archipel portugais de l'océan Atlantique, situé à 1 000 km au sud-est de Lisbonne. La plus grande île de l'archipel porte aussi le nom de Madère. Des trois autres îles de l'archipel, seule Porto Santo est habitée. Christophe Colomb à vécu à Porto Santo.
Les îles Desertas et Selvagens sont petites et rocheuses. La superficie totale des terres du groupe est de 794 km2, pour une population estimée en 1991 à 263 000 habitants. Les îles sont les sommets de volcans sous-marins, qui culminent à 1 861 m au pic Ruivo. La douceur de son climat a fait de Madère une station touristique renommée. Le célèbre vin de Madère constitue la plus grosse exportation. Bien que les îles fussent connues par les Romains, elles restèrent inhabitées jusqu'au début du XVe siècle, quand elles furent redécouvertes par les Portugais en 1418. La capitale, Funchal, fut fondée en 1421.
Mappemonde,
représentation cartographique du monde sur une surface plane juxtaposant les deux hémisphères du globe terrestre.
Cette définition correspond à l’acception des cartographes contemporains. Toutefois le terme latin mappa mundi , ou mappemonde, faisait clairement référence, dès le IXe siècle, à une idée d’étendue excluant tout aspect sphérique de la Terre. Ainsi les mappemondes existaient-elles au Moyen Âge sous forme de grandes cartes sur parchemin, destinées à être exposées dans des monastères ou des cathédrales, et satisfaisant pleinement le désir des « cartographes » de l’époque de maîtriser et de montrer le monde étalé tout entier au regard des fidèles. Certaines mappemondes médiévales représentaient, par ailleurs, la Terre d’après les Écritures saintes ; le monde vu par les chrétiens s’inscrivait alors dans un disque (le « O »), partagé en trois parties par un « T » — correspondant à la Méditerranée, au Nil et au Don, et faisant apparaître trois continents : Asie, Europe et Afrique —, et au centre duquel se trouvait Jérusalem. La mappemonde exécutée et coloriée au XIe siècle par un peintre espagnol, Stéphanus Garcia, à la demande de Grégoire Muntaner, abbé de Saint-Sever, dans les Landes, constitue une illustration de cette vision du monde et de la cartographie. Dérivant du système de Ptolémée, les mappemondes médiévales étaient parfois inscrites dans un cadre très décoré, ou entourées de têtes humaines aux joues gonflées pour figurer les vents.
Martin Behaïm,
géographe allemand établi à Lisbonne, a été le premier, en 1492, à proposer une représentation de la Terre — en l’occurrence un globe — conforme à sa forme sphérique. Puis, à partir du XVIe siècle, la cartographie s’est appuyée sur des projections mathématiquement construites. En 1569 par exemple, Gerardus Mercator, savant flamand de la Renaissance, a apporté un élément supplémentaire en respectant les formes des continents ; quatre siècles plus tard, le planisphère — qui ne saurait être confondu avec une mappemonde — de Mercator correspond toujours aux théories cartographiques en vigueur.
Marteloire
Le marteloire était un diagramme appliqué sur la carte qui permettait aux pilotes d'effectuer une estime de leur position. Ce diagramme permettait au moyen de deux compas et d'un calcul de proportion de situer le point de destination d'un navire lorsqu'on connaissait son point de départ et ses routes et distances parcourues depuis lors. Les distances étaient prises en compte au moyen de l'échelle de distance de la carte.
(1493-1567) Pilote principal de la Casa de Contratacion de Séville. Auteur du premier traité de navigation "Arte de navigar" publié à Valladolid en 1545.
Mettre les bouts
Cette expression de marine est devenue un terme d'argot; elle est en rapport avec les bonnettes des voiles carrées. Comme on le sait, la bonnette est une voile supplémentaire ajoutée à une voile principale pour en augmenter la surface.On utilisa d'abord des bonnettes maillées (ou lacées), bandes de toile fixées au bas d'une voile carrée par un petit cordage que l'on passait comme un lacet dans les mailles ou œillets incrustés dans la voile le long de sa ralingue inférieure et dans la bonnette le long de son bord supérieur. Liées ainsi au bas de la misaine ou de la grand-voile, elles descendaient jusqu'au pont si le vent était faible ; on les appelait, pour cette raison, bonnettes traîneresses. Par la suite, on s'est servi presque uniquement de bonnettes en étui, qui s'établissaient de chaque côté des voiles carrées, sur des bouts-dehors mobiles prolongeant les vergues de chaque bord. Elles ne s'employaient qu'aux allures portantes et par vent modéré, les bouts-dehors étant moins solides que les vergues ; mais, pour fuir un ennemi trop puissant, on ne s'attardait pas à estimer la force du vent. Telle est l'origine de l'expression "mettre les bouts"; pour une fois l'argot n'a rien à voir avec Vidocq.
Mudéjare
L'apparition au XIIe siècle de l'art mudéjar en Aragon est le fruit de conditions politiques, sociales et culturelles particulières à l'Espagne d'après la Reconquête.
Cet art d'influence en partie islamique reflète aussi les différentes tendances européennes qui se sont développées parallèlement, notamment le gothique. Présent jusqu'au début du XVIIe siècle, il se caractérise par un usage extrêmement raffiné et inventif de la brique et des céramiques vernies, en particulier dans les clochers.
MUSULMAN, -ANE adj. XVIe siècle, Montssolimans. Emprunté, par l'intermédiaire du persan musulman, de l'arabe muslim, « fidèle, croyant ». 1. Qui est relatif à l'islam, propre à l'islam, religion de Mahomet. Le calendrier musulman. Une fête musulmane. 2. Qui professe la religion islamique. Subst. Un musulman, une musulmane. Les musulmans des républiques anciennement soviétiques de l'Asie centrale sont en majorité sunnites.
duc de (1550-1619), amiral, commandant de l'invincible Armada, qu'il conduisit à la défaite et à la destruction. Né le 10 septembre 1550, il devint, à la mort de son père en 1555, 7e duc de Medina Sidonia et hérita, à la mort de son grand-père en 1559, de l'une des plus grandes fortunes d'Europe.
Confident et favori de Philippe II, il fut nommé capitaine-général de la côte andalouse, en 1588. En février de la même année, Medina Sidonia fut désigné commandant de l'Armada, en remplacement de Marques de Santa Cruz, décédé. Il protesta, en vain, contre sa promotion, arguant de son manque d'expérience. Du fait des tempêtes, des attaques ennemies, des maladresses des alliés et de l'incurie de Medina Sidonia, la mission de débarquer en Angleterre ne put être accomplie. Une moitié seulement des navires espagnols purent regagner leurs ports d'origine. Malgré tout, Medina Sidonia conserva les faveurs du roi et fut nommé contrôleur de la marine espagnole. Méprisé ouvertement dans le pays, il fut ridiculisé dans un sonnet de Cervantès. Il fut à l'origine de nombreux autres désastres tels que la mise à sac de Cadix par les Anglais en 1596, et la destruction d'une escadre espagnole près de Gibraltar en 1606. Il mourut à Sanlucar en 1619.
En 1624, le roi Philippe II a ruiné la famille Medina Sidonia en organisant la plus grande chasse jamais réalisée dans le pays : plus de 10 000 personnes furent "invitées" par le roi chez les Medina Sidonia. Durant cette fête, des corridas, des représentation théâtrales, des festins furent organisées....aux frais des Medina Sidonia. Un naufrage fut suivi
philosophe et exégète catalan, grand spécialiste du Talmud et chef spirituel de la communauté juive de Catalogne. Il est célèbre pour la dispute qu’il a soutenue à Barcelone, en 1263, contre l’apostat Paul Christiani.
Né à Gérone (Catalogne), Moïse Ben Nahman Gérondi (ou Bonastrug da Porta, son nom espagnol), dit Nahmanide, est instruit dans le Talmud par Juda ben Yakar et Meïr ben Nathan. Peut-être apprend-il aussi la kabbale auprès d’Azriel. Il poursuit alors des études de philosophie et de médecine. À seize ans, il compose un recueil de lois rabbiniques, où se révèlent déjà sa tendance conservatrice et son respect pour les sages les plus anciens.
Rabbin de Gérone, puis grand rabbin de Catalogne (1264), il lutte contre l’attrait de son époque pour la philosophie gréco-arabe et le naturalisme aristotélicien, qui tend à remettre en cause les éléments miraculeux du Talmud. Il critique notamment les disciples de Maïmonide.
En 1263, il est appelé par le roi d’Aragon Jacques Ier le Conquérant à soutenir une dispute publique contre Paul Christiani, juif converti. Le débat, organisé par Raymond de Peñafort, doit démontrer le rôle messianique du Christ par le Talmud. Après quatre jours de controverses, Nahmanide, victorieux, est couronné et rétribué par le roi. Mais après un échange de pamphlets, les dominicains, qui lui sont farouchement hostiles, obtiennent que Nahmanide soit exilé pendant deux ans, peine que le pape transforme en bannissement perpétuel.
La dispute de 1263 sert de prétexte à un renforcement des mesures contre les juifs, accusés de blasphème. L’espoir de les convertir à partir du Talmud disparaît, et le livre est censuré dès 1263. L’exilé se rend en Terre sainte ; il réorganise la communauté juive dispersée, crée une synagogue et enseigne trois ans à Acre avant d’y mourir.
Ses livres traitent, entre autres, du mariage, des rites, des récompenses et châtiments. Il s’y élève contre la rationalisation de la religion par les philosophes et rappelle l’importance de la révélation. Son œuvre principale est un commentaire du Pentateuque, dans lequel il réfute les interprétations aristotéliciennes de Maïmonide et affirme avec force le caractère miraculeux des actes de Moïse. Par ailleurs, on lui attribue des traités kabbalistiques.
Navigateur, historien et auteur espagnol, né à Avalos (Logrono), 9 novembre, 1765; décédé à Madrid, le 8 octobre, 1844. Il a fait une partie de ses études au séminaire de Vergara. À l'âge de quinze ans il s'est engagé dans la marine et peu un plus tard, en 1782 il s'est distingué dans les opérations contre Gibraltar.
Capitaine de frégate de la Marine espagnole, Directeur de l'Académie Royale d'Histoire. Il est l'auteur de nombreux ouvrages. En 1840 il était membre de la Société de Géographie de Paris ou il côtoyait Santarem, Walckenaer, Humboldt,....
En 1791, Navarrete, directeur du dépôt hydrographique de Madrid, découvre les Manuscrits originaux de Las Casas dans les archives du Duc d'Infantado. A cette époque, Colomb était complètement oublié et totalement inconnu du grand public. Navarrete a utilisé ces archives et encore d'autres qu'il a retrouvées ailleurs pour sortir Colomb de l'oubli. Il a rédigé un important ouvrage sur les découvertes espagnoles. Une partie de cet ouvrage fut traduit en français, en 1828 par F.T.A (Alphonse ?) Chalumeau de Verneuil et un certain de la Roquette sous le titre « Relations des quatres voyages entrepris par Christophe Colomb ». Cette traduction est le point de départ de nombreux ouvrage sur Colomb.
Les documents de Las Casas sont aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale d'Espagne, à Madrid, dans la Section des Manuscrits, sous la référence : Vol.6, numéro 7.
Navidad, La
Première construction du Nouveau Monde effectuée avec le bois de la Santa Maria après son naufrage. La forteresse était situé a proximité du lieu du naufrage, sur la cote nord d'Hispaniola au fond de la baie qui s’appelle aujourd’hui Caracol. Son emplacement semble correspondre au lieudit de "la Limonade".
n. m. XIIe siècle, navirie ; s'est rencontré au féminin jusqu'au XVIIe siècle. Issu du latin navigium, de même sens. Bâtiment destiné à la navigation sur mer (ne s'emploie guère à propos de bâtiments de faible tonnage). Un navire de cinq cents tonneaux, de trois mille tonnes. Navire de charge, navire de commerce ou navire marchand. Un navire baleinier, bananier, charbonnier, ou, ellipt., un baleinier, un bananier, un charbonnier. Navire-école. Navire-hôpital. Un navire à l'ancre. Capitaine de navire. Bâtir, mâter un navire. Équiper un navire. Armer un navire, voir Armer. Fréter un navire. « Il était un petit navire » , premières paroles d'une vieille chanson française.
Pour un marin, le terme navire est générique d'une catégorie de bateaux et ne sous-entend aucune définition précise : navire de commerce, navire de guerre, navire océanographique, navire hôpital, navire de plaisance....c'est un véritable mot "bateau"...
(f se fait entendre) n. f. XIe siècle. Issu du latin navis, « navire, vaisseau ». 1. Au Moyen Âge, grand navire allant à la voile. S'emploie particulièrement dans la langue soutenue, le style poétique. À Chypre, la nef de Saint Louis heurta un banc de sable. Une nef est représentée sur les armes de la ville de Paris. « La Nef des fous » , célèbre tableau de Jérôme Bosch. 2. Partie d'une église qui s'étend depuis la porte principale jusqu'au transept, entre les rangs de colonnes, de piliers soutenant la voûte (on dit aussi Vaisseau). La nef d'une cathédrale. La nef et le chœur. Nefs latérales, qui se trouvent de chaque côté de la nef principale. Église à trois nefs, à cinq nefs, qui a une nef principale et deux, quatre nefs latérales. 3. Pièce d'orfèvrerie en forme de navire, qui faisait partie du service de table d'un roi, d'un prince, et où l'on plaçait divers ustensiles, des couverts, des épices, etc. Nef d'or.
ou Umayyades (en arabe Umawi), dynastie de califes arabes, fondée par Mu awiya descendant d'Omeya, membre du même clan que Mahomet, qui régna sur l'empire musulman de 661 à 750 puis, de 756 à 1030, sur l'Espagne. Bons administrateurs, grands conquérants, les Omeyades furent aussi de remarquables bâtisseurs qui développèrent l'urbanisation.
Le centre de la puissance des Omeyades et le siège de leur califat se situait en Syrie, et leur cour se trouvait à Damas. Grands bâtisseurs, les Omeyades élevèrent de nombreux monuments dans les villes de leur empire : le calife omeyade le plus connu est probablement Abd al-Malik (685-705), qui construisit le dôme du Rocher, à Jérusalem, fit frapper la première monnaie musulmane et inaugura l'utilisation de la langue arabe dans les affaires de l'État. La Grande Mosquée de Damas (édifiée sur l'ancienne basilique byzantine Saint-Jean) et la mosquée al-Aqsa de Jérusalem sont des constructions omeyades. Les ruines d'un certain nombre de leurs palais et pavillons de chasse subsistent toujours dans le désert de Syrie.
La dynastie agrandit considérablement le territoire de l'empire musulman, en conquérant la plaine de l'Indus (710-713), la Transoxiane (709-711) et l'Espagne (711-714), mais échoua plusieurs fois aux portes de Constantinople (actuelle Istanbul), capitale de l'Empire byzantin. En 750, les Omeyades contrôlaient un territoire qui s'étendait du Maroc et de la plus grande partie de l'Espagne, aux frontières de la Chine et de l'Inde du Nord.
Pendant cette période, l'islam, tant au plan de la religion que de la civilisation, connut d'importants développements. C'est alors que commencèrent à prendre forme les deux principales écoles islamiques actuelles, l'islam sunnite et l'islam chiite. Les Omeyades et l'élite arabe qu'ils représentaient considéraient l'islam comme une religion réservée aux Arabes, et étaient généralement opposés à ce que les peuples non arabes qu'ils avaient conquis se convertissent à leur religion. La seule façon qu'avaient ces derniers d'obtenir la conversion, ce qui leur permettait théoriquement d'échapper à certaines taxes, était de devenir « clients » (mawali) des Arabes, ce qui impliquait de changer de nom et d'identité, sans pour autant être considéré comme l'égal d'un Arabe.
Aux yeux de bien des membres de l'empire, les dirigeants omeyades, à quelques exceptions près, n'étaient pas de vrais musulmans ; il leur était fait grief de plus se tourner vers les valeurs temporelles que spirituelles, et de ne pas ouvrir la religion musulmane à tous, la réservant aux seuls Arabes. Les conflits d'opinions sur ce qu'était ou devait être l'islam jouèrent un rôle important dans l'opposition croissante que rencontra le califat des Omeyades chez les musulmans, qu'ils soient ou non arabes. Ces conflits façonnèrent aussi l'image négative dont souffrent les Omeyades dans la tradition historique musulmane. Ainsi, selon celle-ci, Mu awiya est accusé d'avoir dérobé le califat à Ali ibn Abu Talib, le gendre du prophète Mahomet, et le fils et successeur de Mu awiya, Yazid, est tenu pour avoir été responsable de la mort, en 680, du fils d'Ali, Hussein, à Kerbela (Irak). En règle générale, les califes omeyades sont dépeints, selon cette tradition, comme des dirigeants tyranniques, qui, peu préoccupés par les intérêts de l'islam, ne recherchaient que la puissance et écrasaient les musulmans pieux qui se mettaient en travers de leur chemin. On ne leur accorde généralement pas le titre de calife, et on les considère plutôt comme des rois, au même titre que les souverains des terres non musulmanes. La tradition chiite rejette totalement la légitimité des Omeyades, alors que les sunnites ont une attitude plus nuancée. Les deux seuls califes omeyades qui échappent à cette condamnation sont Umar ibn Abd al-Aziz (717 à 720), et à un moindre degré, Yazid ibn Walid, qui régna en 744.
La dynastie des Omeyades fut renversée en 750 par les Abbassides lors d'une révolte qui commença dans la province de Khurasan au nord-est de la Perse. Ayant débuté par des dissensions entre différentes factions de l'armée arabe, cette révolte fut alimentée par le mécontentement des musulmans, arabes ou non, qui se sentaient exclus du pouvoir et de l'accès à la richesse en raison des méthodes politiques des Omeyades.
Après la chute du califat, l'un des membres de la famille des Omeyades survivant au massacre dont elle fut l'objet. En 750,Abd al-Rahman Ier, parvint à rejoindre al-Andalus (nom de l'Espagne musulmane) et s'empara de Cordoue (756). Il se fit reconnaître souverain avec le titre d'amir (émir), fondant ainsi l'émirat de Cordoue. Cette lignée des Omeyades dirigea l'Espagne musulmane de 756 à 1030 ; à partir de 929, avec Abd al-Rahman III, qui ainsi s'affranchissait de l'autorité politique et religieuse de Bagdad, ces Omeyades espagnols prirent le titre de calife.
Le califat de Cordoue devint aux Xe et XIe siècles le siège d'une culture raffinée et s'érigea en rival de l'émirat de Bagdad. Le règne des Omeyades cessa en 1030, le califat fut dès lors divisé en petites principautés appelées les Reyes de Taifas.
Oran,
Oran est située au fond d'une baie ouverte vers le nord. Latitude : 35° 43' Nord - Longitude : 0° 39' Ouest
Dans l'Antiquité, les navigateurs et commerçants phéniciens qui sillonnent la méditerranée s'y installent. La ville disparaîtra lors de l'invasion des Vandales vers 429/430.Il faudra attendre la conquête Arabe (à partir de 647) pour voir ce port retrouver une activité importante. En 937, une ville fut fondée, sous le nom de Ouahran par des marins andalous. Elle serait l'ancêtre de la ville d'Oran. Le port va trouver son essor avec la dynastie des ALMOHADES qui va bâtir un empire en Espagne qui s'étendra aussi à toute l'Afrique du Nord. Le port d'Oran fut très prospère sous la dynastie des Zianides de Tlemcen et entretenait des relations suivies avec tous les pays méditerranéens.
Au XVIe siècle les Espagnols font la conquête d'une partie de l'Afrique du nord. En 1505, ils occupent Mers-el-Kébir ; En 1509, Oran fut conquise par l'armée espagnole du cardinal Ximénes, commandée par Pédro Navarro.Il prennent Bougie (où ils rétablissent l’évêché), puis Bône, Tenès, Cherchell, Dellys, Alger. Mais l’Espagne, qui s'est engagée sur plusieurs fronts, n’a pas assez d’hommes pour tenir tous les territoires conquis. En 1529, ils seront chassés de leurs conquêtes par les Turcs, ils ne contrôlent plus qu’Oran et Mers-el-Kébir. Les barbaresques sont alors tout-puissants sur cette cote de la méditerranée. A cette époque, saint Vincent de Paul sera ainsi lui-même réduit en esclavage à Tunis. Il trouvera le moyen de s’évader. Rentré à Marseille, il obtient l’autorisation, en 1643, de fonder une mission pour procurer des prêtres aux chrétiens captifs des musulmans. Et il dira à ses prêtres : « Il est plus facile et plus important d’empêcher que plusieurs esclaves ne se pervertissent que de convertir un seul renégat. Vous n’êtes point chargés des âmes des Turcs ni des renégats, et votre mission ne s’étend pas sur eux mais sur les pauvres chrétiens captifs.» En 1790, Oran a été dévastée par un tremblement de terre. Les espagnols ont commencé à quitter la ville à ce moment. Ils en sont partis en 1792.
C'est à Oran que fut envoyé en bannissement luis Colon, petit fils de l'Amiral de la Mer Océane.
Source : "La domination espagnole à Oran sous le gouvernement du comte d’Alcaudete (1534-1558)", Paul Ruff, Éditions Bouchène - Préface de Chantal de La Véronne. ISBN : 2-912946-03-4 Prix : 19,82 €. 14x22 cm. 208 pages.
Cette étude des vingt-quatre années de gouvernement du comte d’Alcaudete, le plus célèbre des gouverneurs espagnols d’Oran, fait ressortir toutes les contradictions de la politique espagnole en Afrique du Nord. Elle concerne également le royaume de Tlemcen qui connaît un changement total de souveraineté à cette époque.
roi de Castille (1504-1506), fils de l'empereur germanique Maximilien Ier, il devint duc de Bourgogne en 1482.
En 1496, il épousa Jeanne la Folle, fille des monarques castillans Ferdinand II le Catholique et Isabelle Ire. À la mort d'Isabelle, en 1504, Jeanne fut proclamée reine de Castille. Mais Jeanne et Philippe étant absents des Flandres, ce fut Ferdinand qui régna jusqu'en 1506, date à laquelle le couple royal revint en Castille pour réclamer le trône. Philippe mourut quelques mois après son retour. Ses fils Charles Quint et Ferdinand Ier furent sacrés empereurs germaniques. Philippe 1er fut le fondateur de la dynastie espagnole des Habsbourg.
Philippe II ( d'Espagne) (1527-1598),
roi d'Espagne (1556-1598), qui s’est fait l'ardent défenseur du catholicisme en Espagne et en Europe, et dont le règne fut marqué par le désastre de l'Invincible Armada et par la perte du nord des Pays-Bas.
Né à Valladolid, fils de l'empereur Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, Philippe II reçoit une éducation exclusivement espagnole, dispensée par des religieux castillans dont l'influence conforte l'intransigeance de son catholicisme. En 1543, il épouse sa cousine Marie de Portugal, morte prématurément en 1545, qui ne lui donne qu'un fils, don Carlos ; ce dernier, en constant désaccord avec son père, mourra en prison en 1568. Philippe se remarie en 1554 avec Marie Ire Tudor d'Angleterre, espérant ainsi dresser l'Angleterre contre la France, mais la mort de son épouse sans descendance ne lui permet pas de mener à bien son projet.
Avant son accession au trône d'Espagne, Philippe II a déjà reçu le duché de Milan (1540), les royaumes de Naples et de Sicile (1554) et les Pays-Bas, ainsi que d'importants territoires situés dans le Nouveau Monde. Dans les premiers temps de son règne, les forces espagnoles battent les Français lors des batailles de Saint-Quentin (1557) et de Gravelines (1558), et la guerre contre la France qui a duré soixante ans se conclut par le traité du Cateau-Cambrésis (1559), qui met fin aux guerres d'Italie et assure la domination de l'Espagne sur le Piémont. Une des dispositions du traité prévoit de plus le mariage de Philippe II avec Élisabeth de France, qui a été fiancée à son fils don Carlos. Après la mort de la reine, qui est la mère de l'infante Isabelle, future souveraine des Pays-Bas avec son mari l'archiduc Albert, il épouse en 1570 Anne d'Autriche, qui lui donne un fils, le futur Philippe III.
Aux Pays-Bas, Philippe combat les calvinistes, introduit l'Inquisition et restreint sévèrement les droits du peuple. À partir de 1567 commence la révolte des provinces calvinistes du Nord, qui forment à partir de 1579 l'Union d'Utrecht, opposée à l'Union d'Arras, qui regroupe les catholiques. Cette révolte est durement réprimée par le duc d’Albe.
En Espagne, la persécution par Philippe des morisques (musulmans convertis) provoque leur révolte en 1568 et conduit à leur fuite. En 1571, Philippe envoie son demi-frère Juan d'Autriche à la tête des forces navales espagnoles pour contrer la puissance des Turcs en Méditerranée. La victoire de l'Espagne, alliée à Venise et au Saint-Siège lors de la bataille de Lépante, permet d'écarter définitivement le danger turc. Revendiquant les droits qu'il tient de sa mère, Philippe II annexe le Portugal en 1580.
Opposé à l'Angleterre pour des raisons religieuses mais également parce que ce pays constitue la seule puissance maritime susceptible de rivaliser avec l'Espagne, il dépêche, en 1588, une flotte vers les îles Britanniques, qu'il baptise lui-même l'Invincible Armada, mais cette expédition, mal préparée, essuie un échec retentissant. De 1590 à 1598, Philippe est de nouveau en guerre contre la France, apportant son soutien aux forces catholiques de la Ligue en lutte contre Henri IV.
En 1563, Philippe a entrepris, aux environs de Madrid, la construction de l'Escurial.
Pinzon, les fréres,
Martin Alonso Pinzon.
Originaire de Palos, il naquit vers 1450 et mourut en 1493 après son retour du premier voyage. Il était favorable au projets de Colomb et avait semble t il des idées presque identiques.C’est grâce à son aide que Colomb réussit à gagner la confiance des marins de Palos.
Source: Alexandre Cioranescu, "Oeuvres de Christophe Colomb", NRF – Gallimard – Paris, 1961, Note N°10, p 368.
Plan Carpin, Jean du (v. 1180-1252),
religieux franciscain et historien italien, qui fut l'un des premiers Européens à laisser une relation de voyage sur l'Asie centrale.
Né près de Pérouse, en Italie, Giovanni dal Piano dei Carpini, dit en français Jean du Plan Carpin, fut parmi les premiers disciples de saint François d'Assise et occupa pendant plusieurs années la charge de provincial des Franciscains en Allemagne puis en Espagne. En 1243, le pape Innocent IV l'envoya en ambassade auprès des Mongols, qui avaient envahi l'Europe quelques années auparavant. Il espérait, en leur dépêchant un messager, les dissuader de poursuivre leurs incursions et obtenir des renseignements à leur sujet. Plan Carpin prit la tête de la mission qui partit de Lyon à destination de Kiev, dernier avant-poste de la chrétienté en Europe, et qui gagna ensuite la capitale de l'Empire mongol, Karakorom. Quelques mois plus tard, après un périple riche en péripéties, la légation regagna Lyon. Si la mission fut impuissante à convaincre les Mongols d'arrêter leur progression en Europe, elle reste dans l'histoire, pour le récit qu'en rapporta Plan Carpin, l'Histoire des Mongols appelés par nous Tartares, description des coutumes, de la géographie, de l'histoire et des figures marquantes du peuple mongol.
Pôle magnétique Nord :
Endroit sur la Terre vers lequel pointe la flèche indiquant le nord sur une boussole. Il change légèrement de place chaque année. Il ne faut pas confondre le nord magnétique et le pôle Nord situé à 90o de latitude Nord. (La Terre tourne autour du pôle Nord géographique qui, lui, ne change pas.)
Ponce de León, Juan (1460-1521),
Explorateur espagnol né à San Servos, dans le León. En 1493, il accompagna Christophe Colomb lors de son deuxième voyage vers l'Amérique.
Plus tard, Ponce de León conquit Boriquen (Porto Rico) pour le compte de l'Espagne et fut gouverneur de l'île de 1510 à 1512. Il prit alors connaissance d'une légende indigène selon laquelle une île appelée Bimini, située quelque part au nord de Cuba, était censée abriter la fontaine de Jouvence, une source dont les eaux avaient le pouvoir de donner la jeunesse éternelle. Comme il croyait à cette légende, Ponce de León obtint, en 1512, l'autorisation du roi d'Espagne de chercher, conquérir et coloniser Bimini. L'année suivante, Ponce de León quitta Porto Rico au commandement d'une troupe d'exploration. Le 27 mars, il aperçut la côte orientale de ce qui est aujourd'hui l'État de Floride et qu'il prit pour la légendaire Bimini. Il accosta au nord de l'emplacement de l'actuelle Sainte Augustine le 2 avril et donna à la région le nom de Floride puisqu'il l'avait aperçue un dimanche de Pâques (en espagnol, Pascua Florida, « Pâque fleurie »). Pensant que la Floride était une île, il tenta de la contourner en bateau, descendit au sud de l'actuelle Key West, remontant la côte ouest de la Floride avant de remettre cap au sud. Il regagna Porto Rico en septembre 1513. De 1515 à 1521, il réduisit à l'esclavage, par la force, les Indiens de l'île qui se rebellaient. En 1521, il entreprit de coloniser la Floride, à la tête d'une expédition de deux cents hommes et de nombreux animaux domestiques. Quand ils débarquèrent sur la côte ouest de la Floride, ils furent violemment attaqués par les Amérindiens. Ponce de León fut gravement blessé au cours du combat. L'expédition se retira et mit le cap sur Cuba, où Ponce de León mourut peu après son arrivée.
Portulan
Le langage courant nomme portulan, en français, ce qui doit normalement s'appeler carte-portulan. En effet, le mot portulan vient de l'italien portolano,il a donné en français portulan. Ce mot italien ne désigne pas une représentation graphique mais une description écrite des côtes et de leurs sites, principalement des ports. Il s'agit d'un texte qui indique la route à suivre pour aller de port en port en navigation côtière. Il répond davantage aux besoins de la circulation maritime qu'à des exigences géographiques. Pourtant, la simplification qui conduit a qualifier de portulans les premières cartes marines occidentales s'explique par leurs caractères externes, les circonstances qui ont présidé à leurs origines et la finalité de leur construction. Le mot italien portolano vient lui du latin portus qui signifie port.
Ptolémée, système de,
Théorie de la structure de l'Univers proposée au IIe siècle apr. J.-C. par l'astronome grec Ptolémée.
Cette théorie était fondée sur l'hypothèse selon laquelle la Terre était immobile et placée au centre de l'univers. Elle postulait également que la planète la plus proche de la Terre était la Lune, tandis que Mercure, Vénus et le Soleil, qui formaient presque une ligne droite, étaient plus éloignés. Plus loin encore devaient se trouver Mars, Jupiter, Saturne, puis ce que l'on appelle les étoiles fixes. Par la suite, les astronomes complétèrent ce système par une neuvième planète, dont la rotation était supposée produire la précession des équinoxes (voir Écliptique). Un dixième astre fut ensuite ajouté, dont on pensait qu'il entraînait les autres corps célestes. Pour expliquer les différents mouvements observés des planètes, le système de Ptolémée les schématisait comme de petits cercles décrits par les astres, appelés épicycles, dont le centre décrivait lui-même un autre cercle autour de la Terre. Tous les astres étaient censés se déplacer d'ouest en est. À la suite du déclin de la culture grecque classique, les astronomes arabes tentèrent de perfectionner le système de Ptolémée en ajoutant de nouveaux épicycles afin d'expliquer les variations imprévues des mouvements et des positions des planètes. Mais ils ne vinrent pas à bout de ces contradictions. En 1543, ce système fut remis en question par le système de Copernic.
Terme espagnol signifiant « reconquête » et désignant la lutte des royaumes chrétiens d’Espagne et du Portugal pour chasser les Maures de la péninsule Ibérique, au Moyen Âge. Le soulèvement mené par Pelayo dans les Asturies, et sa victoire remportée à Covadonga (en 722), sont traditionnellement considérés comme le début de la Reconquista.
De 722 à l’an mil, de nombreux foyers de résistance à l’autorité musulmane se développent, mais la Reconquista est ralentie par la division de l’Espagne chrétienne en cinq régions : le royaume de León, comprenant les Asturies et la Galice ; la Castille, qui obtient le statut de royaume en 1035 ; le royaume basque de Navarre ; le royaume d’Aragon et les comtés de Catalogne.
Au XIe siècle a lieu la chute du califat omeyade, et la désintégration politique de al-Andalus (Espagne musulmane). Aussi, les opérations militaires s’intensifient, permettant à la Castille d’atteindre Tolède en 1085. Valence, conquise par le Cid en 1094, est à nouveau perdue à la mort de ce dernier (1099), tombant aux mains des musulmans Almoravides.
L’Aragon reprend le flambeau de la Reconquista au siècle suivant et le règne d’Alphonse Ier le Batailleur est bientôt marqué par la prise de Saragosse (1118). En 1195, les armées chrétiennes subissent une grave défaite à Alarcos. Mais cette défaite donne un nouvel élan au processus de reconquête en provoquant l’union des chrétiens dans une croisade antimusulmane, soutenue par le pape Innocent III. En 1212, une victoire décisive est obtenue à Las Navas de Tolosa, permettant l’annexion de la vallée du Guadalquivir par la Castille. Puis les succès s’enchaînent : Cordoue se rend en 1236, tandis que Jacques Ier d’Aragon progresse le long de la côte méditerranéenne et prend Valence en 1238. Séville est récupérée en 1248 et l’Algarve conquise par le Portugal en 1250.
La péninsule Ibérique connaît alors des opérations militaires sporadiques et la Reconquista s’achève en 1270, alors que les musulmans ne tiennent plus que Grenade. À la chute de cette ville en 1492, la domination musulmane arrive définitivement à son terme.
Certains historiens tendent aujourd’hui à représenter la Reconquista plus comme le produit de pressions sociales et démographiques (un véritable « far west » pour l’Europe occidentale alors en plein essor), que comme une croisade patriotique et religieuse contre les « infidèles », destinée à ramener la péninsule dans le sein de la chrétienté.
Orthographes recommandées par le Conseil supérieur de la langue française, d’après le rapport publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.
Merrien, Jean.
"Dictionnaire de la Mer". Le langage des marins, la pratique de la voile. Omnibus, Paris, janvier 2003. (Réédition).
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