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1527 - Jacques de Béthencourt, natif de Rouen, situe l'apparition de la maladie en France peu après la conquête de Naples. Il invente le terme de "maladie vénérienne". In : "Nova penitentialis Quadragesima nec non purgatorium in morbum gallicum sive venereum", Impressum Parisiis : typis N. Savetier, 1527. Béthencourt ne dédie ce livre à personne de crainte qu'on ne suppose que le personne soit elle aussi atteinte de la maladie.
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1531 - Fracastor publie à Rome, un poème en latin  "Syphilis, Sive Morbus Gallicus"  dédié au cardinal Bembo dans lequel il fait un description clinique de cette nouvelle maladie qu'est la vérole. Dans ce texte il l'appelle syphilis du nom du berger qui aurait outragé Apollon.
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1532 - La première description précise de la maladie fut effectuée  par  Nicolo Leoniceno (1428-1524), dans "Opuscula: quorum catalogum versa pagina indicabit", publiée à Bâle en 1532; il la  nomma "morbus gallicus".
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1539 - Ruiz Diaz de Isla, Rodrigo (1462-1542),  médecin de l'hôpital de tous les saints à Lisbonne, puis chirurgien de Barcelone qui vivait dans cette ville en 1493, est un témoin de la propagation de l'épidémie et annonce qu'elle est originaire de l'Isle Espagnole (Haïti). Il indique dans son ouvrage, publié cette année là, avoir soigné des membres des équipages de Colomb qui avaient contracté cette maladie durant leur séjour sur cette île. Il nomme cette maladie "maladie serpentine". In "Tratado contra il mal serpenterio", 1539.
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1546 - Fracastor publie à Venise un autre ouvrage "De Contagione et Contagiosis Morbis" dans lequel il formule une théorie de la contagion qui ne sera démontrée que plusieurs siècles après lui. Fracastor a repris (les a-t-il lus ?) les principes énoncés par un érudit arabo-andalous Ibn-al-Khatib qui avait pressenti deux siècles avant lui les principes des mode de contagion.
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1552 - Thierry de Héry  (1500-1599) médecin, lieutenant général du premier barbier chirurgien du roi, ami d'Ambroise Paré. Il décrit le chancre d'inoculation et arriva à guérir des sujet atteints par la vérole. On raconte une anecdote à son sujet : quelqu'un le voyant agenouillé en prières devant la tombe de Charles VIII lui aurait demandé ce qui justifiait cette dévotion. Il aurait répondu : "Je lui dois ma fortune car c'est lui qui a ramené la vérole d'Italie". in :"La Méthode curatoire de la maladie vénérienne, vulgairement appellée grosse vairolle, et de la diversité de ses symptômes, composée par Thierry de Héry
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1563 - Gabriel Fallope (Modène 1523 - Padoue 1562) anatomiste et chirurgien il suppose que les espagnols ont mis l'armée française au contact de courtisanes syphilitiques pour répandre l'infection chez les assiégeants. Fallope est l'inventeur du préservatif. Il a aussi étudié les trompes qui portent son nom. Il a fait réaliser des essais sur 1000 hommes à Naples en leur faisant utiliser un "préservatif" de sa conception et aucun n'a été infecté. Il écrit : "Colomb fut un génie rare, avec trois caravelles, il découvrit les Indes Occidentales; il en rapporta quantité d'or et des perles et en même temps la vérole, car les roses ne furent pas sans épines". In "De morbo gallico", Venise, 1564.
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1568 - Jean-François Fernel (1497-1558) définit la syphilis : " La vérole est un mal contagieux qui sort et s'élève souvent divers endroits, avec ulcère ou douleur fort grande. La cause qui la produit est une quantité maligne et un venin pernicieux qui infecte quelque partie du corps que ce soit à laquelle il s'attache premièrement et de la se répand par tout le corps.... La vérole et une maladie contagieuse... Elle se contracte principalement par l'acte vénérien. Celle que quelques-uns apportent du ventre de leur mère est auparavant provenue par la contagion des parents. Le mal étant bien souvent fort invétéré, cache et couve son levain dedans ". In : "De luis venereae curatione perfectissima liber", Anvers, 1579.
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1736 - Jean Astruc (1684-1766) Docteur en médecine (Montpellier, 1703). - Titulaire de la chaire d'anatomie de l'université de Toulouse puis, à Paris, professeur au Collège de France. - Membre de l'Académie de médecine, est lui aussi convaincu de l'origine américaine de la maladie. Il suppose qu'elle disparaîtra totalement par atténuation de sont agent au fil du temps. In "De Morbis venereis libri sex".
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1789 - Christophe Girtanner (1760-1800), dans son traité des maladies vénériennes, dénombre et analyse mille neuf cent douze publications parues sur le sujet. Il confirme l'opinion de nombreux auteurs sur l'origine dr la syphilis. In "Abhandlung über die venerische Krankheit, von Christoph Girtanner,...". Philipp Gabriel Hensler (1733-1805) indique au même moment que si la syphilis à bien une origine américaines, il existait des cas connus en Europe de manière sporadique. In "Geschichte der Lustseuche, die zu Ende des XV".
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1897 - Alphonse Daudet (1840-1897) meurt de la syphilis qu'il avait contractée depuis qu'il avait dix-huit ou vingt ans. Comme de nombreux jeunes bourgeois de cette époque amateurs d'aventures amoureuses diverses, il avait contracté cette maladie qui était encore incurable à son époque.  Plusieurs autres écrivains connus en ont été frappés : Baudelaire, Flaubert, Maupassant, Jules de Goncourt... De 1885 à 1895, Daudet à noté, jour par jour, l'évolution de sa maladie. Cette description a été publiée dans son ouvrages, "La Doulou" (douleur en provençal). Cet ouvrage est resté secret plus de trente ans. Il n'a été publié qu'en 1930.

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1905 -  le vecteur de la maladie,  le tréponème pâle, est découvert par Fritz Richard Schaudinn et Erich Hoffman, à Berlin.

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1942 - Samuel Eliot Morison, professeur d'histoire à Harvard puis Amiral de l'US Navy est un des spécialises de l'histoire de Colomb. Dans son ouvrage "Admiral of the Ocean Sea" publié en 1942, Morison écrit, page 359 : "
Aucun problème posé par les voyages de Colomb n'a reçu autant d'attention que celui de savoir s'il a, oui ou non, importé d'Amérique le spirille de la syphilis. On trouve en abondance des preuves de l'existence de cette maladie sus forme atténuée chez les amérindiens avant 1492, alors qu'on n'a aucune preuve de son existence en Europe avant 1494, en dépit de ce qu'avancent certains historiens de la médecine. En tout cas le mal se déclara en Italie sous une forme particulièrement virulente en 1494 et 'étendit rapidement. En 1520, on croyait qu'un remède, le guaicum, avait été découvert là-bas. 2tant donné l'excellent état sanitaire qui régnait à bord de la Nina en 1493, et le manque de preuve d'un mauvais état de santé sur la Pinta, il parait tout a fait improbable que es matelots de Colomb aient été atteints à cette époque. Las Casas déclare que le indiens ont donné ce mal aux espagnols, Oviedo fait dater l'importation de la syphilis du deuxième voyage et Ruy Diaz de Isla, médecin espagnol dont le livre consacré à cette maladie parut en 1539, pense que cela remonte au premier voyage. Il affirme que le mal apparut pour la première fois à Barcelone en 1493 et qu'il soigna lui même quelques unes des victimes.
Deux hypothèses paraissent soutenables : 1) la syphilis existait en Amérique et en Europe sous une forme bénigne, et des événements de même ordre lui donnèrent une virulence nouvelle en même temps des deux cotés de l'Océan : A) l'invasion de l'Italie par l'armée française de Charles VIII en 1494-1495; b), les viols commis pa les espagnols à Hispaniola en 1494-1496.
2) La spirille à été rapportée en Europe dans le sang des esclaves ramenés par Colomb en 1493, e transmis par eux aux filles publiques de Barcelone; de là il a franchi les Pyrénées et s'est répandu sur les bords de la Méditerranée.

Dans un autre passage, page 564, Morison indique qu'en août 1498, 20 à 30 pour cent des espagnols qui étaient dans la ville de Saint Domingue étaient atteints de la syphilis. Ce chiffre correspond à environ 160 hommes de la garnison.

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La propagation

La première victime européenne de la syphilis connue, depuis l'épopée colombienne, est probablement Martin Alonzo Pinzon, commandant de la Pinta lors du premier voyage. Il est mort en 1493, immédiatement après son retour à Palos, en Andalousie.

Viennent ensuite les prostituées du port de Barcelone qu'avaient fréquentées les Taïnos venus dans cette ville lorsque Colomb est venu rencontrer les Rois Catholiques. Les Taïnos étaient porteurs de cette maladie qui ne les affectait pas. Puis les troupes du souverain d'Aragon qui fréquentaient les prostituées de Barcelone l'ont contractée.

Le roi de France Charles VIII, en guerre contre l'Italie, fait appel à des troupes amies et à des mercenaires en Europe pour l'aider. Le roi d'Aragon était aussi souverain des Deux Siciles; il vient aider les italiens à se défendre. Fin 1493, une troupe de cinq mille aragonais débarque à Gènes. Les troupes de Ferdinand d'Aragon y apportent la maladie où elle s'installe et se propage ensuite dans la péninsule italienne. Le 22 février 1495, les français entrent dans Naples. Charles VIII  quitte la ville   le 20 mai 1495 et laisse un troupe d'occupation qui sera rapidement assiégée par les troupes aragonaises. C'est a cette occasion que la syphilis fait son apparition à Naples.

A la fin de hostilités en Italie, la syphilis va se répandre partout en Europe via les soldats et mercenaires qui rentrent chez eux. Cette maladie va se propager à une vitesse foudroyante et faire des ravages énormes. L'Italie est entièrement contaminée en deux ans. La France puis la Belgique, la Hollande, l'Angleterre et l'Allemagne sont atteintes. Ce sera la maladie la plus mortelle de l'époque, avec des effets pires que ceux de la peste. Érasme en a décrit les ravages dans ses textes.

En 1497, la maladie été déjà arrivée à Paris. Les français la nomment "mal napolitain".  A Paris les personnes infectées par la syphilis sont forcées de quitter la capitale. La peine de mort est instituée pour ceux qui refusent de s'éloigner de la ville. Un arrêt du parlement de Paris du 6 mars 1497 condamne les syphilitiques à la "hart" c'est à dire à la pendaison.  En voici la partie principale :

"Il sera faict cri public de par le roy, que tous malades de la maladie de grosse vairolle, estrangiers, tant hommes que femmes, qui sont demourans et residans en ceste ville de Paris, alors que ladicte maladie les a prins, vingt-quatre heures après ledict cri faict, s'envoisent et partent hors de ceste dicte ville de Paris es pays et lieux dont ils sont natifs, ou bien là où ils faisoient leur résidence, quant ceste maladie les a pris, ou ailleurs où bon leur semblera, sur peine de la hart; et à ce que plus facilement ils puissent partir, se retirent es portent Sainct-Dens et Sainc-Jacques, où ils trouveront gens deputez, lesquels leur délivreront à chascun quatre sols parisis, etc..."

Cet arrêt comporte au moins IX articles, je ne les ai pas tous retrouvés. Il semblerait que l'on n'ait pas appliqué à la lettre cette réglementation. Le prévôt de Paris qui ne veut pas être en reste, ordonne le lundi 25 juin 1498 de noyer les syphilitiques  dans la Seine. (Registre bleu du Châtelet, n°111 verso)

Dans certaines régions de la péninsule ibérique qui ne la connaissaient pas encore, on découvre cette maladie avec les soldats qui rentent chez eux.  On l'y appelle la maladie  "mal serpentin".

A la fin du XVIe siècle, le monde entier est contaminé par la syphilis qui a été importée en Afrique par les Juifs chassés d'Espagne, en Chine par les Portugais, en Amérique du Sud par les Espagnols.

Elle se propagera en Amérique du Nord, en partant de la  Californie, durant la ruée vers l'or.

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Peu de maladies ont porté autant de noms différents : 

"Mal de Naples" est le nom donné par les français. Les italiens l'appelèrent le "mal français". Les polonais la nommeront "mal allemand", les russes  "mal polonais", les arabes le "bouton des Francs".... Chacun rejetant sur le voisin la responsabilité de l'origine....

Elle portera de nombreux noms :  vairolle, verrolle, vérole, galle d'Espaigne, syphilis, pudendagra (maladie honteue) sahafati, bubas, gorre, mentagra en latin, pocken chez les flamands; groittre blatre en Allemagne, las buas en Espagne et maladie serpentine, clavela par les gens de Savoie. 

La plus part des noms de cette maladie sont  énumérés dans le poème de Jean Lemaire, dit Jean Lemaire de Belges publié à Lyon en 1539 : " Le triumphe de treshaulte &puissante Dâme Verolle, Royne du Puy d'Amour ",

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Le triumphe de treshaulte et puissante Dame Verolle, royne du puy d'amours; Imprimé nouvellement à Lyon : par Francoys Iuste, le Xij du moy de Septembre l'an mil cinq cens XXXIX;
[82 p.] : front., ill. ; in-8


Cette histoire de Lemaire de Belges donné plus tard à Voltaire l'occasion de composer quelques rimes.

"Quand les Français à tête folle
S'en allèrent dans de l'Italie
Ils cgagnèrent à l'étourdie
Et Gêne, et Naples, et la vérole;
Puis ils furent chassés partout:
Et Gêne et Naples on leur ôta;
Mais ils ne perdirent pas tout,
Car la vérole leur resta."

Syphilitiques célèbres :

certains ne sont qu'une probabilité (prob.)

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Pape Alexandre VI  (prob.)

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Ivan le Terrible

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Henri VIII d'Angleterre et ses épouses

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Ulrich von Hutten

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Édouard VI d'Angleterre, fils d'Henri VIII

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Charles Quint, Espagne

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Hernan Cortes

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Shakespeare

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François 1er, France
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la "Belle Ferronnière" (qui lui a transmis la maladie)

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l’avocat Jean Ferron qui l'aurait transmise à son épouse pour se venger du roi.

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Charles IX, France

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Henri III, France

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Le duc de Mayenne, France

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William Davenant

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Meriwhether Lewis

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Franz Schubert

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Mary Todd Lincoln

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Robert Schumann

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Charles Baudelaire

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Alphonse Daudet,

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Gustave Flaubert,

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Jules de Goncourt...

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Randolph Churchill (père de Winston)

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Guy de Maupassant

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Vincent Van Gogh

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Georges Feydeau

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Frederick Delius

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Heinrich Heine

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Gaetano Donizetti

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Henri de Toulouse-Lautrec

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Friedrich Wilhelm Nietzsche (prob.)

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Scott Joplin

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Lénine

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Harry Nelson Pillsbury

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Bedrich Smetana

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Benito Mussolini

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Adolf Hitler  (prob.)

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Al Capone

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Howard Hughes et plusieurs actrices qui furent ses maîtresses.

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etc. 

 

Jean-Michel Urvoy
Janvier 2008.

Tous droits de reproduction réservés à l'Association l'Amiral de la mer Océane et aux auteurs.

 

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Documentation

Notes :

  1. Abstract : Using these criteria, they examined 687 skeletons from archaeological sites in the United States and Ecuador ranging in age from 400 to 6,000 years. Populations to the south (New Mexico, Florida, and Ecuador) proved to have syphilis, while those to the north (Ohio, Illinois, and Virginia) had yaws. By contrast, examination of 1,000 Old World skeletons dated to before contact with the New World revealed no cases of syphilis. This suggests that syphilis was first present in the New World and was later brought to the Old World. Furthermore, the Rothschilds found that the earliest yaws cases in the New World collections were at least 6,000 years old, while the first syphilis cases were at least 800 years old and perhaps more than 1,600 years old. This suggests that syphilis may be a New World mutation of yaws, which has a worldwide distribution. The occurrence of the same mutation giving rise to syphilis independently in the New and Old worlds seems unlikely. Source of informaion : Archaeological Institute of America (AIA).

  2. On the Origin of the Treponematoses: A Phylogenetic Approach - PLoS Public Library of Science.
    Abstract : Since the first recorded epidemic of syphilis in 1495, controversy has surrounded the origins of the bacterium Treponema pallidum subsp. pallidum and its relationship to the pathogens responsible for the other treponemal diseases: yaws, endemic syphilis, and pinta. Some researchers have argued that the syphilis-causing bacterium, or its progenitor, was brought from the New World to Europe by Christopher Columbus and his men, while others maintain that the treponematoses, including syphilis, have a much longer history on the European continent. (Public Library of Science, 185 Berry Street, Suite 3100, San Francisco, CA 94107 USA.

  3. Bartholomé de Las Casas indique que la maladie existait sur l'île avant l'arrivée des chrétiens, et "tous les Espagnols qui n'observèrent point la vertu de chasteté furent atteints de bubas ".

  4. Lors du retour de son premier voyage, Colomb est venu à Barcelone avec sept Tainos, les seuls à avoir survécu lors du voyage de retour sur la petite caravelle Nina.

  5. Girolamo Fracastoro dit "Fracastor" (1483 ca -1553), médecin et humanise italien né à Vérone.

  6. Syphilis, définition : Maladie infectieuse, généralement transmise sexuellement, due à un spirochète nommé Treponema pallidum.

  7. Syphilis étymologie : Syphilus est le nom  d'un berger nommé ainsi qui  d'après Fracastor aurait été le premier à contracter la maladie. Syphilis aurait été puni par Apollon qui lui aurait donné cette maladie. Le berger aurait outragé le dieu en comparant son troupeau de brebis à celui qui se trouve dans les cieux.

  8. Pinta : Il existe une maladie voisine de la syphilis qui porte le nom de pinta ou carate. Elle présente essentiellement des lésions cutanées de toutes les couleurs, bleuâtres, érythémateuses ou décolorées évoquant une véritable peinture, d'où son nom. Ces lésions se situent en différents endroits du revêtement cutané. Elle touche essentiellement les enfants.

  9. Charles VIII l'Affable ou le Courtois (né le 30 juin 1470, mort le 7 avril 1498) Roi de France, il règne de 1483 à 1498. Il était l'époux d'Anne de Bretagne. Il avait treize ans lorsqu'il monta sur le trône de France. Il ne savait ni lire ni écrire. Il était le frère d'Anne de Beaujeu au prés de qui à séjourné durant plusieurs mois Barthélemy Colomb, frère de Christophe Colomb.

  10. Hart : peine de mort donnée aux non nobles au moyen age. Un vieil adage de droit français dit la hache au noble, la hart au vilain.

  11. Nicolo Leoniceno (1428-1524) médecin, philosophe italien né à Lonigo, mort à Ferrara.
  12. Ibn al-Khatib, érudit arabo-andalous né à Loja, région de Grenade, en 1313. Il fut sans aucun doute l’un des personnages les plus influents du XIVe siècle hispano-musulman. Il passa la plus grande partie de sa vie à Grenade au service de la dynastie nasride. Au cours d'une épidémie de peste qui sévissait en Espagne en 1348, il recommande d'isoler les malades des personnes saines et de détruire les linges souillés et obtient des résultats satisfaisants.  Il occupa de hautes charges politiques, étant nommé “double” vizir du “l-wizaratayn”. Il fut également très brillant dans le domaine de la culture et entretint d’étroits rapports avec les principaux érudits de l’époque, dont Ibn Khaldoun. Il est l'auteur de plus de soixante livres. Il mourut assassiné dans une prison de Fès en 1374.

Documents de référence :

Revues :

  1. Pour La Science n°231, janvier 1997, Le dépistage de la syphilis, par Ilana LÖWY (INSERM U 158, à l'Hôpital Necker).

  2. La Recherche, n°323,  décembre 1999.

Ouvrages

  1. Astruc, Jean :"Traité des maladies vénériennes..., Jault, Augustin-François Traducteur"; 3 vol. in-12; Paris, 1740- Notice n° : FRBNF30648216.

  2. Astruc, Jean : " De Morbis venereis libri sex... auctore Joanne Astruc,... ";  In-4 ̊ ; Lutetiae Parisiorum : apud G. Cavelier, 1736- Notice n° : FRBNF30033849.

  3. Astruc, Jean : "De morbis venereis libri novem... auctore Johanne Astruc,... Editio altera..."; Paris, ap. G. Cavelier, 1740. 2 vol. in-4 ̊ . Notice n° : FRBNF31737164 .

  4. Astruc, Jean : A Treatise of Venereal Disease (London: Innys, Richardson, Davis, Clarke, Manby, and Cox, 1754).

  5. Baumgartner, L.  and Fulton,J.F.  : A Bibliography of the Poem Syphilis Sive Morbus Gallicus (New Haven, CT: Yale University Press, 1935).

  6. Béthencourt, Jacques de: "Nova penitentialis Quadragesima nec non purgatorium in morbum gallicum sive venereum, una cum Dialogo aquae argenti ac ligni gaiaci colluctantium super dicti morbis curationis praelatura, opus fructiferum, a Jacobo Abethencourt,... nuper editum..."; In-8 ̊ , 58 ff.; Impressum Parisiis : typis N. Savetier, 1527.

  7. Buret, F.: Syphilis in Ancient and Prehistoric Times. A.H. Ohmann-Dumesnil, trans., 2 vols. (Philadelphia, PA: F.A. Davis Co., 1891, 1895).

  8. Daudet, Alphonse (1840 - 1897) : " Alphonse Daudet, Pages inconnues. - premières impressions de Paris, La mule de Nadi, La douleur ("La Doulou") précédées d'un avant propos de M. André Ebner dernier secrétaire de l'écrivain [Texte imprimé]La doulou"; In 4 ° 32 p. pl. portr.;  Paris (13 rue St Georges) : éditions de l'Illustration, (1930) - Notice n° : FRBNF36577250.

  9. Fernel, Jean : " Ioannis Fernelii ... De luis Venereae curatione perfectissima liber"; 126, \10! p. ; 8o; Antuerpiae : ex officina Christophori Plantini Architypographi Regij, 1579- IT\ICCU\BVEE\002948.

  10. Fleming, W.L. : "Syphilis Through the Ages," Med. Clin. N. Amer. 48 (1964): 587-612, (p. 591.

  11. Fracastor, Girolamo(1483-1553) : "Hieronymi Fracastorii Syphilis, siue morbus Gallicus"; 32! c. ; 4; Romae, 1531. mense Septembri (Impressum Romae : apud Antonium Bladum Asulanum) [Impronta - m:ta rias s.m: SaGa (C) 1531 (R)] - IT\ICCU\CFIE\000733.

  12. Fracastoro, Girolamo(1483-1553) : Fracastoro, Girolamo: "Hieronymi Fracastorii Syphilis, siue morbus Gallicus" ; Basileae : Johann Bebel!, 1536- IT\ICCU\PUVE\003896.

  13. Girtanner Christoph (1760-1800): "Abhandlung über die venerische Krankheit, von Christoph Girtanner,... "; 3 vol. in-8 ̊ Göttingen : J. C. Dieterich, 1788-1789.

  14. Goodman, H. : Contribution to Syphilis (New York: Froben Press, 1944), in Hudson;

  15. Hackett, C.J. : "On the Origin of the Human Treponematoses," Bull. W.H.O. 29 (1963): 7-41.

  16. Hensler, Philipp Gabriel, 1733-1805: " Geschichte der Lustseuche, die zu Ende des XV"; 335, 134 p.; Altona : J.D.A. Eckhardt, 1783. (Le texte est en allemand et en latin).

  17. Héry, Thierry de(1505-1599) : "La Méthode curatoire de la maladie vénérienne, vulgairement appellée grosse vairolle, et de la diversité de ses symptômes, composée par Thierry de Héry,..."; In-16, pièces limin., 273 p., index et erratum, titre à encadr. colorié; A Paris : M. David, 1552 - Notice n° : FRBNF30600604.

  18. Hudson, E.H. : Treponematosis. H.A. Christian, ed. (New York: Oxford University Press, 1946), pp. 14-50. (Reprinted from the Oxford Loose-Leaf Medicine).

  19. Las Casas, Bartholomé de : " Apologetica Historica"  (1530) Madrid: Allanza Editorial.

  20. Lemaire, Jean (dit Jean Lemaire de Belges, 1473-1524) : " Le triumphe de très haulte &puissante Dâme Verolle, Royne du Puy d'Amour ",  [nouvellement composé par L'inventeur de menus plaisirs honnestes]; [82 p.] : front., ill. ; in-8; Imprimé nouvellement à Lyon : par Francoys Iuste, le Xij du moy de Septembre l'an mil cinq cens XXXIX (1539) - Notice n° : FRBNF33631700.

  21. Leoniceno, Nicolo (1428-1524) : De epiderma, quam Itali morbum Gallicum. Gallo vero Neapolitanum vocant", Venise , 1497.

  22. Lopez de Villalobos, Francisco (1473-ca.1549) : "Sumario de la medicina Tratado sobre las pestiferas bubas"; Salamanca : [Tip. de Nebreja: 'Gramática' (Haeb. 470], a expens de Antonio de Barreda, 1498. (Source BNE)

  23. Lopez de Villalobos, Francisco (1473-ca.1549) : "Sur les contagieuses et maudites bubas histoire et médecine", Salamanque, 1498 / Francisco Lopez de Villalobos ; traduction et commentaires par E. Lanquetin; 162 p. ; 19 cm.; Paris : Masson 1890 - IT\ICCU\MIL\0644485.

  24. Morison Samuel Eliot (1942) "The Sinister Shepherd," in Admiral of the Ocean Sea, A Life of Christopher Columbus (Boston, MA: Little, Brown and Co., 1942). Page 359.

  25. Oviedo y Valdes Fernandez de : "Sumario de la natural historia de las Indias Mexico": (1526)

  26. Peignot, Gabriel (1767-1849) : "D'une pugnition divinement envoyée aux hommes et aux femmes pour leurs paillardises, et incontinences désordonnées (en 1493)... par P. Stephen Baliger, [pseudonyme de Gabriel Peignot], In-8 ̊ , XII-62 p.; A Naples et en France ; Paris : Techener, 1836 - Notice n° : FRBNF31073334 (RES- TD43- 281, BNF Tolbiac).

  27. Ruiz Diaz de Isla, Rodrigo (1462-1542) : "Tractado contra el Mal Serpentino:  que vulgarmente en España es llamado Bubas" (Traitement contre la maladie serpentine) ouvrage rédigé entre 1510 et 1521 durant son séjour à Lisbonne, à l'hôpital de tous les saints (hospital dr todos los santos), publié en 1539 à Séville chez Robertis.

  28. Sudhoff, K. : "The Origin of Syphilis." A. Allemann, trans., in Garrison, G.H., ed., Essays in the History of Medicine (New York: Medical Life Press, 1926), pp. 259-272.

  29. Tessou, Roger (1936 - ) : "La médecine à la Renaissance  et évolution des connaissances, de la pensée médicale du quatorzième au dix-neuvième siècle en Europe";  657 p.-[16] p. de pl. : ill. ; 22 cm; Paris ; Budapest ; Torino : Éditions l'Harmattan, 2002. - ISBN 2-7475-3059-0. Voir pages 280 à 298, pour l'histoire de la syphilis.

Sites de référence :

bullet"Christopher Columbus: A Bibliographic Voyage", by Jack Shreve, in "Choice" (January 1991, Vol. 29, pp. 703-711).
bulletColumbus and the Indians - origins of European syphilis - Columbus and the New World Order 1492-1992, Theodor Rosebury, Monthly Review, 1992.
bulletOrigins of Syphilis, Archaeological Institute of America, Volume 50 Number 1, January/February 1997.
bulletEnglish syphilis epidemic pre-dated European outbreaks by 150 years.
bulletSyphilis sur Wikipedia
bulletMedarus.org par Jean-Yves Gourdol.
bulletMaladies-du-nouveau-monde.

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