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SAGRES (Presqu'île de)

Aride finistère tabulaire que balaye le vent du large, la presqu'Île de Sagres servit de cadre à la vie de Henri le Navigateur, précurseur des Grandes Découvertes .

Au début du 15" s., après la prise de Ceuta, l'infant Henri se retire à Sagres. Il fait appel aux astrologues, aux cartographes et aux marins les plus réputés de l'époque. Avec eux il fonde une école de navigateurs. Les résultats des recherches entreprises sont constamment expérimentées et exploitées au cours d'expéditions de plus en plus lointaines.

Grâce au perfectionnement de l'astrolabe et du cadran, qui peuvent désormais être utilisés en haute mer, l'infant inaugure l'ère de la navigation astronomique. Les marins, qui jusqu'alors n'avaient pour guides qu'une carte et une boussole et ne contrôlaient leur position que par l'esti­mation du chemin parcouru, apprennent à calculer la latitude d'après la hauteur des astres au-dessus de l'horizon et à faire le point avec plus de précision. La cartographie bénéficie de ces améliorations. Aux portulans méditerranéens succèdent des cartes de l'Atlantique qui, même lors­qu'elles ne font pas état de la latitude, montrent la supériorité des Portugais dans ce domaine.

Enfin, les exigences des expéditions entraînent les Portugais à réaliser un nouveau type de bateau qui révolutionne la navigation: la caravelle. Petit voilier long au faible tirant d'eau, mais pouvant porter un équipage assez important, elle réunit les avantages des bateaux traditionnels sans en avoir les inconvénients. Sa coque large et son haut bordage accroissent sa sécurité. Ses mâts multiples combinent les voiles carrées et les voiles latines triangulaires. Pivotant autour de leur mât, ces dernières assurent à la caravelle, en serrant le vent au maximum, une grande rapidité, Elles sont les seules à permettre la navigation « de bouline », en présence de vents contraires, qui étaient fréquents au retour des côtes d'Afrique. En outre, l'emploi du gouvernail d'étambot augmente la maniabilité du navire.

Apparue au milieu du 15e siècle, la caravelle sillonnera les mers du globe pendant près d'un siècle.

Salamanque,

en espagnol Salamanca, ville du centre de l'Espagne, chef-lieu de la province de Salamanque, en Castille-et-León, sur le fleuve Tormes.

Les industries de Salamanque comprennent le traitement des produits alimentaires et la fabrication de produits chimiques, d'articles de poterie, de cuir, de bijoux et de meubles. Le centre-ville s'articule autour de la Plaza Mayor, dessinée par Alberto de Churriguera (1729-1733). C'est l'une des plus belles places d'Espagne. Parmi les nombreux édifices que renferme Salamanque figurent la Catedral Vieja (commencée v. 1140) de style roman, la Catedral Nueva (commencée en 1513, terminée en 1733), l'église dominicaine San Esteban, dotée d'un retable dessiné par José Benito Churriguera (1693-1700), ainsi qu'un palais du XVIe siècle. Un pont romain enjambe le Tormes.
La cité antique Salmantica fut conquise par le général carthaginois Hannibal, v. 222 av. J.-C. Elle tomba ensuite sous la domination des Wisigoths puis des Arabes jusqu'en 1085 ; elle fut alors reprise par Alphonse VI et devint une ville importante du royaume de León. Siège d'un évêché (XIe siècle) et d'une université (XIIIe siècle), elle fut l'un des grands centres intellectuels d'Europe.

L'université de Salamanque fut fondée en 1218 par Alphonse IX, roi de León, qui la décréta université royale ; réorganisée en 1254 par Alphonse X, roi de León et de Castille, l'établissement atteignit le point culminant de son rayonnement au cours du XVIe siècle, époque où elle comptait près de 6 800 étudiants. Les nombreuses bibliothèques de l'université abritent notamment une magnifique collection d'incunables, de livres rares et de manuscrits.

San Salvador, île de,

île des Bahamas, dans l'océan Atlantique, près de l'île Cat.

Sa superficie est de 155 km2, pour une population estimée en 1990 à 465 habitants. Les principales activités sont l'agriculture et la pêche. L'île appelée précédemment "Watling" fut rebaptisée San Salvador en 1926, en commémoration du nom que lui donna Christophe Colomb en 1492, lors de son premier voyage dans le Nouveau Monde. Les populations locales appelaient l'île "Guanahaní" avant que Colomb ne la découvre.

Santiago de Cuba,

ville du sud-est de Cuba, chef-lieu de la province de Santiago de Cuba, sur la baie de Santiago.

La baie profonde et enclavée dans les terres forme un port naturel. La ville, qui est un important port de pêche, est également un centre d'exportation du cuivre, du fer et des produits agricoles de la région environnante. Les établissements industriels de la ville sont diversifiés : fonderies, distilleries, fabriques de cigares, de savons et de matériaux de construction. La ville abrite une université. Santiago de Cuba fut fondée en 1514 par Diego Velázquez. En 1898 la ville fut le théâtre de la bataille de Santiago, opération décisive dans la guerre hispano-américaine. qui mena Cuba vers son indépendance.

Population estimée en 1993 : 356 000 habitants.

Santiago de los Caballeros,

ville du nord de la République dominicaine, chef-lieu de province, sur le río Yaque del Norte.

Deuxième ville du pays, Santiago de los Caballeros, située dans la vallée fertile de Cibao, est un important pôle commercial et industriel (riz, tabac, cacao, cuir) dont la spécialité est la confection de cigares de renommée mondiale. La ville est dotée d'une université de technologie (1974) et d'une université catholique privée (1962).
Santiago de los Caballeros fut fondée au début du XVIe siècle par les Espagnols sous les ordres du navigateur italien Bartolomé Colomb, frère de Christophe Colomb. Elle fut détruite par un tremblement de terre en 1562 et reconstruite près du site original.
Population estimée en 1993 : 450 000 habitants.

Séfarades

l'une des deux divisions majeures des juifs selon leurs origines géographiques. Ce terme désigne les communautés médiévales juives de la péninsule Ibérique et d'Afrique du Nord ainsi que leurs descendants, c'est-à-dire l'ensemble des communautés non ashkénazes, qui, elles, font remonter leurs origines aux communautés d'Europe du Nord et de l'Est.

Les juifs des régions chrétiennes de la péninsule Ibérique, à la différence de ceux des régions musulmanes, furent lourdement persécutés et pour finir totalement expulsés en 1492 après la conquête chrétienne de la dernière enclave ibérique musulmane et l'unification de l'Espagne. Les séfarades s'enfuirent vers l'Afrique du Nord et les territoires orientaux de l'Empire Ottoman, puis établirent plusieurs communautés en France, en Hollande (surtout à Amsterdam), en Angleterre, en Italie, dans les Balkans (notamment Salonique en Macédoine)...
Les séfarades se caractérisent par leur langue vernaculaire traditionnelle judéo-castillane (le ladino), ainsi que par leur adhésion aux traditions babyloniennes, par opposition aux ashkénazes attachés aux traditions palestiniennes. De nos jours, les séfarades représentent environ 15 p. 100 des juifs du monde entier.
Le mot « séfarade » est aussi utilisé dans un sens élargi pour les juifs originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient parlant l'arabe, le persan et ne possédant aucun lien ancestral avec une quelconque région européenne. Comme la plupart de ceux-ci ont adopté les traditions babyloniennes judaïques sous l'influence des séfarades, ils sont couramment englobés dans cette désignation.

Sérendipité

Situation d'un chercheur qui trouve tout autre chose que ce qu'il cherchait. C'est bien le cas de Colomb qui en voulant atteindre l'Inde ou le Chine, en voyageant vers l'Ouest, a découvert un continent inconnu situé entre l'Europe et l'Asie. De nombreux chercheurs sont dans ce cas. Le plus célèbre est celui de Flemming qui a découvert la pénicilline par hasard. Je définirais le mot en écrivant : "Capacité de trouver quelque chose d'utile lorsqu'on ne le cherche pas".

Ce mot vient de l'anglais "serendipity". Mot créé par Horace Walpole dans une lettre envoyée le 28 janvier 1754 à Horace Mann, émissaire du roi George II à Florence. Walpole faisait référence à un conte persan nommé "les Trois Princes de Serendip" publié en 1557 par le Vénitien Michele Tramezzino. Serendip est le nom de Ceylan (ou Sri Lanka) en vieux persan). "D'ailleurs je dois te raconter une découverte pénible. [...] Cette découverte est presque du type de ce que j'appelle sérendipité, un mot qui dit beaucoup, que j'essaierai de t'expliquer parce que je n'ai rien de mieux à te dire ; tu le comprendras mieux par l'étymologie que par la définition. Une fois je lisais un conte stupide appelé "Les trois Princes de Serendip". Quand les trois dignitaires voyageaient, ils faisaient toujours des découvertes, par accidents et sagacité, des choses qu'ils ne cherchaient pas ; par exemple l'un d'entre eux découvrit qu'un âne borgne était passé par la même route parce que l'herbe avait été broutée seulement du côté gauche où l'herbe était pourtant la moins bonne. Comprends-tu sérendipité maintenant ? "

L'épisode cité par Walpole n'est pas un très bon exemple de sérendipité. Il s'apparente plus un cas de raisonnement déductif à la façon de Sherlock Holmes. Walpole donne une meilleure explication dans un autre document : «…beaucoup de découvertes sont faites par des gens qui étaient à la chasse de quelque chose de très différent. Je ne suis pas totalement sûr si l'art de faire de l'or ou la vie éternelle sont inventés — mais combien de découvertes nobles ont été déjà mises en lumière parce qu'on cherchait ces moyens miraculeux ! Pauvre Chimie si elle n'avait pas eu de motifs aussi glorieux devant les yeux».

Le Grec Héraclite d'Ephèze (550-475 av. J.C.) aurait écrit il y a très longtemps : "Quand on n'attend pas l'inattendu, on ne le découvre pas parce qu'on peut pas le trouver et qu'il reste inaccessible".

Colomb, comme trop de chercheurs, avait les yeux sur la ligne d'horizon, sur l'objectif de son voyage. Comme beaucoup de chercheurs il  était obnubilé par l'objectif de son voyage. Nombreux sont les chercheurs qui ne voient pas ce qui se passe à coté d'eux et ce qu'ils laissent dans leur sillage. Ils ouvrent une porte à d'autres qui les suivent et savent analyser leurs découvertes. En 1901, le Français Louis Leprince-Ringuet donnait une excellente définition du chercheur : Celui qui trouve ce qu'il cherche fait en général un bon travail d'écolier; pensant à ce qu'il désire, il néglige souvent les signes, parfois minimes, qui apportent autre chose que l'objet de ses prévisions. Le vrai chercheur doit savoir faire attention aux signes qui révéleront l'existence d'un phénomène auquel il ne s'attend pas". En lisant cette définition ou croirait lire un résumé des voyage de Christophe Colomb...

On trouve sur le web une des meilleures définition et explication de la sérendipité. Elle provient d'un texte de Pek van Andel, ex chercheur et expérimentateur à l'université de Groningue, Pays-Bas. Le texte de Pek van Andel  a été traduit et adapté du hollandais par Danièle Bourcier, directeur de recherche au CNRS. Beaucoup on recopié ce texte, trop peu sont ceux qui l'ont cité.  :-)

(Autres sources : Khusrau, Amir : Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip, in Hasht Bihist, 1302 (Les huit Paradis),  Remer, Theodore G. :  Serendipity and the Three Princes).

Séville,

en espagnol Sevilla, ville du sud de l'Espagne, capitale de la communauté autonome d'Andalousie et de la province de Séville, sur le Guadalquivir.

La ville est à la fois un centre industriel, commercial, culturel et touristique. C'est le principal port fluvial du pays, qui permet l'exportation de minerais et des produits cultivés dans cette région fertile : vin, olives, oranges, céréales, coton et betteraves. Son secteur industriel, concentré dans le faubourg de Triana, est assez développé (agroalimentaire, textiles, métallurgie, et meubles). Le tourisme constitue, en outre, une importante ressource économique pour cette ville riche en monuments anciens.
Dans le quartier de Santa Cruz, le cœur historique de la ville, les ruelles étroites, les petites maisons blanches, les balcons, les patios, les fontaines ainsi que les ruines de l'ancienne cité fortifiée, témoignent de l'influence de la civilisation maure. Séville abrite de nombreux joyaux d'architecture. L'Alcazar, une ancienne forteresse maure transformée en palais royal (Isabelle la Catholique et Charles Quint y vécurent), est un excellent exemple d'architecture arabo-andalouse. Ses jardins ombragés sont également très fréquentés par les touristes aux heures les plus chaudes de la journée. La cathédrale, immense, (la troisième du monde par sa taille), a été bâtie entre 1402 et 1519 sur le site d'une mosquée du XIIe siècle. Elle abrite des tableaux du Greco, de Murillo et de Zurbarán. La Giralda, l'ancien minaret de la mosquée, est une grande tour que surplombe le clocher de la cathédrale (il culmine à 98 m). La ville compte également de nombreuses églises médiévales et de multiples palais de la Renaissance : la Casa de Pilatos, ou l'université de Séville (1502). Tout près de l'Alcazar, la Casa Lonja abrite depuis 1785 les archives des Indes, une importante collection de manuscrits et de documents qui relatent l'histoire de l'Empire espagnol et du Nouveau Monde. Séville est également réputée pour les processions de la Semaine sainte et sa feria.

Baptisée Hispalis dans l'Antiquité, la ville fut conquise en 45 av. J.-C. par les troupes romaines de Jules César. À partir du IVe siècle apr. J.-C., Séville fut tour à tour occupée par les Vandales, les Wisigoths et, en 712, par les Maures. Elle devint alors un brillant centre culturel. En 1248, la ville fut conquise par Ferdinand III roi de Castille et de León, qui chassa les musulmans et installa des chrétiens (Génois, Catalans). L'ouverture de l'Amérique au commerce espagnol, en 1492, fut une aubaine pour Séville, qui devint le plus important centre commercial du royaume. Le déclin ne vint qu'au XVIIIe siècle, lorsque la ville perdit de son influence au profit de Cadix. C'est à Séville que se déroula l'exposition hispano-américaine de 1929. La ville accueillit également, en 1992, l'exposition universelle dans l'île de la Cartuja.

Population estimée en 1991 : 683 487 habitants.

Séville, cathédrale de,

église épiscopale de la ville de Séville, une des plus récentes cathédrales gothiques. Elle s’élève à la place d’une mosquée, qui a fait, après la Reconquista, office d’église avant d’être rasée.

Après le début des travaux en 1402, la cathédrale est construite rapidement puisque les voûtes sont montées dès la fin du XVe siècle. Une telle rapidité semble indiquer que le projet initial n’a pas dû subir d’importantes modifications pendant la réalisation des travaux en dépit de la participation d’un grand nombre de maîtres au projet. Le plan rectangulaire de la cathédrale s’articule autour de cinq nefs et d’un transept aligné sur les chapelles latérales. Le chevet plat, avec un déambulatoire rectiligne, est une innovation dans l’architecture gothique espagnole, même s’il est modifié par l’édification postérieure de l’actuelle chapelle royale. Il est possible de constater une unification des hauteurs selon le style Hallenkirche. De cette manière, à l’exception de la nef centrale, plus élevée, les nefs sont de hauteurs égales. Pour respecter cette unification de l’espace, le triforium sera ensuite remplacé par une galerie en saillie sous les grandes fenêtres ; il s’agit d’une autre solution novatrice dans l’évolution du gothique de cette fin de siècle. Cette recherche de légèreté est également appliquée aux piliers ; face au pilier composite, ils présentent un ensemble de petits bourroirs qui ne s’harmonisent pas véritablement avec les éléments d’arcs et de voûtes. Quant aux voûtes latérales quadripartites, qui s’enchevêtrent en dessins polygonaux en forme d’étoile dans la nef centrale, elles font aussi partie de la tradition gothique.

L’importance de cette cathédrale réside dans l’innovation de certaines solutions adoptées, qui seront reprises dans d’autres œuvres comme les cathédrales de Salamanque et de Ségovie. Ces nouveautés préfigurent un style baptisé gothique espagnol.

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Tabac

Le tabac fut probablement utilisé pour la première fois par les Mayas. 

Les Arawaks, peuple originaire des Caraïbes observé par Christophe Colomb en 1492, fumaient du tabac dans un long tube qu'ils nommaient tobago, d'où le nom de tabac. Rapporté de Saint-Domingue en Espagne en 1556, le tabac fut introduit en France la même année par le diplomate français Jean Nicot, de qui la plante tire son nom générique.
 

Taifas, royaumes de,

(de l’arabe ta’ifa, « bande »), royaumes musulmans fondés sur la péninsule Ibérique, à partir du XIe siècle.

À la disparition du califat de Cordoue (1031), al-Andalus se fragmente en une vingtaine de petits États indépendants. Dans le sud de la péninsule, apparaissent des principautés contrôlées par les Berbères, tandis que dans la zone orientale, d’Almerìa à Tortosa, règnent les Slaves. Dans les villes de l’intérieur, ce sont les familles nobles andalouses, d’origine arabe ou muladi, (converties à l’islam) qui s’imposent. Très vite l’expansion des plus puissants provoque la réunion de taifas. Dans la seconde moitié du XIe siècle, seuls subsistent les royaumes de Saragosse, Badajoz, Tolède, Grenade et Séville.

Les guerres continuelles entre les royaumes des Taifas favorisent l’intervention croissante des rois chrétiens : les taifas leur payent des tribus (parias) contre la paix ou l’aide militaire. La constante hémorragie économique, à laquelle sont soumis les taifas, les conduit à accentuer la pression fiscale sur leurs sujets, provoquant ainsi le mécontentement de la population. Pourtant, cette période connaît un certain progrès économique et est également une époque de splendeur culturelle. La figure littéraire qui illustre au mieux les royaumes des Taifas reste Ibn Hazm, auteur du Collier de la colombe (Tawq al-Hamama), une œuvre poétique sur l’amour conçue à travers la perspective néoplatonicienne, qui exerce alors une grande influence sur le monde chrétien. Du point de vue artistique, l’œuvre architecturale la plus représentative est la citadelle de la Aljafería, à Saragosse.

En 1085, la conquête de Tolède par Alphonse VI, met en évidence la position de faiblesse des taifas. Ce succès génère l’appui et l’invasion almoravide et, avec elle, la disparition des premiers taifas. Après l’effondrement du pouvoir almoravide, au milieu du XIIe siècle, apparaissent les seconds taifas. Leur existence éphémère s’achève avec l’invasion almohade de 1157. La déroute almohade à la Bataille de Las Navas de Tolosa (1212) permet l’apparition des troisièmes taifas, mais seul leur survit le royaume nasari de Grenade.

Taïnos,

peuple indigène des Antilles de la famille des Arawaks, implanté entre le XIIe et le XVIe siècle dans certaines îles des caraïbes, à Hispaniola (aujourd’hui Haïti), à Porto Rico et dans la région orientale de Cuba.

Les Taïnos parlaient une langue de la famille arawakane (voir Amérindiennes, langues). Les Taïnos étaient originaires d’Amérique du Sud, plus précisement du delta de l’Orénoque. Ils furent victimes des conséquences de la conquête espagnole (maladies, travail forcé), et disparurent dès le XVIe siècle. C’est à travers la relation du missionnaire Fray Ramón Pane, compagnon de Christophe Colomb, que leurs coutumes nous sont parvenues.

L’organisation sociale des Taïnos, fortement hiérarchisée, comprenait trois classes : la première était constituée de nobles (nitaynos), la deuxième de paysans et d’artisans, et la troisième d’esclaves. Chaque chef de village, aristocrate aux pouvoirs héréditaires, faisait à son tour allégeance au chef du territoire de son choix. La société était matrilinéaire. Le village, unité socio-politique de base comptant jusqu’à 5 000 personnes, disposait en son centre d’un terrain de jeu de balle, où se pratiquait le tlachtli.

La vie religieuse des Taïnos, qui étaient animistes, s’organisait autour du culte des Zemi, idoles de pierre ou de bois à forme humaine, qui tout à la fois contenaient et représentaient les esprits des morts et des phénomènes naturels. La hiérarchie des divinités taïnos était similaire à celle de la société. Offrandes, danses et chants rituels permettaient de se les concilier.

Outre la chasse à l’arc et la pêche, ces sédentaires tiraient leurs ressources principales de l’agriculture sur brûlis. L’activité agricole, particulièrement développée, tant par l’étendue des terres mises en valeur que par le perfectionnement des techniques utilisées et la qualité des produits récoltés, était essentiellement centrée sur la culture du manioc, du maïs (nom d’origine taïno), de la patate douce et de diverses racines. Les Taïnos cultivaient également le tabac.

L’artisanat, très important, était axé sur la poterie et le travail du bois et de la pierre (pétroglyphes, pierres à trois pointes et colliers de pierre). Le pillage systématique, dans l’aire des Antilles, a considérablement appauvri les sites archéologiques. Utuado, à Porto Rico, présente le plus grand complexe architectural taïno parvenu jusqu’à nous.

Taviani, Paolo Emilio

(Genova, 1912 - Rome, 2001) Taviani a été un spécialiste de l'Histoire des Doctrines Économiques,durant presque 40 ans, auprès de l'Université de Gênes. Doyen du Parlement Italien, il a été une des figures politiques considérables dans l'histoire italienne. Il fut nommé Sénateur à vie en 1991. Il est considéré comme le plus grand spécialiste italien de Christophe Colomb.

Un des ses principaux ouvrages sur Colomb est :

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"Cristoforo Colombo. La Genesi della Grande Scoperta",
2 vol., Instituto Geografico De Agostini, Novara ,1974.

Ce document à été réédité plusieurs fois en italien et édité en plusieurs langues.

Tomar,

Ville du centre du Portugal, dans le district de Santarém, au nord-est de Lisbonne, réputée pour son patrimoine architectural.

En 1160, l'ordre du Temple s’établit à Tomar et y construit une forteresse dotée d’une chapelle en rotonde. Après la suppression des Templiers (1314), Tomar devient le siège de l’ordre des chevaliers du Christ.

Au début du XVIe siècle, la chapelle est agrandie par l’architecte Diogo de Arruda qui signe, avec le chœur et la sacristie de la nouvelle église (1510-1514), un des chefs-d’œuvre du style manuélin.

En 1529, les chevaliers du Christ deviennent un ordre monastique. D’importants bâtiments conventuels sont alors réalisés par João de Castilho, autre grand représentant du style manuélin, et par Diogo de Torralva.

En 1983, le couvent du Christ a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Parmi les autres édifices de Tomar figurent l'église de São João Baptista (XVIe siècle), de style manuélin, et l'église Renaissance Santa Maria da Conceição (1579).

Tordesillas, traité de,

Accord redéfinissant le partage de l’océan Atlantique et la délimitation des frontières africaines entre les couronnes d’Espagne et du Portugal (7 juin 1494).

Si les rois catholiques d’Espagne ont remporté un grand succès en mai 1493 avec les bulles d’Alexandre VI qui fixent le tracé de la ligne de partage à 100 lieues à l’ouest des Açores et du Cap-Vert (voir Marcation, ligne de), il n’en est pas de même avec le traité de Tordesillas où Jean II du Portugal se montre un négociateur habile. Après de nombreux mois de négociations, les ambassadeurs d’Espagne et du Portugal se réunissent le 5 juin 1494, à Tordesillas, et signent le nouveau traité, rectifié au profit de la couronne du Portugal, deux jours plus tard.

Le traité de Tordesillas décale la ligne imaginaire de marcation et l’établit 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert (méridien 46° 35’) : toute découverte à l’est de ladite ligne est portugaise et tout territoire situé à l’ouest appartient à la couronne espagnole. En cas de rencontre avec « quelque île ou terre ferme », un délai maximum de dix mois est accordé pour établir la frontière avec clarté.

En 1500, la découverte du Brésil par le Portugais Pedro Álvares Cabral démontre la contradiction existante entre la bulle Inter caetera toujours en vigueur (elle donne la terre aux Castillans) et le traité de Tordesillas, qui établit son appartenance au Portugal. Le nouveau roi Manuel Ier s’adresse alors au pape Jules II pour réclamer la ratification du traité de Tordesillas, ratification accordée en 1506 par la bulle Ea quae pro bono pacis.

Torquemada, Tomás de (1420-1498),

Inquisiteur espagnol, né à Valladolid; il entra encore jeune dans l'ordre des Dominicains et fut prieur du monastère de Santa Cruz à Ségovie (1452-1474).

Devenu confesseur d'Isabelle de Castille, puis de son époux Ferdinand V d'Aragon, il exerça une profonde influence sur ces deux monarques (les Rois Catholiques). Nommé inquisiteur général de Castille par Sixte IV (1482), juridiction étendue à toute l'Espagne en 1487, Torquemada, convaincu que son devoir était de sauvegarder l'unité catholique, réorganisa l'Inquisition qu'avaient instituée, en 1478, Isabelle et Ferdinand, avec l'approbation de Sixte IV. Il plaça l'Inquisition sous l'autorité du tribunal du Saint-Office où il siégeait, et créa quatre tribunaux subalternes à Séville, Cordoue, Jaén et Tolède. En 1484, il promulgua une Instruction qui visait les juifs relaps ou marranes (convertis contre leur volonté), les morisques, les hérétiques et pourchassait les personnes qui se livraient à la sorcellerie, à la bigamie ou à l'usure. Par des moyens extrêmement violents, Torquemada poursuivit un grand nombre de suspects : deux mille personnes périrent sur le bûcher. Il fut l'un de ceux qui préconisèrent, auprès des Rois Catholiques, l'expulsion des juifs d'Espagne (1492).

U

V

Valladolid,

Ville du nord de l'Espagne, capitale de la communauté autonome de Castille et León, sur le Pisuerga.

Parmi les principaux monuments, on trouve l'église Santa María la Antigua, achevée au début du XIIIe siècle, le collège du XVe siècle de Santa Cruz, qui contient un musée, la cathédrale du XVIe siècle, un bâtiment inachevé de style Renaissance, et la dernière résidence de Christophe Colomb où il est décédé. La ville abrite également l'université de Valladolid (1346). La ville fut la capitale de l'Espagne avant Madrid, et fut gravement endommagée par les Français lors de la guerre d'Espagne.

Population estimée en 2001 : 316 580 habitants.

Vandales,

Groupe de Germains orientaux qui s’est établi en Afrique du Nord au Ve siècle.

Établis dans la région située entre la Vistule et l’Oder, les Vandales migrent au cours du iiie siècle vers l’ouest et le sud-ouest (Danube, Maine). En 406, ils pénètrent en Gaule et la pillent pendant deux ans. Puis ils envahissent l’Espagne en 409 et se mesurent aux Wisigoths qui les contraignent à passer le détroit de Gibraltar.

En 428, Genséric, devenu leur roi, conduit les Vandales en Afrique du Nord l’année suivante. Vainqueur des Romains, il prend le contrôle de vastes territoires (aujourd’hui l’Algérie et le nord du Maroc) en 435. En 439, les Vandales conquièrent Carthage dont ils font leur capitale. La flotte vandale est souveraine en Méditerranée occidentale : pillage des îles méditerranéennes, des côtes espagnoles, voire de la ville de Rome (477).

Adeptes de l’arianisme, les Vandales ne réussissent pas à asseoir leur domination sur les Romains d’Afrique et les Berbères. En 533, l’empereur byzantin Justinien Ier envoie le général Bélisaire combattre les ariens. Vaincus en 534, les Vandales sont déportés et enrôlés dans les troupes byzantines.

Le sens actuel du mot vandale s’explique par la terreur que répandaient les hordes de Vandales parmi les populations des pays et contrées qu’ils dévastaient et pillaient.

Venezuela

Pays d'Amérique du Sud, signifie petite Venise en italien, s'écrit sans accent.

Veragua

(ou Beragua dans certains documents de Colomb).

Région du Costa Rica, la Cote Riche. C'est dans cette région que Colomb à trouvé l'or qu'il recherchait. Cette région sera ultérieurement érigée en duché. Le titre de Duc de Veragua sera transmis à tous les descendants de Colomb, accompagné du titre honorifique d' "Amiral de la mer Océane". Pour cette raison  la filiation de Colomb est bien connue et sans discontinuité.

Vikings

Navigateurs et guerriers scandinaves qui ont sillonné les mers de la fin du VIIIe siècle au début du XIe siècle.

Ils descendaient des immigrants installés en Scandinavie et devenus agriculteurs et commerçants au sein de sociétés hiérarchisées et bien organisées. Hors de leur pays, ils étaient connus sous le nom de Normanni ou Hommes du Nord par les Francs et Dani ou Danois par les Anglo-Saxons ; ces noms étaient indifféremment attribués aux Vikings danois et norvégiens car leurs contemporains ne faisaient aucune distinction entre eux. Quant aux Vikings suédois, qui s'aventuraient vers l'Est jusqu'en Russie et au Moyen-Orient, ils étaient surnommés Rus, nom d'origine finnoise signifiant "rameurs". Cette peuplade s'est fixée e l'est de l'Europe dans une région appelée....Russie.

Dès en 807, on les vit aussi sur les côtes Espagnoles et Portugaises. Puis, franchissant le détroit de Gibraltar, ils attaquèrent la Provence et, en 859, l'Italie.

Voir le site :  Qui étaient les Vikings ?

W

Wisigoths

(« Goths sages ou vaillants »), peuple germanique, du groupe des Goths, qui apparaît entre le Danube et le Dniepr au IIIe siècle apr. J.-C.

Selon Pline l’Ancien, les Wisigoths sont originaires d’une région à l’ouest de la mer Baltique. Grands cavaliers, ils conservent la structure sociale des Indo-Européens. Sous le règne de l’empereur Aurélien (270-275), ils s’installent au sud-est, en Dacie. Au IVe siècle, ils sont convertis à l’arianisme par Ulfilas, consacré évêque des Goths en 341. Sous la pression des Huns au cours de la seconde moitié du IVe siècle, les Wisigoths ont été autorisés par l’empereur Valens à s’installer, en 376, à l’intérieur de l’Empire romain, dans la péninsule des Balkans, en Thrace. Mais une révolte des Wisigoths défait les Romains et se conclut, le 9 août 378, par la mort de Valens près d’Andrinople (actuelle Edirne). Après une courte paix, les Wisigoths, commandés par Alaric Ier, envahissent l’Italie en 401 et mettent Rome à sac en 410. Ils deviennent ensuite les alliés officiels de Rome chassant, pour Honorius, les Vandales, les Alains et les Suèves de la péninsule Ibérique. L’empereur romain Constance III leur concède, en 418, un royaume en Aquitaine, avec pour capitale Toulouse.

Théodoric Ier participe à la victoire romaine sur Attila lors de la bataille des champs Catalauniques (451), où il trouve la mort. Euric (466-484) règne sur les Wisigoths en roi indépendant, introduisant plusieurs éléments du droit et de la culture romaine, et agrandit son royaume du sud de l’Espagne à la Loire. Son successeur, Alaric II, introduit le fameux bréviaire d’Alaric. En 507, il est vaincu et tué par Clovis Ier, roi des Francs, lors de la bataille de Vouillé. Les Wisigoths évacuent alors la Gaule pour se réfugier en Espagne et en Septimanie. Ils font de Tolède leur capitale, après avoir cédé l’Andalousie aux Byzantins, vers 556. L’unité politique est obtenue par Leovigild avec la conquête du royaume des Suèves (585). En 589, le roi wisigoth Recarède Ier se convertit au catholicisme, mettant un terme aux querelles religieuses. Le roi Receswinthe (653-672) promulgue un code pour tous ses sujets aussi bien goths qu’hispano-romains. En 711, les Maures d’Afrique du Nord envahissent l’Espagne. À la mort de leur dernier roi, Rodrigue ou Rodéric, défait à la bataille de Jerez de la Frontera par les armées de Tariq Ibn Ziyad (711), alors que leur pays est sous la férule musulmane, une partie des Wisigoths se retranche au nord, dans les montagnes du pays des Asturies.

Les Wisigoths produisent un art distinctif, combinant l’habileté germanique dans le travail du métal avec les formes classiques et chrétiennes. L’exemple le plus célèbre est la couronne du roi Receswinthe (aujourd’hui au Musée archéologique de Madrid), datant du VIIe siècle.

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Documentation

Glossaire de la Marine Nationale sur son site.

Ouvrages de référence :

Bonnefous, Pierre-Marie-Joseph, & Paris, François Edmond (son gendre).

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"Dictionnaire de la marine à voile",
Arthus-Bertrand, Paris, [1856]. 8vo, (2), xiv, 776 pp, 7 planches hors texte.

Chasse-Marée/Armen, Le,

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"Guide des termes de marine, petit dictionnaire thématique de marine",
Collectif, [Nouv. éd.],Le Chasse-Marée - ArMen,  Douarnenez , 2001,
136 p. (Guide/Le Chasse-Marée).

Académie Française, L',

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Dictionnaire

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Recherche dans la base de données

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Orthographes recommandées
par le Conseil supérieur de la langue française, d’après le rapport publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.

Merrien, Jean.

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"Dictionnaire de la Mer".
Le langage des marins, la pratique de la voile.
Omnibus, Paris, janvier 2003. (Réédition).

Microsoft

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Encyclopédie Encarta 2005.
Microsoft Corporation.

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