Dynastie musulmane du 11e siècle qui a régné, de 1023 à 1091, sur la région de Séville . Les trois califes successifs de cette dynastie, Al-Mutadid (1042-1069) et Al-Mutamid (1069-1091), ont résidé à l'Alcázar de Séville dans un éclat culturel .
Abbad Ier , (Muhammad ibn Ismail), Qadi ou juge, s’attribue le pouvoir à Séville, en 1023, après la dislocation du califat des Omeyades de Cordoue en taifas, principautés indépendantes.
Abbad II , dit « al-Mutadid », fils du précédent, d e 1042 à 1069, (celui qui compte sur Dieu), agrandit le royaume en s’emparant de plusieurs principautés. Despote sanguinaire, il a également la délicatesse d’un homme de lettres : poète, il protège les arts et entretient une cour brillante.
Abbad III , dit « al-Mutamid » (celui qui s’appuie sur Dieu), fait de Séville le centre éclatant de la culture musulmane. De 1069 à 1091, al-Mutamid est le plus puissant des princes musulmans d’Espagne, étendant le pouvoir abbadide sur une grande partie du sud-ouest de la péninsule Ibérique. En 1086, avec l’aide du sultan almoravide du Maroc, al-Mutamid, il bat Alphonse VI de Castille qui cherche à reconquérir l’Espagne. Mais, en 1091, le sultan se retourne contre al-Mutamid, le dépose et prend le contrôle de l’Espagne musulmane (al-Andalus). Le dernier des Abbadides meurt en exil au Maroc quatre ans plus tard.
calife omeyade d’Espagne (912-961) qui a élevé l’émirat de Cordoue au rang de califat.
Sous le règne de Abd al-Rahman III, l’émirat arabe de Cordoue en Andalousie connaît son apogée, remarquable équilibre entre puissance politique et éclat de la civilisation. Stratège musulman, le souverain parvient à contenir les offensives de Reconquista des rois péninsulaires chrétiens et à soumettre les rébellions d’arabes dissidents (prise de Bobastro en 928). Afin de s’affranchir de la tutelle de Bagdad, Abd al-Rahman III abandonne, en janvier 929, le titre d’émir pour prendre ceux de calife et commandeur des croyants.
Doté d’une administration centralisée, disposant d’institutions judiciaires et financières perfectionnées, le nouvel État califal contraste avec l’anarchie régnant sur le reste du monde musulman et avec les États chrétiens d’Occident où triomphe le morcellement féodal. Abd al-Rahman, disposant d’une armée et d’une flotte puissante, décide alors d’exercer son pouvoir en Afrique du Nord. En 931, il prend Ceuta et s’impose bientôt sur le nord du Maroc et le Maghreb central. Après la contre-offensive fatimide (958-959), Abd al-Rahman ne conserve que les villes de Tanger et Ceuta, néanmoins stratégiques pour le contrôle du détroit.
C’est essentiellement Cordoue qui bénéficie de la manière de gouverner d’Abd al-Rahman. La ville s’agrandit de vastes faubourgs et sont fondées, à ses portes, le palais de Medinat al-Zahra (936) ainsi que les résidences des organes du pouvoir central. Abd al-Rahman participe également au développement économique de son califat. L’artisanat y prospère et les techniques agricoles sont améliorées par l’extension des irrigations. La capitale de l’Islam espagnol, foyer d’une brillante civilisation, rivalise alors avec les métropoles musulmanes d’Orient, Damas et Bagdad. Entouré d’une cour luxueuse, Abd al-Rahman dote Cordoue de nombreuses fondations (dont une école de médecine). La ville attire à partir de son règne les savants et lettrés du monde entier, auxquels se joignent bientôt le musulman Averroès et le juif Maïmonide.
AÇORES, (ou ESSORES vers 1700),
Açores, archipel constitué de neuf îles et de plusieurs îlots, au milieu de l'océan Atlantique, appartenant au Portugal, à environ 1 200 km à l'ouest du continent européen. C'est partir de ces îles que les navires qui partaient vers le Nouveau Monde trouvaient les vents porteurs.
Le Capitaine Enrico Alberto D'Albertis est né en Italie, le 23 mars 1846, à Voltri, dans la province de Gênes. Il a fondé le Yatch club italien en 1879. En 1893 il a refait le premier voyage de Christophe Colomb jusqu'à l'île de San Salvador en n'utilisant que les instruments de navigation de l'époque : l'astrolabe de mer et le quadrant. Alberto D'Albertis est mort à Gênes, le 3 mars 1932.
Ancienne forteresse maure, construite en 1181, transformée en palais royal en 1362, par le roi Pierre le Cruel (1350-1369), l'alcázar de Séville est un magnifique exemple de l'architecture arabo-andalouse. C'est aujourd'hui la résidence des rois d'Espagne lorsqu'ils séjournent dans la ville de Séville.
ville du sud-est de l'Espagne, située sur la Costa Blanca, port de la Méditerranée, dans la communauté autonome de Valence, capitale de la province d'Alicante. La ville d'Alicante est un centre portuaire et touristique ouvert sur la Méditerranée. La ville se trouve dans une région agricole fertile, particulièrement connue pour ses vins, où l'on cultive aussi des olives, des amandes, des oranges, des dattes, du riz et de l'orge. Située sur la Costa Blanca, une zone touristique de grande importance, Alicante a également une activité industrielle liée à la pêche et à l'exploitation du sel gemme et du phosphate de calcium. C'est le centre d'exportation de l'ensemble de la province. Le niveau de la me à Alicante est le point de référence pour la calcul de l'altitude des villes d'Andalousie.
en arabe, al-Muwahhid, «qui proclame l’unité divine», dynastie berbère musulmane, issue d’un mouvement de réforme religieuse, qui règne sur le Maghreb et l’Espagne musulmane de 1147 à 1269.
Le mouvement almohade est fondé, au début du XIIe siècle, par Muhammad ibn Tumart, un réformateur berbère de l’Anti-Atlas. S’opposant au rite malikite pratiqué par les Almoravides, Ibn Tumart prêche le retour aux sources religieuses de l’islam ; formé en Orient et influencé par le chiisme, il leur reproche d’avoir délaissé l’étude du Coran pour un juridisme excessif ; il dénonce également leur conception anthropomorphe de Dieu, contraire au principe fondamental de l’unité divine (ou tawhid, « unité divine »).
Depuis les montagnes du Haut-Atlas, il organise une communauté militaire et religieuse autour d’un islam austère et rigide et, en 1121, se proclame mahdi (le Messie, l’imam caché dont la venue est attendue par les chiites). Après la mort d’Ibn Tumart en 1130, un de ses disciples, Abd al-Mumin, lance la guerre sainte, ou jihad, contre le Maghreb almoravide. Tlemcen, Fès puis Marrakech sont prises et la dynastie régnante tombe en 1147.
Abd al-Mumin (1130-1163) est désormais à la tête d’un empire englobant toute l’Afrique du Nord jusqu’à la Tripolitaine et l’Espagne méridionale (prise de Cordoue en 1148 et de Grenade en 1154). Il se proclame calife, rejetant ainsi la suzeraineté des Abbassides et impose le principe d’une hérédité dynastique peu avant sa mort, ce qui permet à son fils, Abu Yaqub Yusuf (1163-1184), d’achever la conquête de l’Espagne musulmane.
La puissance almohade commence à décliner après la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212 lorsque les armées chrétiennes de Castille, d’Aragon et de Navarre défont le IVe calife, Muhammad al-Nasir (1199-1213). En 1236, Cordoue, la ville symbole de l’islam espagnol, se rend, tandis que les dissensions au sein du cercle dirigeant s’aggravent. Différentes provinces de l’empire se proclament indépendantes et des dynasties locales s’imposent, comme les Mérinides qui, en 1269, s’installent à Marrakech et établissent leur domination sur le Maroc. Cet émiettement de l’empire sonne le glas de la dynastie almohade.
L’intransigeance religieuse des Almohades est à l’origine de persécutions contre les Juifs, convertis de force à l’islam, et contre la philosophie qui s’est épanouie sous les Almoravides. Rapidement, cependant, les successeurs du mahdi goûtent au luxe de l’Andalousie, et la cour almohade renoue avec la tradition intellectuelle et artistique de l’Espagne musulmane. Le philosophe Averroès est ainsi accueilli à la cour d’Abu Yaqub Yusuf.
Les Almohades ont développé une architecture sobre et majestueuse, dont témoignent le minaret de la mosquée de la Koutoubia, à Marrakech, et la Giralda à Séville.
roi de León et de Castille (1252-1282) et empereur germanique (1257-1272).
Fils de Ferdinand III, auquel il succède en 1252, Alphonse X, également petit-fils du roi de Germanie Philippe de Souabe par sa mère, cherche durant tout son règne à conquérir la couronne du Saint Empire romain germanique. Poursuivant la Reconquista, il combat les Maures et leur enlève Cadix en 1262. Mais ses ambitions impériales prioritaires affaiblissent son pouvoir en Espagne ; il doit faire face aux prétentions de ses fils, dont Sanche IV qui obtient des Cortes de Valladolid la destitution de son père en 1282. Alphonse s’enfuit alors à Séville, où il meurt en 1284.
Piètre politique, Alphonse X a animé, en revanche, la vie intellectuelle de son temps : poète et écrivain, il a composé des chants pieux et inspiré le premier essai d’une histoire d’Espagne (Crónica general) ; il a également fait dresser les Tables alphonsines (1252), ouvrage astronomique médiéval de référence qui présente une division de l’année en jours, heures, minutes et secondes. Enfin, le nom d’Alphonse le Sage reste attaché au célèbre code de lois connu sous le titre las Siete Partidas (« les Sept Parties ») qu’il a commandité et qui a été officiellement promulgué en 1348.
Un "Américain" est un habitant du continent américain, nord ou sud. Un américain est donc quelqu'un qui habite n'importe où entre l'Alaska et la Terre de feu. S'il habite au Canada, c'est un canadien s'il habite au Chili, c'est un Chilien. Un américain habitant les États-unis d'Amérique, est un états-unien. J'ai découvert au cours d'une émission de télévision, en janvier 2007, qu'Alain Rey défend lui aussi, ainsi que Jean d'Ormeson, cette définition employée par nos amis canadiens québécois.
Le terme Amérique apparut pour la première fois dans Cosmographiae Introduction (« Introduction à la cosmographie »), publié en 1507 par le cartographe vosgien Martin Waldseemüller. Le nom est dérivé de Americus, nom latinisé du navigateur Amerigo Vespucci, dont les expéditions vers le Nouveau Monde sont rapportées dans cet ouvrage. Tel qu'il est utilisé par Waldseemüller, le terme America se réfère de manière spécifique aux terres découvertes par Christophe Colomb, Vespucci et les premiers explorateurs des Antilles et de la côte nord-ouest du continent Sud. Le géographe flamand Gerardus Mercator fut le premier à utiliser ce terme pour désigner toute cette partie du monde sur une carte du monde publiée en 1538.
*L'AMERIQUE, ou le Nouveau - monde, ou les Indes occidentales, est une des 4 parties du monde, baignée de l'océan, découverte par Christophe Colomb, Génois, en 1491, & appellée Amérique d'Améric - Vespuce Florentin, qui aborda en 1497, à la partie du continent située au sud de la ligne; elle est principalement sous la domination des Espagnols, des François, des Anglois, des Portugais & des Hollandois. Elle est divisée en septentrionale & en méridionale par le golfe de Mexique & par le détroit de Panama. L'Amérique septentrionale connue s'étend depuis le 11e degré de latitude jusqu'au 75e. Ses contrées principales sont le Mexique, la Californie, la Loüisiane, la Virginie, le Canada, Terre - neuve, les îles de Cuba, Saint - Domingue, & les Antilles. L'Amérique méridionale s'étend depuis le 12e degré septentrional, jusqu'au 60e degré méridional; ses contrées sont Terre - ferme, le Pérou, le Paraguai, le Chili, la Terre Magellanique, le Brésil, & le pays des Amazones.
L'Amérique méridionale donne de l'or & de l'argent, de l'or en lingots, en paille, en pepins, & en poudre: de l'argent en barres & en piastres; l'Amérique septentrionale, des peaux de castors, de loutres, d'origneaux, de loups - cerviers, &c. Les perles viennent ou de la Marguerite dans la Mer du nord, ou des îles de Las - perlas dans celle du sud. Les éméraudes, des environs de Sainte - foi, de Bogette. Les marchandises plus communes sont le sucre, le tabac, l'indigo, le gingembre, la casse, le mastic, l'aloès, les cotons, l'écaille, les laines, les cuirs, le quinquina, le cacao, la vanille, les bois de campeche, de santal, de sassafras, de brésil, de gayac, de canelle, d'inde, &c. Les baumes de Tolu, de Copahu, du Pérou, le besoard, la cochenille, l'ipécacuhana, le sang de dragon, l'ambre, la gomme copale, la muscade, le vif - argent, les ananas, le jalap, le mécoachan, des vins, des liqueurs, l'eau des barbades, des toiles, &c.
Toute contrée de l'Amérique ne porte pas toutes ces marchandises: nous renvoyons aux articles du commerce de chaque province ou royaume, le détail des marchandises qu'il produit.
Aujourd'hui, g rade le plus élevé de la catégorie des officiers généraux dans la marine. Son appellation, en France, est "amiral". Équivalent dans les autres armées : général d'armée. "Amiral" est aussi l'appellation de tous les grades d'officiers généraux de la marine. On emploie adjectivement le terme dans l'expression "le bâtiment amiral", c'est à dire, sur lequel monte l'amiral. Source : Définition de la marine nationale française.
Le mot "Amiral" vient de l' Espagnol "Almirante" qui vient lui même de l'Arabe "Emir al bahr". Ce terme signifie "Prince de la Mer". A l' époque de Colomb, Amiral n'est pas un grade dans la marine. Il signifie "seigneur" ou "gouverneur" au nom du roi, pour toutes les choses de la mer. A l'époque de Colomb, l 'Amiral de Castille était en quelque sorte le Ministre de la Marine de la reine Isabelle.
AMIRAL, -ALE n. et adj. (pl. Amiraux, -ales). XIIe siècle, amiralt, « émir (du sarrazin) ». Emprunté de l'arabe amir (al), « chef de ». I. N. 1. HIST. Chef suprême des forces navales d'un État. Grand amiral. Amiral de Guyenne, de Normandie. La charge d'Amiral de France était une des grandes charges de la couronne. Par ext. Officier commandant une armée navale, une flotte, une escadre sans avoir la charge d'amiral. Amiral du Ponant, du Levant. 2. Officier du grade le plus élevé dans la marine militaire. Être promu amiral. Nommer un amiral. Titre donné aux amiraux, vice-amiraux et contre-amiraux. II. Adj. Vaisseau amiral, navire amiral, bâtiment ayant à son bord un amiral ou le chef de l'escadre et, par ext., principal vaisseau d'une escadre, d'une flotte. Servir sur la frégate amirale. Faire une campagne sur le navire amiral ou, ellipt., sur l'amiral. SourceDictionnaire de l'Académie Française.
Les traces de présence humaine, très ancienne en Andalousie, remontent à l’époque néolithique (civilisation d’Almería) et à l’âge du bronze (civilisation d’El Argar). La région côtière, en particulier celle du bas Guadalquivir, est colonisée par les Phéniciens vers le xiie siècle av. J.-C. Ils donnent à la région le nom de « Tarsis » et établissent de nombreux comptoirs : Bartulos (aujourd’hui, Almería), Gadès (aujourd’hui Cadix), Hispalis (aujourd’hui Séville), Oruba (aujourd’hui Huelva). Les Carthaginois succèdent aux Phéniciens au vie siècle av. J.-C. et établissent leur hégémonie sur l’Andalousie. Ils en font la plus riche province de leur empire (vie siècle-iie siècle av. J.-C.).
L’Andalousie fut conquise par les Romains à la fin de la seconde Guerre punique. Scipion occupe Gadès en 206 av. J.-C. et fonde pour ses vétérans la colonie romaine d’Italica, près d’Hispalis. En 197 av. J.-C., l’Andalousie devient la florissante province d’Espagne bétique. Elle fournit Rome en huile, en vin et en argent (mines d’Auringis, aujourd’hui Jaén). Au début du ve siècle, l’Andalousie est envahie par les Vandales, qui lui donnent le nom de « Vandalusia ». Celui-ci se transforme au fil des siècles en « Andalousia ». Chassés par les Wisigoths qui occupent l’Andalousie dès 429, les Vandales se rendent en Afrique. En 711, le chef maure Tarik débarque avec 7 000 hommes près de la montagne qui reçoit son nom, « Djabal al-Tāriq » (« Gibraltar »), et chasse les Wisigoths. Le califat de Cordoue (viiie-xe siècle), fondé en 756, connaît son apogée sous Abd al-Rahmān III (912-961). L’Andalousie est, durant cette période, le centre des civilisations sarrasine et mauresque. Grenade, Cordoue, Séville et Jaén sont de brillants foyers de la culture islamique. Au début du xie siècle, le royaume cordouan se divise en plusieurs principautés mauresques indépendantes (Cordoue, Séville, Jaén, Grenade). Ce démembrement facilite l’œuvre de « reconquête » ou Reconquista des chrétiens. Au xiiie siècle, après la défaite de Las Navas de Tolosa (1212), les Espagnols reprennent successivement Cordoue (1236), Jaén (1246), Séville (1248), Jérez et Cadix (1250). Seul subsiste le royaume de Grenade qui connaît pendant deux siècles une éclatante civilisation. En 1492, la prise de Grenade par les Rois Catholiques, Ferdinand II d’Aragon et Isabelle Ire de Castille, chasse définitivement les Maures, et l’Andalousie est alors rattachée au royaume d’Espagne. En 1610, l’expulsion des morisques permet à l’Espagne de posséder l’ensemble des territoires andalous.
ARABE
En principe, un Arabe est originaire de la péninsule arabique, comme un Ibère est originaire de la péninsule ibérique (Aragonais, Catalan, Castillan, Portugais, Andalous...)
Arabe
adj. et n. XVIe siècle. Emprunté du latin Arabs, Arabis, lui-même emprunté, par le grec, de l'arabe. I. Adj. Relatif à l'Arabie ; relatif aux pays dont les populations parlent l'arabe ; relatif à ces populations. Les pays arabes. La philosophie arabe. La musique arabe. La civilisation arabe. L'architecture arabe de l'Andalousie. Un cheval arabe. Chiffres arabes, les dix signes de numération introduits en Occident par les Arabes et qui ont supplanté les chiffres romains. II. N. 1. Un, une Arabe, personne qui appartient aux peuples de langue sémitique originaires de la péninsule arabique. 2. N. m. L'arabe, une des principales langues du groupe sémitique, parlée initialement dans la péninsule arabique. L'arabe du Coran, l'arabe coranique. L'arabe classique, littéral. L'arabe dialectal. SourceDictionnaire de l'Académie Française.
Motif complexe , orné de dessins géométriques, de feuillage et de fleurs entrelacés.
Astrolabe
en astronomie, instrument servant à mesurer la position angulaire des astres sur la voûte céleste. Il est constitué d'un cercle ou d'un arc de cercle gradué en degrés d'arc, avec en son centre un bras mobile articulé. Après avoir aligné le point zéro du cercle sur l'horizon, on déplace le bras de l'astrolabe pour viser l'astre considéré, sa hauteur (ou azimut) se lisant sur le cadran en regard.
L'astrolabe fut probablement utilisé pour la première fois par l'astronome grec Hipparque. Au XVIe siècle, peu avant l'invention du télescope, l'astronome danois Tycho Brahé construisit un astrolabe de 3 m de rayon : ses observations remarquablement précises permirent de définir les lois orbitales qui régissent le Système solaire. Des astrolabes plus petits ont longtemps servi aux navigateurs pour faire le point par rapport au Soleil et aux étoiles, jusqu'à l'invention du sextant au cours du XVIIIe siècle. Outre les mesures de latitude, l'astrolabe sert encore de nos jours à déterminer l'heure.
Le terme "bateau", doit être utilisé de manière générique pour représenter, citer toute forme de vaisseau ou de navire successible de transport er de s personnes, des marchandises ou des équipements militaires. Il peut s'agir d' u n simple canot de quelques mètres à un pétrolier géant, ou un porte avions. Ce terme ne comporte pas de définition précise. Bateau de commerce, bateau de guerre, bateau de plaisance. C'est un mot "bateau".
BATEAU n. m. XIIe siècle, batel. Dérivé de l'anglo-normand bat, « bateau ». Au sens 3, de l'ancien français baastel, bastel, « instrument d'escamoteur », d'où « escamotage », d'origine inconnue. 1. Nom générique de toutes sortes de navires. Bateau à rames, à voiles, à moteur. Bateau à fond plat, à quille. Les bateaux à aubes du Mississippi. Bateau de commerce, de guerre, de pêche. Bateau de plaisance, de sauvetage. Une promenade en bateau. Attendre le bateau. Prendre le bateau. Arriver en bateau et, fig. et fam., être arrivé par le dernier bateau, ne pas être au courant des usages, comme quelqu'un qui vient de débarquer. Par méton. Cargaison transportée par un bateau. Un bateau de blé, de charbon. Spécialt. Pont de bateaux, pont provisoire dont le tablier est supporté par des bateaux ou des radeaux amarrés flanc contre flanc. Les troupes ont franchi la rivière sur un pont de bateaux. Titre célèbre : Le Bateau ivre, poème d'Arthur Rimbaud (1871). 2. Spécialt. MOBILIER. En apposition. Lit bateau, dont le flanc visible offre une courbe concave. - COUT. En apposition. Décolleté bateau, ouverture ovale d'une robe ou d'un corsage laissant découverts le cou et une partie des épaules. - VOIRIE. Bateau de porte ou, ellipt., bateau, abaissement incurvé du trottoir au droit d'une porte cochère, d'un garage, d'un parc de stationnement, pour permettre le passage des voitures. 3. Fig. et fam. Histoire inventée, mensonge. Raconter des bateaux. Comment avez-vous pu croire à ce bateau ? Expr. Mener quelqu'un en bateau, monter un bateau à quelqu'un, lui en faire accroire, le mystifier. En apposition. Qui est dénué de toute originalité, rebattu. Donner à un examen un sujet bateau. Des arguments bateau. SourceDictionnaire de l'Académie Française.
Surnom donné au lapin et systématiquement employé à sa place, car la prononciation du nom de cet animal porte malheur à bord d'un bâtiment . D u temps de la marine en bois et à voile, les animaux étaient transportés vivants. Le lapin aurait causé nombre de naufrages en usant ses dents sur l e bois des coques et les cordages. Il est aussi appelé chat de mer.
Blavet,
Blavet, dernier poste occupé par les Espagnols en Bretagne, fut rendu à la France par le traité de Vervins, en juin 1598. Cette forteresse (aujourd'hui Port-Louis) était située à l'embouchure de la rivière de Blavet. Ruinée pendant les guerres de la Ligue, elle fut rebâtie avec les anciens matériaux, et fortifiée de nouveau par Louis XIII, Qui lui donna son nom.
dernier roi maure de la province de Grenade sous le nom de Muhammad XI (1482-1492) ; sa défaite marqua la fin de la Reconquête. En 1482, Abu Abd Allah, connu en Occident sous le nom de Boabdil, évinça son père Abu al-Hasan et monta sur le trône. L'année suivante, il fut vaincu par les armées du roi Ferdinand V et capturé. Ferdinand le rétablit sur le trône à la condition que Grenade devînt tributaire de l'Espagne (1486). Une fois libéré, Boabdil refusa de soumettre la ville, devant laquelle Ferdinand mit le siège au printemps 1491. En dépit d'une défense courageuse des Maures, dont Grenade était le dernier bastion en Espagne, la ville tomba en janvier 1492. Boabdil se réfugia au Maroc, où il mourut.
Aimé Goujaud, dit Bonpland naît à La Rochelle en 1773. Son père Simon Goujaud, chirurgien à l’hôpital de la Charité, plante pour célébrer sa naissance un pied de vigne en déclarant : " voici un bon plan ", cette déclaration vaut très tôt à son fils le surnom de BONPLAND sous lequel il deviendra célèbre. Il poursuit ses études médicales à Paris, où il est l’élève de Corvisart, puis il se passionne pour la botanique. Survient la rencontre avec Humboldt qui décide de son destin.
Boussole
Une boussole est un instrument d’orientation constitué d'un boîtier muni d'une aiguille magnétisée qui s'aligne sur le champ magnétique de la Terre. L’aiguille indique donc naturellement l’axe nord/sud de la terre. Pour déterminer les directions cardinales on inscrit un repère sur un des deux segment de l’aiguille de la boussole; par convention le repère est porté sur le segment de l'aiguille qui se dirige vers le nord magnétique de la terre.
architecte italien, le plus célèbre de la Renaissance florentine. Son recours aux formes classiques, sa défense d’une architecture fondée sur les proportions mathématiques, sa maîtrise scientifique de la perspective en font une figure majeure de son temps, une transition décisive entre le gothique tardif et l’humanisme de la Renaissance.
Brunelleschi naît à Florence en 1377. Comme la plupart des artistes italiens du trecento, il reçoit initialement une formation d’orfèvre et de sculpteur. En 1401, il échoue face à Lorenzo Ghiberti au concours organisé pour la réalisation d’une porte du baptistère San Giovanni de Florence. Brunelleschi accompagne alors Donatello à Rome, où il étudie la sculpture et l’architecture antiques. Il entreprend des recherches sur la perspective, et ses expériences aboutiront à la mise au point de la représentation de la perspective en architecture.
En 1417, il se voit confier le plan et l’édification du dôme, alors inachevé, de la cathédrale Santa Maria dei Fiori, à Florence. Les travaux dureront jusqu’en 1446, et la construction, malgré sa forme médiévale, s’avère une véritable innovation, tant sur le plan artistique que technique.
Pour la première fois, en effet, une coupole est construite sans cintres de bois : se référant aux systèmes de maçonnerie de l’Antiquité, l’architecte utilise comme soutien des assises de briques disposées en arêtes. Mais surtout il résout le problème de l’auto soutien, inhérent à la conception même de sa coupole, qui ne pèse pas sur l’édifice mais se déploie vers le haut par la tension des deux voûtes octogonales superposées qui la constituent. Brunelleschi imagine par ailleurs huit nervures extérieures au dôme, auquel elles fournissent une structure pour les éléments décoratifs.
Il établit également les plans de la chapelle Barbadori à Santa Felicità (1418), et ceux de l’hôpital des Saints-Innocents (Ospedale degli Innocenti, 1421-1424). Ce dernier ouvrage est d’une réelle nouveauté : Brunelleschi se détache du style gothique pour retrouver l’harmonie des édifices antiques, et réalise le premier exemple d’arc florentin.
En 1436, il adapte la syntaxe architecturale de l’église San Lorenzo, à laquelle il avait travaillé en 1421, à l’église San Spirito (elle ne sera construite qu’après sa mort) : influencé par le peintre Masaccio et par les recherches de celui-ci sur la perspective, Brunelleschi y développe nouvellement l’espace, jouant en particulier sur l’alternance des pleins et des vides et sur l’utilisation de pilastres, de colonnes, ou d’entablements. Sa conception du plan central de Santa Maria degli Angeli (restée inachevée) relève également de cette influence. Conçue peu après 1440, la chapelle des Pazzi — espace octogonal coiffé d’une coupole et prolongé par de grands espaces laissés vides — représente la synthèse d’un style dont l’influence est exceptionnelle et se poursuivra bien au-delà de la mort de Brunelleschi en 1446.
Brunelleschi s’illustrera dans d’autres domaines, notamment dans celui de l’architecture militaire — comme en témoignent les bastions de Pise et leur système défensif — et dans celui de la mécanique, où les innovations en matière d’élévation des poids et de déviation des cours d’eau assureront la réputation de celui que ses pairs nommaient « l’ingénieux ingénieur ».
l’une des plus anciennes villes d'Europe, est fondée en 1000 av. J.-C. par les Phénicien s . De 700 à 600 av. J.-C., elle assure le rôle d’un riche marché où s’échangent notamment de l'ambre et de l'étain. Les Carthaginois s'emparent de la ville en 501 av. J.-C. environ et la perdent au profit des Romains (201 av. J.-C.) à la fin de la deuxième guerre punique.
La ville est détruite par les Wisigoths au Ve siècle apr. J.-C. En 711, elle est prise par les Maures, qui la reconstruisent. Alphonse X le Sage, roi de Castille et de León, reprend la ville en 1262. Après la traversée transatlantique de Christophe Colomb en 1492, les navires espagnols qui rapportent les trésors des Amériques passent par Cadix et la ville devient l’une des plus riches et des plus influentes d'Europe. Lorsque les autres puissances maritimes d'Europe commencent à menacer la suprématie navale de l'Espagne, Cadix doit faire face à de nombreuses agressions : une escadre anglaise dirigée par Francis Drake attaque le port en 1587, détruisant de nombreux vaisseaux et, en 1596, la ville est pillée par des navires anglais sous le commandement de Robert Devereux, comte d'Essex.
Le siècle suivant, Cadix est attaquée par trois fois par les Anglais qui instaurent un blocus du port pendant presque quinze mois en 1797 et 1798. Pendant les guerres napoléoniennes, Cadix est assiégée de février 1810 à août 1812 par la flotte française. Lorsqu’au XIXe siècle, l'Espagne perd ses colonies en Amérique, la richesse de la ville commence à décliner.
pape de 1455 à 1458, qui en 1453 conduisit sans succès une croisade pour délivrer Constantinople tombée aux mains des Turcs. Né Alonso Borgia près de Játiva, en Espagne, il fut d'abord un éminent juriste avant d'être nommé cardinal par le pape Eugène IV en 1444. Élu pape à soixante-dix sept ans, Calliste (ou Calixte), malgré l'échec de sa croisade contre les Turcs, eut cependant la satisfaction de voir le Hongrois János Hunyadi arrêter ses ennemis devant Belgrade en 1456. C'est sous son pontificat qu'eut lieu le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. Il promut son neveu Rodrigo Borgia (le futur Alexandre VI) au rang de cardinal en 1456.
n. f. XVe siècle, caruelle, caravelle. Emprunté du portugais caravela, « bateau léger », qui remonte au bas latin carabus, « canot ». MARINE. Aux XVe et XVIe siècles, navire de haute mer, à trois ou quatre mâts, grééé de voiles latines. Les caravelles de Christophe Colomb, de Vasco de Gama. Par ext. Nom donné à un avion moyen-courrier. Source : Dictionnaire de l'Académie Française.
caravelle ,
navire à voiles de faible tonnage, possédant une large étrave et un château arrière haut et étroit. La caravelle a été le navire des grandes explorations entre le XIIIe et le XVIe siècle, bien qu’elle ne jaugeât que 40 à 60 tonneaux. Elle était dotée de trois mâts gréés de voiles latines (triangulaires), excepté le mât de misaine qui portait une voile carrée. Les voiles latines donnaient une grande maniabilité à ce bateau rapide, même par mauvais temps. La caravelle pouvait ainsi contourner la région des alizés (ceinture équatoriale) très au large des côtes.
D’un faible tirant d’eau, la caravelle a permis aux Portugais de longer les côtes africaines et d’atteindre dès 1454, les îles du Cap-Vert. C’est à bord de caravelles que Christophe Colomb a entrepris ses expéditions, notamment vers le continent américain (découverte de l’île de San Salvador le 12 octobre 1492).
Au XVIe siècle, la caravelle a été dotée d’un quatrième mât et d’un beaupré (mât d’inclinaison variable qui pointe à l’avant des voiliers et qui peut être reculé sur le pont lorsque le navire est au port).
n. f. XIIIe siècle, karaque, « petit bateau des Sarrasins ». Emprunté, par l'intermédiaire de l'italien, de l'arabe karraka, «brûlot, barque». MARINE. Navire de commerce, étroit du haut et très élevé sur l'eau, utilisé au Moyen Âge et jusqu'à la fin du XVIe siècle. Les caraques portugaises sillonnaient l'Atlantique et l'océan Indien. Par ext. Adjt. Porcelaines caraques, fines porcelaines que ces navires rapportaient en Europe. SourceDictionnaire de l'Académie Française.
Casa de Contratación ,
organisme créé le 20 janvier 1503, par les Rois Catholiques (Ferdinand II et Isabelle Ire) pour contrôler le commerce des Amériques.
La Casa de Contratación de Indias avait pour fonction de régir et de monopoliser le commerce avec les terres nouvellement découvertes depuis le premier voyage de Christophe Colomb. Elle devient ainsi l’organisme compétent en matière d’inspection et de contrôle du mouvement des personnes et des marchandises, tant en ce qui concerne l’aspect final (paiement d’impôts) que technique mise à jour des cartes de navigation et formations de pilotes.
En 1557, un office de président de la Casa de Contratación est créé et joue le rôle d’autorité suprême de l’organisme. Les questions plus importantes doivent être soumises et arbitrées par le Conseil des Indes, créé en 1524, auquel succède le ministère d’Ultramar. En 1583, les fonctions administratives et fiscales du système judiciaire de la Casa de Contratación sont différenciées avec la création de la Sala de justicia.
La Casa est également chargée de fonctions aussi importantes que le contrôle et l’appui technique à la navigation. Un office de piloto mayor est créé, dont les plus célèbres titulaires restent Amerigo Vespucci, Juan Díaz de Solis ou Sebastiano Caboto (voir Sébastien Cabot). Responsable de la formation et de l’examen des pilotos d’une nouvelle école de navigation, un bureau de cosmographie est chargé de la fabrication et de la réparation des instruments de navigation, ainsi que de l’enregistrement des nouvelles découvertes.
En 1717, l’application de la politique réformiste des Bourbons d’Espagne entraîne le transfert à Cadix du siège de la Casa de Contratación, jusqu’alors à Séville. En raison d’une décadence continue due à la substitution du régime monopolistique à celui du libre-échange, la Casa de Contratación est définitivement supprimée en 1790.
adj. et n. XVIe siècle, comme substantif, « langue de la Castille ». De l'espagnol castellano, dérivé de Castilla. I. Adj. Relatif à la Castille. Le sens castillan de l'honneur. II. N. 1. Un Castillan, une Castillane, personne habitant la Castille ou originaire de cette province. 2. N. m. Le castillan, la langue parlée originairement en Vieille-Castille, et devenue, par la suite, la langue officielle de l'Espagne. SourceDictionnaire de l'Académie Française.
Castille
Armes des rois de Castille : de gueules au château d’or sommé de trois tours du même.
Charles V (Charles Quint)
(Gand 1500 -Yuste en Estremadure 1558)
Empereur Germanique de 1519 à 1556, Prince des Pays-Bas, roi d'Espagne et de Sicile. Fils de Philippe (dit « Le Beau »), il fut d'abord bourguignon, et le français était sa langue maternelle. Il hérita de la Castille, de la Sicile et de l'Amérique latine par sa mère, et des possessions des Habsbourgs par son père qui était lui-même le fils de Maximilien Ier. Le long conflit avec la France sous François 1er et Henri II n'aboutit à aucun résultat définitif, et continua avec son fils Philippe II. Il s'opposa, sans pouvoir l'arrêter, à la Réforme, malgré le bannissement de Luther. Il dut aussi lutter contre les turcs: après avoir mis Rome à sac, Soliman étant parvenu devant Vienne en 1529.
Il se résolut finalement à abdiquer en 1556, partageant son Empire entre son frère Ferdinand et son fils Philippe II. Politiquement, il n'avait réussi à endiguer ni la Réforme, ni les Turcs; mais en Flandres surtout, son règne avait été une période faste pour les arts: Erasme, Bruegel, Roland de Lassus...
Il était le fils de Philippe-le-beau, archiduc d'Autriche (fils de Maximilien d'Autriche et de Marie de Bourgogne), et de Jeanne-la-Folle (fille de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille).
En 1516, à la mort de son grand-père maternel Ferdinand d'Aragon, il fut appelé au trône d'Espagne sous le nom de Charles 1er et hérita d'un empire immense: Castille, colonies d'Amérique, Aragon, Navarre, Sardaigne, Sicile et Naples. Il fut le premier Premier souverain Espagnol (ses prédécesseurs ne l'étaient que d'une partie de la péninsule ibérique : roi d'Aragon, roi de Castille, roi de Leon ). A la mort de Maximilien en 1519, le trône de l'Empire était vacant. Des élections furent organisées et Charles fut élu empereur contre Francois 1er, grâce à l'aide financière du banquier Fugger. Il prit alors le nom de Charles Quint.
Ses armes sont : écartelé: au 1, contr-écartelé a) et d) un château surmonté de 3 tours, b) et c) un lion; au 2 contr-écartelé au a) palé de 9 pièces, b) écartelé en sautoir au 1 et 4 palé de 9 pièces, aux 2 et 3 une aigle de sable, au c) de Jérusalem, au d) de Navarre; et une pointe entée chargée de ?; au 3 parti en 1 une fasce, en 2 bandé; au 4 parti en 1 de France ancien, une bordure componnée, en 2 un lion passant, sur le tout des quartiers 3 et 4 un écusson parti en a) un lion, et en b) une aigle couronnée
Chaunu, Pierre (1923- ),
historien français, un des initiateurs de la méthode quantitative, membre de l’Institut de France.
Né dans la Meuse, agrégé (1946), il commence une thèse sous la direction de Fernand Braudel. Son travail porte sur les relations maritimes dans le Pacifique et l’Atlantique aux xvie et xviie siècles, époque de la colonisation espagnole. Ayant rompu avec Braudel, il enseigne dans le secondaire tout en étant attaché au CNRS (1951-1956). Publiée en 1957, sa thèse s’intitule Séville et l’Atlantique 1504-1650. Sa carrière universitaire débute à Caen où il créé un « Centre de recherches d’histoire quantitative », cadre dans lequel il dirige des travaux d’histoire démographique, et publie un ouvrage traitant de la démographie de l’Amérique indienne (l’Amérique et les Amériques, 1964). En 1969, il est élu à l’université Paris IV-Sorbonne. Prenant de plus en plus la parole en public, il devient chroniqueur au Figaro dans les années quatre-vingt, où il adopte un ton oscillant entre celui de l’historien et celui du moraliste. Auteur d’ouvrages d’histoire religieuse, Au cœur religieux de l’histoire (1986), spécialiste d’histoire européenne à l’époque moderne, la Civilisation de l’Europe classique (1966), c’est également un adepte de l’histoire « sérielle » qui privilégie l’étude des structures mentales et psychiques collectives, la Mort à Paris, du xvie au xviiie siècle (1978), instruments au service d’une histoire globale des systèmes de civilisations. Depuis le 22 avril 1997, il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
cardinal et homme politique espagnol. Castillan d’origine nobiliaire mais sans fortune, Cisneros fréquente les universités les plus importantes de l’époque (Salamanque et Rome), où il étudie la théologie et le droit. Il commence sa carrière sacerdotale comme archiprêtre d’Uceda et vicaire général du diocèse de Sigüenza. Mais il abandonne ses prébendes et bénéfices pour devenir le supérieur du couvent pauvre de Salceda, après son entrée dans l’ordre des franciscains en 1484. Il devient ensuite provincial du couvent de San Juan de los Reyes (Tolède), où il change son prénom, Gonzalo, pour celui de Francisco.
Cisneros se caractérise par sa piété, pleine d’ardeur et de militantisme, son amour de l’étude et, outre son humilité et sa modestie, par sa grande sagesse et une fermeté réputée. Après son passage à l’aumônerie principale de la cathédrale de Sigüenza, Cisneros est remarqué par le cardinal Mendoza qui se prend d’estime pour lui. Cette rencontre marque le début de son ascension.
Néanmoins, il n’acquiert sa renommée véritable que lorsque Isabelle Iere la Catholique, informée de ses grandes qualités, le choisit pour confesseur et principal conseiller (1492). En 1495, la reine le nomme archevêque de Tolède : c’est à ce poste qu’il s’emploie à corriger les mœurs relâchées du clergé séculier et s’engage dans une conversion systématique des Maures.
Exécuteur testamentaire d’Isabelle, il est désigné comme membre de la régence provisoire après le décès de Philippe Ier le Beau en 1506, puis déclaré gouverneur général du royaume. La position politique privilégiée qu’il occupe lui permet d’être l’un des principaux artisans du retour en 1507 de Ferdinand le Catholique sur le trône de Castille. En 1507, il reçoit le chapeau de cardinal à la demande de Ferdinand qui, la même année, le nomme également grand inquisiteur.
En 1516, malgré les prétentions d’Adrien d’Utrecht, le futur pape Adrien VI, et les manœuvres du cortège de l’infant Ferdinand, le futur empereur Ferdinand Ier de Habsbourg, Ferdinand le Catholique le nomme à son tour dans son testament régent et gouverneur de Castille, León, Grenade et Navarre, jusqu’à l’arrivée en Espagne de son petit-fils Charles, bientôt empereur sous le nom de Charles Quint. Selon l’historiographie, cette époque constitue un des moments les plus brillants de la vie publique de l’illustre, et alors octogénaire, cardinal. Habilement, Cisneros apaise alors les tentatives de révolte organisées par la noblesse castillane et le parti flamand contre le futur empereur, et il parvient à maintenir un fragile équilibre entre les partisans de Jeanne la Folle et ceux de Ferdinand.
En 1517, le cardinal meurt à Roa (dans la province de Burgos), au moment même où il devait recevoir l’empereur Charles Quint avec toute la cour dans les ports du golfe de Gascogne.
ville des États-Unis, capitale de l’Ohio, à la confluence des fleuves Scioto et Olentangy.
Cordoue,
en espagnol Córdoba, ville du sud de l'Espagne, chef-lieu de la province de Cordoue en Andalousie sur le Guadalquivir. La ville de Cordoue, d'origine carthaginoise, fut l'une des principales cités de l'Espagne romaine avant de devenir une brillante cité maure (VIIIe - XIIIe siècle). La ville est aujourd'hui un centre commercial, industriel et touristique de l'Espagne méridionale.
Le monument le plus célèbre de Cordoue est l'immense cathédrale qui, à l'origine, était une mosquée édifiée entre les VIIIe et Xe siècles. Bâtie sur le site d’un ancien temple romain devenu église au temps des Wisigoths, cette mosquée a la réputation d'avoir été le plus bel édifice religieux musulman d'Europe avant qu'il ne soit reconverti en église chrétienne en 1236.
conquistador et chroniqueur espagnol, compagnon d'Hernán Cortés durant la conquête du Mexique.
Né en Espagne, à Medina del Campo, Bernal Díaz del Castillo embarqua pour le Nouveau Monde en 1514. Combattant sous les ordres de Cortés, il aurait participé à plus de cent batailles de 1517 à 1519. Entre 1517 et 1518, il explora le Yucatán, avec Fernández de Córdoba, puis participa, aux côtés de Cortés et de Juan de Grijalva, à la conquête du Mexique de 1519 à 1521. Plus tard, il combattit, de 1523 à 1524, sous le commandement de Pedro de Alvarado, qui établit la domination espagnole sur les territoires connus depuis sous le nom de Salvador et de Guatemala. Diaz fut nommé gouverneur de la ville d'Almolonga, rebaptisée par la suite Santiago de los Caballeros, au Guatemala. Son Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, commencée en 1568 et publiée après sa mort en trois volumes, est reconnue comme un récit impartial. Sa traduction française fut réalisée entre 1878 et 1887 par José Maria de Heredia.
Habitant des États-unis d'Amérique. Le terme "Américain" concerne un habitant du continent américain, nord ou sud. Un américain est donc quelqu'un qui habite n'importe où entre l'Alaska et la Terre de feu.
roi de Castille (1033-1065), territoire auquel s'ajoutèrent, en 1037, la province de León et, en 1054, celle de Navarre. Fils du roi Sancho III de Navarre et de Munie Elvire de Castille, Ferdinand épousa la sœur de Bermudo III, roi de León. En 1037, il battit l'armée de Bermudo et revendiqua le trône, invoquant le droit de succession de son épouse. En 1054, il remporta la victoire sur les Navarrais, près de Burgos, tuant son frère, García IV, roi de Navarre, au cours de la bataille. Ce succès lui permit d'agrandir encore son royaume.
Ferdinand s'illustra également par ses victoires contre les Maures, auxquels il enleva Coimbra, en 1064. Avant de mourir, il partagea ses possessions entre ses trois fils, ouvrant une lutte fratricide.
Ferdinand Ier le Juste (v. 1379-1416),
roi d'Aragon et de Sicile (1412-1416). Fils cadet de Jean Ier, roi de Castille et de León, et d'Éléonore d'Aragon, il assura, à partir de 1406, la régence du trône de Castille pour son neveu Jean II. Il enleva aux Maures de Grenade la forteresse d'Antequera, en 1410, et se distingua par sa gestion avisée des affaires domestiques. Lorsque son oncle Martin II, roi d'Aragon et de Sicile, mourut, sans héritier, Ferdinand s'assura le trône, en 1412, malgré l'opposition des Catalans. Quatre ans après son accession au pouvoir, il retira le soutien de l'Aragon à l'antipape Benoît XIII. Cette décision contribua de manière décisive à mettre un terme au Grand Schisme, qui avait divisé l'Église d'Occident durant près de quarante ans.
Ferdinand II le Catholique (1452-1516),
roi de Castille sous le nom de Ferdinand V, entre 1474 et 1504, roi d'Aragon et de Sicile de 1479 à 1516, sous le nom de Ferdinand II, et enfin roi de Naples de 1504 à 1516, sous le nom de Ferdinand III.
Il était le fils du roi Jean II d'Aragon. En épousant, en 1469, sa cousine Isabelle Ire, Ferdinand associa les royaumes d'Aragon et de Castille. Il espérait ainsi devenir souverain des deux royaumes. Son épouse, fine politicienne, en jugea autrement et conserva son autorité sur ses possessions.
Les conceptions politiques des deux monarques étaient cependant très proches. Tous deux se montrèrent, en effet, soucieux de renforcer l'autorité monarchique et de limiter le pouvoir des nobles. Ces derniers avaient usurpé à la Couronne de nombreux privilèges et charges. Ferdinand préféra donc s'entourer de fonctionnaires issus de la bourgeoisie plutôt que de la noblesse.
Le couple royal se soucia également de la conformité de leurs actions aux préceptes de la religion. C'est ainsi qu'en 1478, une bulle du pape Sixte IV donna le pouvoir au roi et à la reine pour désigner trois inquisiteurs, chargés de combattre les hérétiques et tous ceux qui bafouaient l'Église. Cette mesure marqua le début de l'Inquisition espagnole. Cette politique religieuse leur valut le surnom de Rois Catholiques.
1492 fut l'année la plus importante du règne de Ferdinand. Tout d'abord, il prit la ville de Grenade, mettant ainsi fin victorieusement à la Reconquête. Il parraina ensuite, avec la reine Isabelle, le premier voyage de Christophe Colomb vers l'Amérique. Cette expédition marqua le début de l'Empire colonial espagnol outre-mer. L'année suivante, le Roussillon lui fut restitué par le roi Charles VIII de France.
Sa fille, Jeanne la Folle, ayant perdu la raison après la mort d'Isabelle, Ferdinand assura définitivement la régence de Castille, en 1506. Il se joignit à la Ligue de Cambrai contre la République de Venise en 1508, et conquit Oran et Tripoli, sur la côte nord-africaine, en 1509. En 1512, il annexa la Navarre, étendant ainsi son royaume des Pyrénées au Rocher de Gibraltar.
Il se remaria avec Germaine de Foix, et tenta d'avoir un fils pour priver Charles de Habsbourg de son héritage. Cependant ce fut bien Charles, son petit-fils (le futur Charles Quint, qui lui succéda.
Ferdinand III le Saint, roi de Castille (1217-1252) et de León (1230-1252), fils du roi Alphonse IX de León (1171 - 1230) et de Bérengère de Castille (1181 - 1244) . En 1217, celle-ci renonça au trône pour laisser la place à son fils. Alphonse, contrarié par la décision de son épouse, s'insurgea contre son fils, récemment couronné, avec l'aide d'un groupe de nobles castillans. Mais Ferdinand réussit à déjouer les plans de son père et le contraignit finalement à abandonner l'idée de conquérir la Castille. Grâce aux bons offices de Bérengère, il parvint à réunir dans la paix le León et la Castille à la mort de son père, en 1230. Ferdinand consacra son règne à poursuivre la guerre contre les Maures qu'il chassa de Cordoue, en 1236, et de Séville, en 1248. Il combattit avec ardeur les hérétiques Albigeois, ce qui lui valut d'être canonisé en 1671. En 1242, Ferdinand III restaura l'université de Salamanque fondée par son grand-père. Il est décédé le 30 mai 1252 à Séville . Il est enterré dans la cathédrale.
Alejo,Fernández
¿Córdoba? (1475) - Granada (1545)
Spanish painter, probably of German extraction, as he is referred to as 'Maestro Alexos - pintor Aléman'. He married the daughter of a painter called Pedro Fernandez at Cordova and took her name, but he worked mainly at Seville, where he was the leading painter of the first third of the 16th century. His work, which is represented in Seville Cathedral, was essentially Flemish Mannerist in style, but it has a personal lyrical quality, and his treatment of architecture and perspective suggests that he may have visited Italy. He had a busy studio and several followers, among them his son Sebastián.
Découverte en 1512, le jour des Rameaux, appelé Pasqua Florida en espagnol, la Floride depuis sa découverte par Juan Ponce de León était possession de l'Espagne. Ce territoire sera racheté par les États-Unis en 1819.
ordre religieux fondé en 1208, par saint François d'Assise en vue de prêcher l'Évangile par la pauvreté, et approuvé par le pape Innocent III, en 1209.
Frontispice
Le mot de " frontispice " s’appliqua d’abord à l’architecture, et sa définition n’est pas facile à établir : façade principale d’un édifice, en particulier religieux, ou certaines des parties de cette façade, voire simple motif de décoration confondu quelquefois encore avec le fronton… Aujourd’hui, " frontispice " ne s’emploie plus guère que dans le domaine du livre ancien.
ville du Portugal, capitale de la région autonome de Madère, sur la côte sud de l'île principale, sur la baie du même nom.
La ville a conservé quelques vestiges des forts construits aux XVIe et XVIIIe siècles et possède une cathédrale du XVe siècle, la cathédrale Sainte-Claire, dans laquelle se trouve le tombeau de João Gonçalves Zarco, explorateur à qui l'on doit la découverte de l'île de Madère et fondateur de Funchal.
Fondée en 1421, érigée en ville en 1508, elle fut sous domination espagnole de 1580 à 1640 puis fut occupée par les Britanniques en 1801 et en 1807.
Orthographes recommandées par le Conseil supérieur de la langue française, d’après le rapport publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.
Merrien, Jean.
"Dictionnaire de la Mer". Le langage des marins, la pratique de la voile. Omnibus, Paris, janvier 2003. (Réédition).
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