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G

Gênes,

En italien Genova, ville du nord-ouest de l'Italie, chef-lieu de la Ligurie et chef-lieu de province, sur le golfe de Gênes, en mer Ligurienne. La ville s'étend à proximité d'un port naturel, au pied d'un col des Apennins. Ville d'où est originaire Christophe Colomb.

Fondée entre le VIIe et le VIe siècle av. J.-C. par des Ligures venus de l’Apennin voisin, Gênes se développe au cours des siècles suivants grâce à l’accès qu’offre son port naturel. Détruite par les Carthaginois en 209 av. J.-C., la cité est reconstruite par les Romains, qui en font un municipe. Usant des droits municipaux dont elle bénéficie, elle s’engage dans une activité commerciale intense, en particulier dans l'exportation de peaux, de bois et de miel, jusqu’à devenir le port principal de la Gaule cisalpine.

La ville passe ensuite entre les mains des Goths, puis des Byzantins et des Lombards et, enfin, de Charlemagne. Au XIe siècle, elle devient une république maritime gouvernée par des consuls et participe à la campagne contre des corsaires musulmans entrés dans la zone maritime italienne. Les Génois, alliés à la ville de Pise, parviennent à chasser les Sarrasins installés en Corse et en Sardaigne, deux îles qui deviennent ensuite les enjeux d'un long conflit maritime entre les deux cités. Au cours du XIIe siècle, ils étendent leur domination à la côte adjacente et aux vallées montagneuses voisines. Les marchands de la cité, profitant de l'engouement naissant des Européens pour les articles venus du Moyen-Orient, s'implantent dans tous les grands centres de commerce : ainsi, des forts et des comptoirs commerciaux prolifèrent autour de la Méditerranée et de la mer Égée et jusqu'à la mer Noire. L'obtention de privilèges commerciaux, en particulier à Smyrne et à Constantinople, accentuent les rivalités entre Gênes et Venise, qui se soldent par une guerre au milieu du XIIIe siècle. Lors de la bataille de la Meloria (1284), Gênes écrase Pise ; les Vénitiens sont vaincus à Korèula (aujourd’hui en Croatie) par un groupe de riches marchands et de banquiers de façon oligarchique, se dote d’un doge, sur le modèle vénitien. La puissance de Gênes commence à décliner à la fin gagne du terrain et Gênes perd ses possessions les unes après les autres — elle conserve toutefois la Corse, son dernier bastion, jusqu'en 1768, avant de la céder à la France.

Les luttes internes, qui ont divisé et affaibli la ville, cessent sous l'autorité du doge Andrea Doria, qui contracte une alliance avec Charles Quint, en 1528, et établit une nouvelle Constitution. La République de Gênes connaît alors une nouvelle période de prospérité en tant que centre d’activité bancaire et de construction navale ; jusqu’à la moitié du XVIIe siècle, son rayonnement culturel et politique est tel que l’on parle de « siècle des Génois ». Bien que dominée par ses puissants voisins, la France et le Piémont, Gênes conserve son indépendance jusqu'en 1797, date à laquelle Napoléon Bonaparte l'intègre à la nouvelle République ligurienne, avant d'être annexée par la France, en 1805. La ville est ensuite cédée au royaume de Piémont-Sardaigne en 1815. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des bombardements répétés endommagent les quartiers industriels et le port de Gênes.

Ghana

Région d'Afrique de l'ouest,entre la Cote d'Ivoire et le Togo. (8,00 N, 2,00 O). Langue officielle l'anglais (official), langages autochtones : Akan, Moshi-Dagomba, Ewe, et Ga. Les premiers Européens à pénétrer dans la région sont des explorateurs portugais, qui donnent à cette région le nom de Côte-de-l’Or (Costa del Oro), tant ils sont impressionnés par les parures que portent les souverains et dignitaires ashanti. La ville de Kumasi est située à coté d'une des mines d'or parmi les plus riches du monde. En 1481, les portugais créent un premier comptoir commercial à São Jorge da Mina, sur le site de l’actuelle Elmina. Colomb fait partie des premiers européens à avoir visité cette contrée.

La région devient le premier fournisseur d’or de l’Europe avant la découverte des riches ressources de l’Amérique latine. Mais l’or ne se trouve pas dans les quantités espérées, les souverains ashanti lui accordant moins une valeur marchande qu’une signification symbolique et les gisements finissant par se tarir. Le commerce des esclaves est une plus grande source de profits pour les marchands portugais. La traite des Noirs, pratiquée dès le milieu du XVIe siècle, éveille l’intérêt de plusieurs pays européens. Au début du XVIIIe siècle, plus de trente comptoirs ont été édifiés par les Européens, les Anglais, les Hollandais, les Danois, etc. Dès 1642, les Hollandais ont chassé les Portugais. Le commerce européen favorise la domination des Ashanti établis autour de Koumassi leur capitale située au croisement de plusieurs routes commerciales. Ils deviennent les maîtres du commerce avec le Sud comme avec le Nord. Le royaume ashanti, au milieu du XVIIIe siècle, exerce une hégémonie incontestée sur les peuples voisi nt leur tribut en esclaves.

L'extraction d’or est toujours pratiquée. En 1994, elle atteignait, 44,5 tonnes, extraites dans les mines de l’Ashanti. L’exploitation des gisements diamantifères est aussi pratiquée, le Ghana est devenu le 8e producteur mondial de diamants. Ces deux activités sont la principale ressource du pays.

D'après : Encyclopédie Microsoft ® Encarta ® 2005 et autres sources.

Ghirlandaio,

Nom d'emprunt de la famille Bigordi, famille de peintres florentins active de la fin du XVe siècle au milieu du XVIe siècle.

Le surnom "ghirlandaio" (« faiseur de guirlandes ») provient directement de l'activité de Tommaso Bigordi, père de Domenico et orfèvre du XVe siècle, célèbre pour ses guirlandes d'argent destinées à des coiffes féminines.

Ghirlandaio, Ridolfo (1483-1561)

Autre nom de Ridolfo Bigordi,  fils de Domenico Ghirlandaio, est l'auteur d'un portrait célèbre de Colomb.  Ce peintre n'a jamais résidé en Espagne. Il est peu probable qu'il ait rencontré l'Amiral.

Giralda, la,

Tour sévillane datant de la période almohade (XIIe siècle). C'était le minaret de la Grande Mosquée aujourd’hui disparue ; il s’agit de l’image la plus représentative de la ville de Séville. La Giralda est la soeur de deux autres tours qui lui sont contemporaines : la Koutoubia de Marrakech et la tour Hasan de Rabat.

Les dimensions et la magnificence de l’ancienne mosquée exigeaient une tour comme complément vertical. À la demande du calife Abou Youssef Yaqoub al-Mansour, le maître d’œuvre Ahmad ibn Baso pose les fondations de la tour à l’emplacement où la mosquée rejoint la muraille de la forteresse. Les travaux commencent vers l’an 1188, sous la direction d’Alí de Gomara, et s’achèvent en 1198 avec le couronnement de l’édifice. La tour, de forme carrée et haute de 97 m, est située près du mur oriental de la mosquée. Une rampe voûtée permet d’accéder à la plate-forme de la tour. Sept pièces superposées et coiffées par des coupoles sur pendentifs et des voûtes d’arêtes occupent l’intérieur du piédroit central. L’agencement des murs extérieurs est consolidé dans la partie inférieure par des ouvertures en arcs lobés et arcs en fer à cheval. À mi-hauteur, chaque pan de mur se divise en trois parties ; au centre sont placées quatre fenêtres géminées superposées. Quant aux pans latéraux, ils sont divisés en deux parties horizontales et décorés à l’aide de briques assorties formant des losanges sur deux arcs aveugles, encadrés par des colonnes de marbre et de jaspe et des chapiteaux de style omeyade. La partie d’architecture musulmane s’achève par dix arcs aveugles tandis que le clocher à cinq étages réalisé par Hernán Ruiz en 1558 illustre le style Renaissance. L’habile enchaînement des pièces montre la capacité de l’architecture à intégrer les diverses phases de construction. Au sommet de la tour, se dresse la statue en bronze du Triomphe de la foi (1564) qui tourne au gré du vent, malgré son poids de 1288 kg, et donne son nom au monument (giralda, « girouette »).

Voir la page consacrée à la Giralda.

Grenade, province de,

Province historique du sud de l'Espagne, dans la région de l'Andalousie, qui borde la mer Méditerranée.

Elle fut conquise en 711 par les Maures qui la dominèrent jusqu'en 1492. Au XIIIe siècle, Grenade devint un royaume maure indépendant, avec pour ville principale Grenade, qui fut plus tard obligé de payer tribut au roi chrétien de Castille. En 1492, lorsque le roi feudataire de Grenade refusa de rendre le tribut habituel, Ferdinand II et Isabelle Ire, tous deux souverains de Castille, conquirent le royaume, en faisant ainsi l'une des treize provinces de l'Espagne du XVe siècle. En 1833, l'ancienne Grenade fut divisée en trois provinces (Grenade, Almería et Málaga) qui existent encore aujourd'hui.

Grenade, (ville)

En espagnol Granada, ville du sud de l'Espagne, chef-lieu de la province de Grenade, en Andalousie, au pied de la sierra Nevada, à la confluence du Genil et du Darro.

La ville est un grand centre agricole et commercial, au cœur d'une riche plaine irriguée. Les principaux secteurs industriels sont le raffinage du sucre, la brasserie, la distillerie, la chimie, le textile ou encore le cuir. Le tourisme est une activité très importante.

Les quartiers anciens de la ville s'étendent sur trois collines en contrebas desquelles s'est développée la ville moderne. Grenade conserve de son riche passé historique un grand nombre de monuments. Les plus beaux vestiges de la civilisation mauresque sont le palais de l'Alhambra (palais fortifié des califes, XIIIe-XIVe siècle), vaste enceinte située sur une colline, comprenant les bâtiments de l'Alcázar (XIVe siècle) et les vestiges de l'Alcazaba (XIIIe siècle). Les autres monuments notables sont l'université, qui reçut sa charte en 1531 de l'empereur Charles Quint ; la cathédrale de style gothique et Renaissance (1523-1703) dont la chapelle royale abrite les tombeaux des souverains Ferdinand II d'Aragon et Isabelle la Catholique ; les jardins du Generalife ; le palais de Charles Quint (XVIe-XVIIe siècle) ; l'église Saint-Jérôme (1513-1517) ; l'église Saint-Jean-de-Dieu et la chapelle de la Chartreuse, de style baroque.

Grenade fut fondée par les Maures en 756, à proximité d'une ancienne colonie romaine, Illiberis. Entre 1036 et 1234, elle fit partie du califat de Cordoue. Au XIIIe siècle, à l'issue de la Reconquista espagnole, elle devint la capitale du royaume mauresque de Grenade, alors unique vestige de la domination arabe en Espagne. La ville connut, pendant plus de deux siècles, une brillante civilisation, caractérisée par une grande prospérité économique et par un vif éclat culturel et artistique. En 1492, le royaume de Grenade fut conquis par les Rois Catholiques, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille. La prise de Grenade, le 2 janvier 1492, marqua la fin de la Reconquista.

Grenade, ile de,

État des Petites Antilles, membre du Commonwealth, situé dans le sud-est de la mer des Caraïbes, au sud de l'arc formé par les îles du Vent.

La Grenade a été découverte en 1498 par Christophe Colomb qui la baptise alors Concepción. La population amérindienne, farouchement hostile à la colonisation, résiste jusqu'en 1650, date à laquelle les Français s'y installent, fondant la ville de Saint George's. L'île est prise par l'Angleterre en 1762 et récupérée par les Français en 1779 avant de passer à nouveau sous le contrôle des Anglais. Ces derniers la conservent jusqu'à son indépendance, en février 1974.

 Le territoire de l'État de la Grenade englobe l'île de Grenade proprement dite et les îles du sud de l'archipel des Grenadines (Carriacou et Petite Martinique). La superficie totale du pays est de 344 km², l'île de Grenade seule s'étendant sur 311 km2. Saint George's, la capitale, est le plus grand centre urbain ainsi que le principal port du pays.

H

héraldique,

A l’origine, devoirs et fonctions d’un héraut, également appelé officier d’armes, comprenant notamment la transmission et l’octroi d’armoiries ou d’armes ; aujourd’hui, science qui a pour objet l’étude et la description des armoiries. Le système héraldique médiéval européen se distingue de ceux adoptés à d’autres époques, par d’autres civilisations.

Les armoiries, emblèmes propres à une famille ou à une collectivité, répondent aux règles précises du blason. Une erreur courante consiste à associer les armoiries à l’aristocratie alors qu’au Moyen Âge leur usage était répandu dans toutes les catégories sociales.

Hercule, colonnes d',

Nom attribué par les citoyens de la Grèce antique à deux rochers encadrant l'entrée orientale du détroit de Gibraltar. Ces caps furent certainement explorés pour la première fois par les Phéniciens approximativement en 1100 av. J.-C. Le mont Calpé, la colonne septentrionale, est aujourd'hui appelé le rocher de Gibraltar, tandis que l'ancien rocher d'Abyla, situé à Ceuta, sur la côte africaine, s'appelle désormais Jebel Musa. Selon la légende, Hercule aurait dressé là, au terme de ses travaux, les bornes du monde.

Heredia, José Maria de (1842-1905),

Poète français, né près de Santiago de Cuba, de père cubain et de mère française, il étudia à La Havane puis à Paris.

Dès 1861, il s'installa définitivement en France et commença à composer des poèmes très influencés par la toute récente école parnassienne qui prônait le réalisme exact et la perfection absolue de la forme. Il publia ses premières œuvres dans diverses revues, puis Leconte de Lisle lui permit de collaborer au Parnasse contemporain (1866). Il fut reconnu très vite comme poète de talent, malgré la rareté de ses publications. En 1893, il regroupa dans les Trophées quelque cent dix-huit sonnets. Les quatre premières parties de ce recueil traitent de l'histoire mondiale depuis les temps helléniques jusqu'à la Renaissance, et la dernière, de la nature et des rêves. Fidèle à la doctrine parnassienne, Heredia avait ciselé à la perfection la forme de ces sonnets, et la thématique « obligée » — histoire, légendes et nature — est propice à des descriptions qui sont autant d'exercices de style. Dans tous ses poèmes, Heredia présente en outre les événements dramatiques avec exactitude, évitant tout commentaire personnel et toute implication philosophique. Maître incontesté du sonnet français, il fut élu à l'Académie française en 1894, mais ne produisit plus d'œuvre importante.

Hidalgo

Contraction de "hijo de algo" :  fils de quelqu'un. Petite noblesse de l'époque, en Castille. Selon Joseph Pérez : "...il existe en Castille une hiérarchie sociale : au sommet se trouvent ceux que l'on appelle les ricos hombres, la haute noblesse ; vient ensuite la petite noblesse des infanzones, ceux qu'on appellera plus tard les hidalgos ; et enfin le tiers état, les roturiers".

Hispaniola

Haïti en dialecte autochtone et "Española" ou "Hispaniola" telle que l'a nommée Colomb. Ile des Antilles, dans la Mer des Antilles, au sud-est de Cuba et à l'ouest de Porto Rico. C'est la plus grande île des Antilles après Cuba, Haïti a une superficie de 76 200 km2, avec une longueur maximale de l'ordre de 650 km et une largeur maximale de 240 km.

Politiquement, l'île est divisée en deux états indépendants : Haïti, qui occupe le tiers ouest de l'île, et la République dominicaine. Elle fut nommée La Española par Christophe Colomb, qui y débarqua au cours de son premier voyage en 1492.

Le relief de l'île est composé de chaînes de montagnes parallèles alternant avec des plaines. La Cordillère Centrale s'élève (dans la République dominicaine) à 3 175 m au Pico Duarte, point culminant des Antilles. En contraste, la surface du Lago Enriquillo (également dans la République dominicaine) est à 45 m au-dessous du niveau de la mer. L'Artibonite, Camú et Yaque del Norte (la plus longue avec 200 km) sont parmi les principales rivières de l'île. Le littoral est profondément découpé, et a malgré tout quelques ports en eau profonde. Le cacao (dans les plaines) et le café (dans les régions montagneuses) constituent les plus importantes récoltes. Les régions montagneuses jadis très boisées commencent à être sérieusement érodées par la déforestation due à une agriculture de subsistance intensive. On y produit aussi, principalement dans les plaines du sud, du coton et de la canne à sucre.

Les premiers habitants d'Haïti étaient des Amérindiens Arawak. Ils disparurent par la suite, exploités par les premiers colons espagnols. On y envoya plus tard des esclaves noirs africains. En 1697, par le traité de paix de Ryswick, la partie occidentale fut cédée à la France sous le nom de Saint-Domingue ; la partie espagnole reçut le nom de Santo Domingo. En 1795, l'Espagne abandonna Santo Domingo à la France. Après une guerre de libération de plusieurs années, animée notamment par Toussaint-Louverture, les Français furent expulsés en 1804 et l'indépendance de l'île fut proclamée. En 1822, Santo Domingo, qui était repassée sous autorité espagnole en 1808, fut de nouveau unie au reste de l'île. En 1844, Santo Domingo une fois de plus déclara son indépendance, formant la République dominicaine. (Voir notre page dédiée)

hispano-américaine, guerre,

conflit opposant l’Espagne aux États-Unis en 1898, à propos de Cuba placée sous tutelle espagnole.

Depuis 1895, l’île de Cuba est agitée de soubresauts, les rébellions des patriotes cubains contre la domination espagnole ne cessant de se multiplier. Celles-ci trouvent leur origine dans l’incapacité de l’Espagne à mettre en œuvre les réformes promises aux Cubains en 1878, après l’échec de la première guerre d’indépendance, qui a duré dix ans, déclenchée par l’effondrement du marché du sucre. Cependant, l’entrée en guerre des États-Unis ne s’explique pas seulement par la volonté désintéressée de débarrasser l’île du joug espagnol : « cette guerre de libération » dissimulait principalement les ambitions colonialistes américaines pour s'approprier les ressources locales.

Huelva,

ville du sud-ouest de l'Espagne, chef-lieu de la province d'Huelva, en Andalousie.
La ville se trouve au confluent du río Tinto et de l'Odiel, en retrait du golfe de Cadix.

Près de Huelva se dresse le monastère de La Rábida, où Christophe Colomb se rendit et obtint un ferme soutien à son projet d'expédition, avant son départ pour le Nouveau Monde en août 1492.
C'est aujourd'hui un port minier, par lequel est exporté le minerai de cuivre extrait à proximité, ainsi qu'un important port de pêche. Huelva est aussi dotée d'industries chimiques et alimentaires. Le tourisme y est développé.

Humanistes

Les Humanistes de la Renaissance sont des hommes de science et d’étude, des savants qui relisent les livres anciens, se chargent de les exhumer, les traduire, les annoter, et tentent de les débarrasser de toutes les scories, modifications et contresens que des générations de moines copistes avaient pu leur faire subir. Ils sont moines lettrés, aristocrates savants, membres de la haute administration étatique, ou éditeurs. Pourquoi pas professeurs d’Universités ? Parce que, comme le montre bien Pierre CHAUNU, les Humanistes forment une « famille » une caste qui va s’opposer à la caste savante et au système scholastique au pouvoir dans les Universités. Ils vont payer cette audace d’une réclusion vers des couches moins favorisées de la société, à des emplois moins prestigieux, et souvent moins rémunérateurs. Platon, Aristote, Lucien, Sénèque, et Cicéron sont leurs passions. Ils replongent dans ce passé riche de culture, d’intelligence et de savoir. Passé important par ses concepts philosophiques, mais qui a peu à voir avec une doxa religieuse conditionnant un raisonnement et des connaissance scientifiques.

Source : Rémi Morel

Humboldt, baron Alexander von,

Baron Alexander von Humboldt; (14 septembre 1769, Berlin - 6 mai 1859, Postdam). Il est le fils du baron Alexandre-Georges von Humboldt, chambellan du Roi de Prusse, et de Marie-Elisabeth de Colomb von Holwede (8.12.1741 Berlin – 19.11.1796 Tegel). Elle était la fille de Johann Heinrich (Jean Henri) Colomb (1695-1759) fabricant de miroirs, huguenot émigré en Allemagne.
Voir l'excellente Biographie de Alexander von Humboldt,  sur le site de Serge Jodra, Cosmovisions.com

I

Ibérique,

péninsule, vaste péninsule du sud-ouest de l'Europe, séparée du reste du continent par les Pyrénées. Sur le plan politique, la péninsule Ibérique est partagée aujourd'hui entre l'Espagne et le Portugal. Un petit morceau, Gibraltar, est un dominion britannique qui se trouve à la pointe méridionale sur un rive du détroit du même nom.

Ibn Battuta (1304-1377),

voyageur et écrivain arabe dont l'ouvrage Rihla (« Voyages ») est une importante source d'informations sur l'Asie et le nord de l'Afrique au XIVe siècle.

Né à Tanger, Ibn Battuta était berbère. Il effectua un premier voyage en 1326, en pèlerinage religieux à La Mecque. Puis, plusieurs voyages l'amenèrent à visiter successivement l'Irak, l'Iran, l'Arabie, la mer Rouge, le Yémen, l'Égypte, la Syrie, l'Asie Mineure, le sud de la Russie, Constantinople, l'Afghanistan, l'Inde, les îles Maldives, Ceylan, la Chine, l'Indonésie, la Sardaigne et le Sahara jusqu'au Niger.

Après avoir parcouru près des 120 000 km en vingt-huit ans, il dicta alors le récit de ses voyages, intitulé Rilha, où il fait preuve d'un don d'observation bienvenu, bien que ses écrits fussent en partie contestés, notamment par son contemporain Ibn Khaldun. Si ses récits sur l'Orient sont postérieurs de près d'un siècle à ceux de Marco Polo, ses relations de l'Afrique constituent l'un des premiers témoignages connus sur le Sahara et les régions du Niger.

Idrisi, al (1100-v. 1165),

géographe, scientifique et auteur arabe d'une importante œuvre géographique de l'époque. Ayant beaucoup voyagé dans la région méditerranéenne, il rejoignit la cour de Roger II de Sicile vers 1145 et travailla à Palerme le reste de sa vie.

Parmi ses principaux travaux figurent une mappemonde en argent présentant les zones climatiques, et un texte de géographie (le Livre de Roger) qui contient des informations sur ses voyages et des rapports de personnes envoyées de Sicile pour obtenir de nouvelles informations.

Ifriqiya,

Nom arabe du territoire couvrant la Tunisie, l'Algérie orientale et la Tripolitaine au Moyen Âge, à partir de la conquête arabe en 670 (fondation du camp militaire de Kairouan).

Ancien grenier à blé des Romains, l'Ifriqiya fut la province la plus riche du Maghreb médiéval en raison de sa position stratégique sur la route du Maroc, de l'Espagne musulmane et du contrôle qu'elle permettait d'exercer sur le commerce en Méditerranée. D'abord province des Omeyades de Damas, elle passa ensuite sous l'autorité des Abbassides de Bagdad, dont l'émir délégué fonda la dynastie des Aghlabides (800-906). Les Fatimides en firent un tremplin (906-973) avec l'installation d'un califat en Égypte. Leurs vassaux, les Zirides berbères, ne tardèrent pas à prendre leur autonomie et la province connut une très grande prospérité. L'Ifriqiya fut dévastée par l'invasion des Arabes nomades Banu Hilal, lancée, pour la punir, par le calife fatimide al-Mustansir (1051). Son agriculture séculaire détruite, elle se replia sur ses cités qui devinrent des centres de commerce suscitant les appétits des chrétiens (Normands, Français, Espagnols), puis la mainmise des Turcs et enfin son annexion à l'Empire ottoman (début du XVIe siècle).

Irving, Washington (1783-1859),

Washington Irving naquit le 3 avril 1783 à New York. Après ses études de droit, il fut inscrit au barreau en 1806, mais il ne témoigna jamais qu'un intérêt peu profond et peu durable pour sa profession. Aussi, dès 1802, avait-il commencé à voyager, à pratiquer diverses autres activités, et surtout à écrire des essais satiriques pour des journaux new-yorkais. Avec ses frères William et Peter Irving, il rédigea une série d'essais et de poèmes satiriques sur la société new-yorkaise, qu'ils publièrent dans leur revue, Salmagundi. Sa réputation d'écrivain naquit avec son Histoire de New York par Knickerbocker (1809), récit considéré comme la première contribution notable à la littérature comique américaine. Irving attribuait cette œuvre à un personnage de son invention, l'érudit américain d'origine hollandaise Diedrich Knickerbocker. L'histoire se présentait comme un exposé sur New York pendant la période d'occupation par les Hollandais, mais il s'agissait en fait d'une satire sur le pédantisme des érudits.

En 1815, Irving partit travailler en Angleterre. Devenu l'ami intime de plusieurs hommes de lettres influents, tels que Walter Scott ou Thomas Moore, il y écrivit le Livre d'esquisses (1820), recueil d'essais et de nouvelles très populaire qui fut salué, à la fois en Angleterre et aux États-Unis, pour sa grâce et son humour et qui est devenu un classique de la littérature américaine.

À partir de 1826, Irving partagea son temps entre l'Espagne et l'Angleterre. Pendant cette période, il écrivit plusieurs ouvrages historiques, dont le plus connu est Vie et voyages de Christophe Colomb (1828), mais on peut citer aussi l'Histoire de la conquête de Grenade (1829). Dans un autre registre, il composa les Contes de l'Alhambra (1831), série d'esquisses inspirées d'un séjour à Grenade en 1829. Irving rentra définitivement aux États-Unis en 1846 et s'installa à Sunnyside, sa résidence de campagne, près de Tarrytown, dans l'État de New York. Il y vécut jusqu'à sa mort, le 28 novembre 1859.

Isabelle 1ère de Castille (1451-1504)

(Madrigal de las Altas Torres 1451 ~ Medina del Campo 1504) Fille de Jean II de Castille et de Isabelle du Portugal, elle fut reine de Castille, épouse de Ferdinand II le Catholique.

Demi-sœur du roi Henri IV de Castille. Dans la querelle entre les nobles et roi, Isabelle est choisie par l'opposition pour affaiblir le souverain, avec l'intention de réduire le pouvoir royal et d'introniser une souveraine qui serait à leur dévotion. Isabelle n'est pas dupe. Elle refuse de se laisser proclamer reine du vivant de son frère et se borne à prendre acte d'une situation qui lui est favorable. Le 20 juillet 1468, elle se déclare princesse et légitime héritière des royaumes de Castille et Léon. Toujours soucieux d'arriver à une formule de compromis, Henri IV se prête à une nouvelle humiliation : le 18 septembre 1468, il conclut un accord avec ses adversaires, déshérite sa fille Jeanne et reconnaît Isabelle comme seule héritière du trône.
En 1469, Isabelle épouse Ferdinand II d'Aragon
qui héritera de la couronne d'Aragon en janvier 1479. Henri IV meurt le 11 décembre 1474. Isabelle se proclame aussitôt reine de Castille et de Léon.   Ferdinand n'eut, par contrat, aucune autorité officielle sur les États de sa femme du vivant de celle-ci. Il n'est que l'époux de la reine.
En 1479, Isabelle de Castille s'opposa victorieusement à Alphonse V de Portugal. Ce souverain contestait l'accession au trône d'Isabelle en soutenant les revendications de la fille d'Henri IV,  Jeanne la "Beltraneja". Alphonse V attaqua la Castille et León sans succès.
Isabelle et son époux ont installé l'Inquisition en Espagne en 1478. Puis ils entreprennent, avec succès, la reconquête des dernières régions de la péninsule restées aux mains des Musulmans. Ils organisèrent l'expulsion des Juifs de Castille en 1492.
Isabelle et son époux, nommés Rois Catholiques par le pape, encouragèrent le premier voyage de Christophe Colomb.
La Castille était
devenue, au milieu du XVe siècle, un royaume prospère, mais les divisions politiques internes nuisaient à son expansion. L'union des deux principaux souverains de la péninsule ibérique qui réunissent trois des plus importants royaumes posa les fondements de la future Espagne. En rétablissant d'une main ferme l'autorité de l'État et le prestige de la monarchie, la jeune souveraine et son mari Ferdinand ont fait de la Castille une des premières puissances d'Europe. C'est la Castille qui, dans une large mesure, va faire l'Espagne et sa langue, le castillan, va devenir l'espagnol, une langue à vocation universelle.
Isabelle eut pour héritière sa fille, Jeanne la Folle, mais c'est Ferdinand II qui exerça réellement le pouvoir après la mort de son épouse.

J

Joäo II du Portugal (1481-95)

Roi du Portugal. Ses armes sont : d’argent, à 5 écussons d’azur, chargés chacun de 5 besans d’argent, posés en croix, les écussons posées en croix, une bordure de gueules, chargée de 13 châteaux à 3 tours crénelées d’or. (la bordure chargée de châteaux a été ajoutée par le roi Alfonso III, 1248-79).

Jean II (de Castille et de León) (1405-1454),

Roi de Castille et de León (1406-1454), fils d'Henri III. Son règne se déroula sous les régences exercées par sa mère et par son oncle, Ferdinand Ier d'Aragon, jusqu'en 1419.

Jean II confia le pouvoir à don Álvaro de Luna, son principal conseiller. En 1450, devenu veuf, il épousa en secondes noces Isabelle de Portugal. Jalouse de l'influence d'Álvaro de Luna, Isabelle persuada le monarque de s'en débarrasser. En 1453, Jean ordonna l'exécution de Luna, mais la légende rapporte que le remords le tortura tant qu'il en mourut.

Jean II (d'Aragon et de Navarre) (1397-1479),

Roi d'Aragon (1458-1479) et de Navarre (1425-1479), fils du roi Ferdinand Ier d'Aragon et beau-père de la reine Isabelle Ire de Castille.

Il représenta son frère, Alphonse V, roi d'Aragon, de Naples et de Sicile en Aragon, en qualité de général de corps d'armée, et lui succéda sur le trône d'Aragon. En 1420, Jean épousa Blanche de Navarre, qui hérita du trône de Navarre en 1425, trône qui revint à Charles en 1441. Pendant de nombreuses années, Jean affronta Charles, futur roi sous le nom de Charles IV de Navarre, afin d'imposer son autorité sur les deux royaumes. À la mort de Charles en 1461, Jean dut faire face à une série de révoltes qui éclatèrent dans la province de Catalogne, conduites par d'anciens partisans de Charles, et dut attendre jusqu'en 1472 pour asseoir à nouveau son autorité dans cette province. Pour obtenir l'appui de Louis XI de France, Jean avait été contraint de lui céder les provinces de la Cerdagne et du Roussillon en 1462.

Jeanne la Folle (1479-1555),

Reine de Castille (1504-1555) et d’Aragon (1516-1555). Fille de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle Ire de Castille, elle épouse Philippe le Beau, fils de l’empereur Maximilien Ier (1496).

Montée sur le trône à la mort de sa mère (1504), elle partage le pouvoir avec son mari, qui tente de profiter de sa fragile santé mentale pour régner seul. Ayant perdu la raison après la mort soudaine de Philippe en 1506, Jeanne se retire au château de Tordesillas. Ferdinand II assure alors la régence sous condition de rendre le pouvoir à sa fille dans le cas où elle recouvrerait la raison. À la mort du roi, en 1516, le fils de Jeanne, Charles Ier (futur Charles Quint), accède au trône sous les mêmes conditions. En 1520, les Comuneros tentent vainement d’obtenir le soutien de la reine. Leur échec marque son retrait définitif du gouvernement mais Jeanne conserve néanmoins son titre royal.

Jerez de la Frontera (Sherish, Xeres),

Ville du sud-ouest de l'Espagne, située dans la province de Cadix, en Andalousie, entre Séville et Cadix.

La cité a été crée par les phéniciens vers 1100 avant JC. Ils y auraient importé la vigne dans la région qu'il appelèrent "Xera".

La ville fut contrôlée par les maures de 711 à 1264, qui l'appelèrent "Sherish", puis fut restituée à Alphonse X, roi de Castille et de León. Au moment de sa reconquête la ville comportait 18 mosquées et environ 7000 habitants.
Les principaux monuments conservés sont une forteresse maure (l'Alcazar almohade), l'église de Santiago (XVe siècle), l'église catholique San Miguel et les ruines du couvent San Francisco Jerez.

Alors qu'a cette époque les chrétiens vivaient dans des châteaux-forts froids, austères  et inconfortables, les musulmans vivaient dans des maison qui possédaient des bains chauds, le tout à l'égout et parfois l'eau courante. Dans certaines pièces de l'Alcazar, la lumière traverse le plafond en passant par des ouvertures en forme d'étoiles à sept pointes.

La ville est aujourd'hui célèbre pour son Académie Équestre, la Real Escuela Andaluza de Arte Ecuestre, autant que pour ses vins. Centre vinicole renommé, la ville est la capitale mondiale du xérès (en anglais, sherry) et produit également du brandy. Des rues parfois étroites et sinueuses traversent la ville, pittoresque avec ses nombreuses caves.
Située dans une région agricole fertile, Jerez de la Frontera est aujourd'hui un centre commercial de fruits, légumes et céréales mais aussi de viande, de liège et de bois.

K

Khuwarizmi, al (v. 780-v. 850),

Mathématicien arabe, dont les travaux sur l'algèbre, l'arithmétique et les tables d'astronomie ont considérablement fait progresser la pensée mathématique.

Al-Khuwarizmi fut bibliothécaire à la cour du Calife Ald Allah al-Ma'mun et astronome à l'observatoire de Bagdad. Il fut le premier à utiliser à des fins mathématiques l'expression al jabr, dont est dérivé le mot français algèbre. La version latine (par le traducteur italien Gérard de Crémone) du traité d'algèbre d'al-Khuwarizmi fut à l'origine de la connaissance mathématique en Europe médiévale. Ses travaux sur les algorithmes, terme dérivé de son nom, permirent d'introduire la méthode de calcul utilisant les chiffres arabes et la notation décimale (voir chiffres).

L

Lapin

Voir "Bête aux grandes oreilles"

Leif Eriksson (v. 975-v. 1020),

Explorateur islandais qui aurait été le premier Européen à mettre le pied sur le sol d'Amérique du Nord. Il fut le second fils d'Erik le Rouge, qui, vers 985, fonda la première colonie du Groenland après avoir été exilé d'Islande.

Leif, marin comme son père Erik le Rouge, quitta le Groenland, où il vivait avec son père, pour la Norvège, la patrie de sa famille, un peu avant l'an 1000. Là, selon une tradition, le roi Olaf Ier fut chargé de le convertir au christianisme, puis il le renvoya au Groenland pour convertir les Vikings à la foi chrétienne. Naviguant vers l'ouest, Leif perdit sa route et atteignit la côte de l'Amérique du Nord.

Toutefois, une autre source plus crédible affirme que c'est un négociant islandais, Bjarni Herjólfsson, qui fut le premier à voir l'Amérique du Nord. Par la suite, Leif acheta le navire de Bjarni et, sur les indications de ce dernier, refit le voyage. Pendant son voyage, il atteignit Helluland (peut-être la Terre de Baffin), Markland (peut-être le Labrador) et enfin Vinland. Le site exact de Vinland reste très controversé parmi les historiens ; certains pensent qu'il s'agit de Terre-Neuve, d'autres de la Nouvelle-Écosse ou même de la Nouvelle-Angleterre. En 1961, toutefois, des archéologues découvrirent les ruines d'une colonie de type viking à L'Anse aux Meadows, dans le nord de l’île de Terre-Neuve, qui correspond à la description que fit Leif de Vinland.

Lors de son voyage de retour, Leif sauva l'équipage d'un navire marchand naufragé ; pour cet exploit, on lui donna la totalité des riches marchandises affrétées et le surnom de Leif le Chanceux. Après avoir atteint le Groenland, il accomplit sa mission d'apporter le christianisme aux colons. Parmi les convertis figura sa mère, Thjódhild, qui aurait construit la première église du Groenland à Brattahlid. Leif prêta à son frère son bateau pour continuer à explorer Vinland. Là, selon certaines sagas, Thorvald aurait été tué par des Amérindiens pendant l'hiver 1004-1005.

León (région)

Région historique et ancien royaume d'Espagne, au nord-ouest de Madrid, recouvrant les provinces de León, Palencia, Salamanca, Valladolid et Zamora, toutes faisant partie de l’actuelle communauté autonome de Castille et León.

Les Maures occupèrent la région au début du VIIIe siècle, mais elle fut rapidement reconquise par Alphonse III, roi des Asturies. León devint un royaume chrétien indépendant vers 910, lorsque les Asturies furent partagées entre les trois fils d'Alphonse III, après l'abdication de ce dernier. Les Maures conquirent à nouveau le royaume, ravageant la capitale en 988, mais furent chassés par le souverain de Castille Alfonso V (999-1028), connu dans l'histoire de l'Espagne comme le Restaurateur de León.

En 1037, la lignée mâle de la maison royale de León s'éteignit, de sorte que Ferdinand Ier, roi de Castille, unit les deux royaumes. Son fils Alphonse VI ajouta de vastes contrées aux deux territoires réunis. L'histoire de León se confond ensuite avec celle de la Castille jusqu'en 1157, date de la mort d'Alphonse VII, qui partagea son royaume entre ses deux fils. León redevint alors un royaume indépendant sous Ferdinand II. Le roi de Castille Ferdinand III hérita du trône en 1230, et les deux royaumes furent unifiés de manière permanente, bien qu'il conserva une relative autonomie durant un siècle.

Lingua franca

(de l'italien, « langue franque »), dialecte (idiome, jargon, sabir) utilisé comme moyen de communication dans les ports méditerranéens, par les marins et par les marchands depuis le Moyen Âge, jusqu'au XIXe siècle. La lingua franca était alors fondée sur certains dialectes côtiers de la péninsule italienne avec des apports de mots espagnols, français, grecs et arabes. On trouve dans ce langage une grande quantité de mots d'origine génoise. On pense que Colomb connaissait cette langue des marins et à utilisé dans ces écrits de nombreux mots provenant de ce langage. Dans les textes de Colomb on trouve des mots espagnols italianisées et des mots génois "hispanisés"... ainsi que de nombreux mots d'origine arabe, écrits dans ce sabir. Sa façon d'écrire rendait, et rend encore, certains de ses écrits totalement incompréhensibles à certaines personne qui ne connaissent pas cet idiome. Certains des critiques modernes en ont profité pour considérer Colomb comme inculte puisque incapable d'écrire correctement les langues connues... connues par eux qui n'étaient pas des marins !

Tout au début, ce vernacle fut nommé Franc par les premiers savants à le mentionner (1475-1671): les ambassadeurs Vénitiens Contarini et Bernardo ainsi que les réligieux Haedo, Dan et Luca di San Giovanni. Puis, surtout entre les voyageurs anglophones il prit le nom de Lingua Franca (1670-1891: Covel, Barbot, Norden, Playfair, Grion.) Pendant son âge d’or les écrivains français le nommèrent Langue Franque (1731-1912: La Condamine, Varnier, Faidherbe, Cohen.) Après la conquête de l’Algérie, et uniquement dans ce contexte l’on se réfère au Sabir (1884-1968: Faidherbe, Reclus, Galland, Perego, Martinet.)

D'aprés : LA LINGUA FRANCA, une langue méditerranéenne à travers les siècles,  par Roberto Rossetti [Université de Nantes, 22/23 Avril 2002,  Chaire Du Bellay de l’Académie de  la Méditerranée].

Autres informations en anglais

Lusitanie,

Ancien nom de la région englobant la plus grande partie du Portugal actuel ainsi que les actuelles provinces de Salamanque et de Cáceres en Espagne.

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Documentation

Notes :

  1. Glossaire de la Marine Nationale sur son site.

Documents de référence :

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Bonnefous, Pierre-Marie-Joseph, & Paris, François Edmond (son gendre).

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"Dictionnaire de la marine à voile",
Arthus-Bertrand, Paris, [1856]. 8vo, (2), xiv, 776 pp, 7 planches hors texte.

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Chasse-Marée/Armen, Le,

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"Guide des termes de marine, petit dictionnaire thématique de marine",
Collectif, [Nouv. éd.],Le Chasse-Marée - ArMen,  Douarnenez , 2001,
136 p. (Guide/Le Chasse-Marée).

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Académie Française, L',

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Dictionnaire

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Recherche dans la base de données

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Orthographes recommandées
par le Conseil supérieur de la langue française, d’après le rapport publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.

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Merrien, Jean.

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"Dictionnaire de la Mer".
Le langage des marins, la pratique de la voile.
Omnibus, Paris, janvier 2003. (Réédition).

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Microsoft

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Encyclopédie Encarta 2005.
Microsoft Corporation.

Sites de référence :

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