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Autres pages dans ce chapitre : [ Les noms de Colomb dans plusieurs langues. ] [ Les noms - suite ] [ Colomb né à Cogoletto ? ] [ Colomb Génois ? ] [ Colomb catalan ? ] [ Colomb corse ? ] [ Colomb portugais ? ] [ Colon juif? ] [ Querelles et légendes ] 
| | Querelles et légendes sur les origines de Colomb. | Si la vie entière de Christophe Colomb est un vrai roman, c'est un roman encore plus étrange et plus compliqué qui est né des querelles relatives à sa naissance. On peut aisément comprendre que quelques lettrés espagnols aient tâché d'attribuer tout le mérite de la grande découverte à l'Espagne, allant jusqu'à revendiquer la citoyenneté du principal protagoniste et héros de l'entreprise. Et l'on comprend aussi que - séparés pendant des siècles, et encore de nos jours, par leurs langues et leurs cultures - les Castillans et les Catalans se soient disputé l'honneur d'avoir donné le jour à Crist6bal Colon. Mais quels monstrueux errements de l'imagination ont-ils pu engendrer un Colomb grec, un Colomb anglais, trois Colomb français et même un Colomb corse, un Colomb suisse et trois Colomb portugais? Tout cela ne peut être expliqué que par l'incommensurable importance de l'entreprise, et les profondes conséquences qu'elle eut sur le développement de l'histoire humaine, par la figure mythique du Navigateur qui dévoila le premier au monde antique le mystère du monde nouveau, et par le caractère exceptionnel de son existence et de ses voyages. Le mythe de Colomb, si exaltant, a fait naître chez des esprits exaltés et chez un grand nombre de dilettantes la tentation de se l'approprier. On a connu le même phénomène à propos de Shakespeare, dont l'indiscutable grandeur, jointe à une renommée sans précédent, en raison de la diffusion de la langue anglaise dans le monde entier, a répandu à son sujet des fables tout aussi fantaisistes. Les personnages « mythiques» qui peuplent son théâtre semblent effacer l'apparente modestie du gentilhomme campagnard, leur auteur, pour être attribués à une personnalité plus importante par sa vie et sa culture, plus noble, ou bien - selon les cas - pourvue d'une psychologie plus complexe: et il devint tour à tour Bacon, le comte d'Oxford, le comte de Derby et même (pourquoi pas? qui peut connaître l'esprit féminin ?) une femme. De toute façon, aucun document, aucun fait historique ne justifie, même partiellement, les histoires que l'on raconte sur la naissance de Colomb. Origines diversesTout à fait imaginaire est l'affirmation de l'Américain Goodrich qui identifie Colomb, le Découvreur, à un corsaire grec du XVe siècle, au service de la France, qui se faisait appeler Coulon ou Coullon. (voir notre page à ce propos) Absolument gratuite, également, est l'annotation portée au bas de la page d'un livre publié à Londres en 1682, où l'on peut lire à propos du « famous Columbus» : « born in England, but resident at Genoa ». Aussi invraisemblable, et sans plus de fondement, la prétention d'un écrivain portugais, selon lequel le Découvreur était un certain Gonzales Zarco, un noble qui s'était réfugié à Gênes et serait revenu au Portugal sous le nouveau nom de Christophe Colomb. Il y a ensuite les nombreuses homonymies. Elles ont donné lieu à des légendes partout où se trouvaient des gens dont le nom de famille était Colomb. Mais il est significatif que tandis qu'en Ligurie, dans la région de Plaisance et celle de Montferrat, les revendications dues à des homonymies se manifestèrent tout de suite, dès le XVIe siècle - hors d'Italie elles n'eurent lieu qu'à la fin du XVIIe siècle, au XVIIIe siècle et même pendant le XIXe siècle. Ainsi, en 1697, à Digne, un certain Jean Colomb, avocat, déclara qu'il était un descendant du Navigateur. Deux siècles plus tard - à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte des Amériques - des spécialistes en héraldique tentèrent à grand-peine de retrouver les origines des Coullon ou des Colomb de Bordeaux, de Bourgogne et de Savoie. Et un certain Monsieur Colomb - qui accueillit un des Ruffini, exilé en Suisse en 1834 croyait, avec autant de sincérité que de naïveté, qu'il était l'un des descendants du grand Christophe. Origines CorsesLes prétentions de la petite ville de Calvi sont aussi liées aux, homonymies. Plutôt tardives, elles datent de la fin du XIXe siècle. La ville de Calvi fut bâtie par les Génois en 1268, sur la côte nord-ouest de la Corse. Elle fut peuplée par des familles Génoises et demeura pendant des siècles une place forte fidèle à Gênes: « civitas Calvi semper fidelis », lit-on aujourd'hui encore sur la porte de la citadelle. Sa fidélité s'exerça contre les étrangers et contre les Corses eux-mêmes, à tel point que Pascal Paoli, lorsqu'il bâtit un peu plus loin une autre ville - Île-Rousse - se serait écrié: «J'ai dressé des potences pour y pendre Calvi. » A Calvi, les familles étaient donc presque toutes génoises. Et il avait certainement des Colomb parmi elles. C'étaient peut-être même des parents plus ou moins proches du Découvreur. Mais le respect de l'Histoire et des documents aurait dû empêcher l'inscription qu'aujourd'hui encore on peut lire sur une plaque scellée au mur d'une maison tombée en ruine: « Ici est né, en 1441, Christophe Colomb, immortalisé par la découverte du Nouveau Monde, alors que Calvi était sous la domination génoise; mort à Valladolid le 20 mai 1500. » Dans cette phrase commémorative, nous relevons une première erreur: Colomb mourut en 1506 et non pas en 1500. Deuxième erreur : Calvi n'était pas sous la domination génoise, mais c'est toute la ville qui était totalement génoise, tout autant que les quartiers de Pré et du Molo, plus que ne l'étaient Savone et Cogoleto. Troisième erreur : Colomb est né en 1451 environ et non pas en 1441. Quatrième et dernière erreur : il n'est pas né à Calvi. Et la présence, pendant son deuxième et son troisième voyage de découverte, de quelques marins originaires de Calvi ne suffit pas à accréditer la légende selon laquelle, à Calvi, «lu dolce lidu s'annannà Colombo dentr'u so nidu».
Du reste, ni les Corses ni les touristes français ne croient plus à cette fable. Mais ne nous attardons pas sur ces invraisemblables histoires. Origines espagnolesLa thèse selon laquelle Colomb serait d'origine espagnole mérite en revanche d'être étudiée de plus près. Que tentèrent de prouver quelques exaltés que les plus grands historiens espagnols ont désormais démentis avec une loyauté et un sérieux remarquables ? Voici ce qu'ils affirmaient : certes, il est exact que pendant la seconde moitié du XVe siècle un certain Cristoforus Columbus, fils de Domenico, lainier, et petit-fils de Giovanni de Moconesi, a vécu à Gênes; il est exact aussi que ledit Cristoforus Columbus a été marin ; mais ce n'est pas la même personne que Cristobal Colon, qui découvrit les Amériques. Et où serait né ce Cristobal Colon ? Il aurait vu le jour à Plasencia, en Estrémadure - dit l'un ; à Tortosa, en Catalogne affirme un autre ; à Pontevedra, en Galice - dit encore un troisième. L'hypothèse de la naissance à Pontevedra sembla prendre de la valeur en 1898, lorsque Celso Garcia de la Riega exhiba des documents venant de Pontevedra, où l'on mentionnait non seulement Cristobal Colon, mais aussi ses frères Bartolomé (Barthélemy) et Domingo, et même Maria de Fonterosa (sa mère). Jusqu'à ce que deux paléographes espagnols – Manuel Serrano y Sanz et Eladio Oviedo y Arce - déclarent que ces documents avaient été falsifiés. Parmi ceux qui font de la Catalogne la patrie de Colomb, il faut citer Ulloa et Bayerri. L'historien péruvien Luis Ulloa soutient, dans un livre publié en 1927, que le vrai nom du Découvreur était Colom, et qu'il est né quelque part en Catalogne; mais sa thèse, comme on le verra dans les annexes du second volume de cet ouvrage, n'est étayée par aucun document. On peut en dire autant pour Bayerri : à l'en croire, Colomb serait né dans une île située à l'embouchure de l'Ebre, à Tortosa, où vivaient des marchands génois. Il n'existe donc aucune preuve permettant d'affirmer que Colomb est originaire d'Estrémadure ou de Catalogne : et seulement des preuves falsifiées en faveur d'un Colomb galicien. Il nous semble inutile d'approfondir l'analyse des trois hypothèses citées plus haut, car elles ont été complètement démenties par le plus prestigieux des historiens espagnols, Antonio Ballesteros Beretta. Par son analyse minutieuse, il réfute les hypothèses selon lesquelles Colomb serait né en Galice, en Estrémadure, en Catalogne ou encore au Portugal ou en Corse, et il affirme que Colomb, le découvreur de l'Amérique, est le Cristoforo Colombo génois, fils de Domenico et de Susanna Fontanarossa. Tous les spécialistes sont désormais d'accord avec Ballesteros Beretta. Pas un d'entre eux, même parmi les espagnols, pour peu qu'il soit sérieux, ne soutient plus que Colomb était espagnol. Origines génoisesNous désirons toutefois répondre de façon directe à la question : Christoforus Columbus, fils de Domenico le lainier, petit-fils de Giovanni de Moconesi, était-il la même personne que Cristobal Colon, le Découvreur? Il faut considérer, avant tout, l'acte du majorat de 1498, où Colomb écrit: « Siendo yo nacido en Génova, ... de ella sali y en ella naci. » Bien des historiens, parmi lesquels un académicien espagnol renommé - Altolaguirre -, en affirment l'authenticité, tandis que d'autres le considèrent comme apocryphe. Et le fait que ce document ait été exhibé au tribunal à l'occasion d'une querelle entre les héritiers de Colomb, en 1578, ne renforce en rien la thèse de son authenticité. Il existe en outre la lettre du 2 avril 1502 de Colomb au Banco di San Giorgio - la plus ancienne et la plus glorieuse des institutions financières génoises -, lettre qui commence par ces mots: « Bien que mon corps soit ici, mon cœur est toujours près de vous. » Cette lettre a suscité la méfiance de certains spécialistes - très peu nombreux, à vrai dire. Les expertises graphologiques les plus précises attestent pourtant son authenticité, et d'ailleurs on ne voit pas pourquoi elle aurait été falsifiée. Cette lettre fait partie d'un ensemble de documents que Colomb a confiés à des citoyens génois, après les amertumes et les difficultés du troisième voyage et avant son départ pour le quatrième. Au printemps 1502, l'Amiral rassemble sous forme de copies notariales tous les actes concernant ses droits sur la découverte de terres nouvelles et il les envoie à Nicolà Oderico, ambassadeur de la République de Gênes. Il lui confie aussi la lettre pour le Banco di San Giorgio, dans laquelle il annonce qu'il lui laissera en héritage le dixième de ses propres rentes et lui recommande son fils Diego. Oderico retourne à Gênes, où il remet la lettre au Banco, qui répond - le 8 décembre 1502 - en exaltant (et comment des Génois ne l'auraient-ils pas fait, à la nouvelle d'un tel héritage ?) le geste de son « très célèbre concitoyen » à l'égard de sa « patrie d'origine ». Malheureusement, cette lettre n'arriva pas à destination. Et l'Amiral, revenu en Castille après son quatrième voyage, le déplore dans une autre lettre - du 27 décembre 1504 - adressée à l'ambassadeur Oderico, et par conséquent il annule le legs testamentaire. Il s'agit donc de quatre documents : le premier gardé dans les archives du Banco di San Giorgio jusqu'à 1829, date à laquelle il fut confié à la municipalité de Gênes; les trois autres, conservés dans les archives de la famille Oderico jusqu'en 1670, ont été donnés ensuite à la République de Gênes ; à la chute de la République, ils passèrent à la bibliothèque de l'un de ses sénateurs, Michele Cambiaso, avant d'être repris par la municipalité de Gênes en 1821. Le rapport qui existe entre ces quatre documents confirme l'absurdité d'une falsification possible, hypothèse qui, d'ailleurs, a été contredite par l'expertise graphologique. Il existe aussi ce que l'on nomme document "Assereto", d'après le nom de celui qui l'a découvert, en 1904, aux Archives notariales de l'État de Gênes, parmi les actes du notaire Gerolamo Ventimiglia, dans la deuxième liasse se rapportant aux années 1474-1504, au numéro 266. Il s'agit d'un document notarié à Gênes le 25 août 1479. Comment nier l'authenticité de ce document? Il faudrait supposer qu'Assereto l'ait falsifié, comme le fit Celso Garcia de la Riega, pour démontrer que le Découvreur des Amériques était espagnol. Nous comprenons naturellement que, pour les lecteurs, le nom du Génois Assereto vaut autant que celui de Celso Garcia de la Riega. Et si ce dernier se trouva être un faussaire, l'autre peut bien l'avoir été également. Mais il faut pouvoir donner des preuves de la falsification, ce qui a été fait pour les documents de Pontevedra; en ce qui concerne le document de Gênes, au contraire, c'est son authenticité qui a été prouvée. Il faut remarquer en outre que, à l'époque où Assereto retrouva le document, on n'aurait certainement pas pu élaborer un faux d'une qualité suffisante. Aujourd'hui, grâce à des procédés chimiques modernes, il est possible de «fabriquer" un document d'apparence ancienne -d'au moins quelques siècles - avec une perfection telle qu'il est très difficile de déceler la supercherie. Mais il y a cinquante ans, c'était absolument impossible, et un document falsifié aurait été dénoncé comme tel même par le plus simple paléographe. Les seuls faux possibles sont ceux que les philatélistes appellent « un faux d'époque" ou bien « un faux pour servir ". Ceux qui pensent que le document du majorat est faux disent qu'il aurait été falsifié au XVIe siècle et non pas "fabriqué" de nos jours. L'hypothèse selon laquelle le document Assereto pourrait avoir été "fabriqué" au début de notre siècle est absurde et dépourvue du moindre fondement. Il est tout aussi absurde de penser qu'il a été falsifié au XVIe siècle. Il s'agit d'un document qui depuis 1504 est placé dans une liasse notariale et il ne se rapporte pas directement à Christophe Colomb, mais à un procès auquel celui-ci prit part en qualité de témoin, parmi beaucoup d'autres. D'après son propre témoignage, il ressort de façon incontestable que Colomb était encore citoyen génois en 1479 et qu'il résidait en permanence à Lisbonne; qu'il effectua un voyage à Madère, pour une affaire de sucre, en juillet-août de l'année précédente, c'est-à-dire en 1478. Il apparaît aussi qu'il naviguait déjà pour les armateurs génois: Di Negro, Spinola, Centurione, ceux-là même pour qui il s'était rendu à Chio et dans les mers du Nord. Il faut en outre remarquer que les héritiers de ces armateurs sont mentionnés dans le testament de l'Amiral en 1506 et dans celui de son fils Diego en 1523, et que ces deux documents ne sont contestés par personne. Voilà une preuve irréfutable qui vient s'ajouter à beaucoup d'autres pour témoigner que Christoforus Columbus, génois, et Cristobal Colon, l'Amiral de Castille et Leon, ne sont qu'un seul et même personnage. Du reste, d'autres documents notariaux génois témoignent du passage en Espagne de Christophe, de Barthélemy et de Giacomo. En 1489 - à la suite d'un procès avec le père de son gendre Giacomo Bavarello, fromager - Domenico, déjà veuf, signe en tant que légitime administrateur de ses trois fils. Le 11 octobre 1496, une convention est signée entre Giovanni Colombo de Quinto et Matteo et Amighetto, ses frères, tous fils de feu Antonio Colombo, selon laquelle le premier d'entre eux devait se rendre en Espagne, à frais communs, pour "rendre visite à l'amiral Christophe Colomb". En 1501, quelques citoyens de Savone jurent que Christophe, Barthélemy et Giacomo Colomb, les fils et héritiers de feu Domenico sont "depuis longtemps loin de la ville et du territoire de Savone, au-delà de Pise et de Nice en Provence, et qu'ils vivent en Espagne comme tout le monde sait et le savait déjà". 
| LES FAITS ÉTABLIS En résumé, que pouvons nous dire sur les origines de Colomb? Christophe Colomb est issu d'une famille ligurienne. Son grand-père, Giovanni, est né à Mocônesi. Son père, Domenico, est né à Quinto. Il a vécu longtemps à Gênes et puis à Savone. Quinto fait aujourd'hui partie de la ville de Gênes, mais ce n'était alors qu'un village tout près de la ville. Christophe Colomb a vécu durant son enfance et son adolescence au Vico Diritto, sous la porte de Sant Andrea. Voilà des données historiquement sûres. Mais, plus précisément, où et quand est né Christophe Colomb? D'après deux documents, certainement authentiques, la date de sa naissance est fixée entre le 25 août et le 31 octobre 1451. Dans un document du 31 octobre 1470, Colomb déclare qu'il est « maior annis decemnovem » ; dans l'autre, du 25 août 1479, dont nous avons déjà amplement parlé, il déclare qu'il « est etatis annorum vigintiseptem vel circa ». Entre le 25 août et le 31 octobre 1451, Domenico Colombo, le père de Christophe, était gardien de la porte de l'Olivella et habitait donc juste à côté de cette porte. Par conséquent, c'est là que serait né Christophe. Le raisonnement est très clair. Toutefois, comment être sûr que ces deux déclarations de Colomb sont exactes ? N'importe qui peut se tromper en disant son âge. Et puis, comment calculait-il les années? S'il était né en octobre 1451, il aurait pu dire qu'il avait vingt-huit ans en août 1479, car il se trouvait en fait dans sa vingt-huitième année. Mais il aurait pu tout aussi bien dire qu'il avait vingt-sept ans, car il n'avait pas encore atteint ses vingt-huit ans. En outre, il faut remarquer ce « vel circa » du second document: c'est-à-dire que le 25 août 1479 il était âgé d'environ vingt-sept ans. Tout cela nous porte à croire que Christophe Colomb est né vers 1451, mais il est presque impossible de fixer exactement le jour de sa naissance à deux mois près. Il est donc historiquement établi que Christophe Colomb était issu d'une famille ligurienne, et qu'il a vécu pendant son enfance et son adolescence à Gênes, Vico Diritto. Il est tout aussi certain qu'il a vécu à Savone, où son père s'installa en 1470. Il est né à Gênes, mais est-on sûr que ce soit rue de l'Olivella ? Il pourrait par exemple être natif de Quinto, où son père Domenico avait encore sa maison et où sa mère, Susanna Fontanarossa, aurait accouché dans un endroit paisible et frais, entourée des femmes de la famille de son mari. Il pourrait par exemple être natif de Quinto, où son père Domenico avait encore sa maison et où sa mère, Susanna Fontanarossa, aurait accouché dans un endroit paisible et frais, entourée des femmes de la famille de son mari. Jusqu’au début de ce siècle, l’habitude était répandue, parmi ceux qui avaient émigré de la province à Gênes, d’envoyer les femmes accoucher à la campagne dans leurs familles. Tout cela, au fond, a peu d’importance. Rue de l’Ollivela ou Quinto, il s’agit toujours de Gênes. En plus des documents, il y a les témoignages des contemporains. Les querelles sur les origines génoises de Colomb ont commencé seulement au XVIIIe et au XIXe siècle. A l'époque de la découverte, tout le monde considérait Colomb comme italien et même génois, un étranger pour les Espagnols. Et personne ne peut douter de l'authenticité des témoignages des contemporains. Des historiens et des géographes espagnols, portugais, allemands, flamands, suisses, français et turcs nous parlent d'un Colomb génois, découvreur des Amériques. Leurs livres et leurs atlas n'ont pas tous moisi au fond des bibliothèques. Quelques-uns d'entre eux ont été édités plusieurs fois. Personne n'a jamais contesté les témoignages qu'ils rapportent. Il y en a eu moins vingt ouvrages écrits au XVIe siècle et neuf au XVIIe, auxquels on doit ajouter les, soixante-deux écrits par des Italiens. Parmi ces derniers, quatorze seulement sont liguriens. Les autres sont lombards, vénitiens, toscans, romains, napolitains, siciliens et même, dans un cas, de Malte. Les rivalités entre les différents états régionaux étaient encore très vives au XVIe siècle, c'est pourquoi les quarante-huit attestations de l'origine génoise de Colomb, faites par des auteurs italiens, mais non liguriens, sont tout aussi significatives que les vingt-neuf témoignages étrangers. En outre, beaucoup de ces régions étaient sous la domination des Espagnols et par flatterie on aurait pu attribuer à ces derniers des mérites que d'autres contestaient ou auraient pu contester. Les témoignages des ambassadeurs de l'époque sont encore plus significatifs.
 | Pedro de Ayala, ambassadeur d'Espagne près la cour d'Angleterre, écrivant le 25 juillet 1498 aux Rois Catholiques Ferdinand et Isabelle au sujet des découvertes de Jean Cabot, confirme l'origine génoise de Colomb. |  | En avril 1501, Nicola Oderico, ambassadeur de la République de Gênes à la cour d'Espagne, pendant une allocution aux rois d'Espagne, fait leur éloge pour avoir découvert des terres inconnues et inabordables sous la conduite de Colomb, « concitoyen, cosmographe éminent et très fidèle guide ». |  | Toujours en 1501, Angelo Trevisan, chancelier et secrétaire de Domenico Pisani, porte parole en Espagne de la République de Venise, écrivant à Domenico Malipiero, du Conseil des «pregadi», après avoir déclaré «io ho tenuto tanto mezo che ho preso pratica et grandissima amicitia cum el Columbo», affirme: «Cristoforo Colombo zenovese, homo de alta et procera statura, rosso, de grande ingegno et faza longa.» |  | Gaspare Contarini, ambassadeur de Venise près les cours d'Espagne et de Portugal, dans le rapport qu'il fait au Sénat de la République, le 16 novembre 1525, sur la situation de l'île Hispaniola (Haïti), parle de l'Amiral qui vit là. L'Amiral, c'est Diego, le fils aîné de Christophe. L'ambassadeur Contarini dit à son sujet: «Questo Almirante è figlio deI Colombo genovese et ha grandissime giurisdittioni con cesse a suo padre». |
Voilà les données dont nous sommes sûrs. La critique historique ne permet plus désormais les controverses ni les affabulations. Les neuf volumes in-folio de la Raccolta Colombiana - publiée par le gouvernement italien en 1892 - et le volume in-folio de la ville de Gênes - de 1931 - présentent une telle abondance de documents que personne n'ose plus discuter. Les savants du monde entier reconnaissent que Colomb est génois. Harrisse, le célèbre historien franco-américain de la fin du siècle passé, l'affirme sans hésitation. Vignaud lui-même - l'un des plus acharnés détracteurs de l'Amiral - ne doute pas que Gênes ait été la patrie de Colomb. Le plus grand historien espagnol, ce Ballesteros dont nous avons déjà parlé, professeur à l'université de Madrid et directeur du monumental recueil sur la Historia de América y de los pueblos americanos, consacre quatre-vingts pages à la querelle sur la patrie de Colomb et il conclut que « personne ne peut avoir le moindre doute» sur les origines génoises. Les spécialistes français d'Avezac, Roselly de Lorgues, Charcot, de La Roncière, Sumien, de Hevesy, sont tous d'accord pour reconnaître la naissance génoise du grand Découvreur. L'historien argentin Molinari partage totalement les conclusions de Rinaldo Caddeo, auteur contemporain renommé et l'un des plus sérieux qui se soit attaché à démontrer que Colomb était génois. Ce même Molinari a écrit dans les années trente une biographie de Colomb aussi synthétique que prestigieuse, alors que circulaient encore des hypothèses sans fondement, des arguments absurdes, quand ce n'était pas des inventions humoristiques, fort répandues à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci. Colomb est appelé plusieurs fois ligurien, génois, étranger par Manzano Manzano, recteur de l'université de Séville, et auteur d'une œuvre vaste et approfondie, détaillée et exacte, sur les sept années que Colomb passa en Espagne avant son départ pour la grande découverte. . Samuel Eliot Morison, le plus grand des biographes américains contemporains, écrit textuellement; « L'histoire commence à Gênes avec les parents du Découvreur. » Salvador de Madariaga a imaginé un véritable roman: non pas d'après des preuves ou des documents, mais à partir d'indices et d'arguments, dont certains même sont sans fondement. Toutefois, il ne nie pas que Colomb soit d'origine génoise; au contraire, il affirme textuellement: «Christophe Colomb était un Génois d'origine judéo-espagnole. » En résumé, nous pouvons considérer que la querelle concernant la patrie du Découvreur des Amériques est définitivement résolue. Il était génois. Il prit la mer à Gênes et c'est là qu'il acquit, dès sa première enfance, ce sixième sens de la mer qui devait faire de lui l'un des plus grands navigateurs de l'Histoire. A Gênes, il a hérité de la tradition des frères Vivaldi l'instinct du défi pour l'inconnu, qui fit de lui le plus grand découvreur de tous les temps. 
| | | Documentation Les légendes de pure invention sur le pays d'origine de Christophe Colomb sont évoquées dans: C. MOLLOY, De jure maritimo et navalis; London 1682 ; A. GOODRICH, A history of the character and achievements of the socalled Christopher Columbus, New York 1874, p. 143-147 ; G. R. SANTOS FERREIRA -A. FERREIRA de SERPA, Salvador Gonçalves Zarco (Cristobal Colon), Lisboa 1930, passim.
L'hypothèse fantaisiste d'un Colomb d'origine franco-suisse est avancée dans:C. CAGNACCI, Giuseppe Mazzini e i Fratelli Ruffini. Lettere raccolte e annotate, Porto Maurizio 1893, p. 16.
Soutiennent l'hypothèse de l'origine corse de Christophe Colomb:M. CASSANOVA, La vérité sur l'origine et la patrie de Christophe Colomb, Bastia 1880 ; J. PERETTI, Christophe Colomb français, corse et calvais, Paris 1888 ; L. M. CASABlANCA, Le berceau de Cristophe Colomb devant l'Institut de France et l'opinion publique, Paris 1890 ; G. P. LUCCIARDI, L'Annu Corsu. Almanaccu Letterarzu Illustratu, Nice 1924, p. 168; F. M. PAOLINI, Cristoforo Colombo nella sua vita morale, Livorno 1938, p. 5-6.
Parmi ceux qui prétendent que Colomb était originaire d'Estrémadure:V. PAREDES, ¿Colon extremeño? in "Rivista de Extremadura », 1903.
Cette thèse est anéantie par A. BALLESTEROS BERETTA, Cristobal Colon y el descubrimiento de América, vol. 1, Barcelona-Buenos Aires 1945, p.98-103. .
En faveur de la thèse selon laquelle Colomb serait originaire de Galice : C. GARCIA de la RIEGA, Colon espanol, in «Ilustracion espanola y americana », Madrid 1914.
Cette thèse est combattue par : M. SERRANO SANZ, Colon espanol, su origen y patria. Critica de la obra de Celso Garcia de la Riega, in «Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos», Madrid 1914.
En ce qui concerne le Colomb d'origine catalane:. L. ULLOA, Predescubrimiento hispano-catalan de América en 1477, Paris 1928 ; R. CARRERAS VALLS, El catala Xpo Colom de Terra Rubra descobridor d'América, Barcelona 1930.
Les hypothèses hasardeuses de ces auteurs ont été combattues efficacement et sans appel par : A. BALLESTEROS BERETTA, Cristobal Colon y el descubrimiento de América, vol. 1, op. cit., p. 112-127.
(L'ouvrage de A. Ballesteros Beretta qu'on vient de citer dresse dans sa bibliographie, p. 174-176, une longue liste des livres, rédigés par des historiens amateurs, qui soutiennent les diverses thèses selon lesquelles Colomb serait espagnol.)
Pour ce qui concerne l'institution du majorat : Raccolta di documenti e studi pubblicati dalla R. Commissione Colombiana, l ere partie, vol. 1 : Scritti di Cristoforo Colombo, publiés et commentés parC. DE LOLLIS, Roma 1892, p. 306 et CXXVIII ; Il s'agit du recueil monumental, composé de 9 volumes, édité par les soins de la Commission d'études sur Colomb à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte de l'Amérique, sous les auspices du ministère de l'Instruction publique d'Italie; désormais, pour plus de commodité, nous désignerons cet ouvrage par l'abréviation : Raccolta Colombiana.
A. ALTOLAGUIRRE, La real confirmacion dei Mayorazgo fundado por don Cristobal Colon el 22 de Febrero de 1498, Madrid, 1926; A. ALTOLAGUIRRE, Autenticidad de la escritura de Mayorazgo en la que don Cristabal Colan declara haber nacido en Génova, in «Atti del XXII Congresso Internazionale degli Americanisti, Roma, settembre 1926», vol. II, Roma 1928, p. 593 et 605 ; R. CADDEO, Appendice A du vol. II de: F. COLOMBO, Historie di Cristoforo Colombo, Milano 1930, p. 316 ; Citta DI Genova, Colombo, Genova 1931, p. 240 ; A. BALLESTEROS BERETTA, Cristobal Colon y el descubrimiento de América, vol. 1, op. cit., p. 161.
Parmi ceux qui sont d'un avis contraire:. H. HARRISSE, ChristoPhe Colomb, son origine, sa vie, vol. II, Paris 1884, p. 154 ; S. de MADARIAGA, Christophe Columbus, London-New York 1940, note 1 du chap. IV, p. 428-430.
Pour les lettres de Colomb au Banco di San Giorgio et à Nicolà Oderico: . Raccolta Colombiana, lere partie, vol. II: Scritti di Cristoforo Colombo publiés et commentés par C. de Lollis, Roma 1893, doc. XXXVII, p. 171, commentaire p. LXXVII; doc. XXXV, p. 167, commentaire, p. LXV; doc. LIlI, p. 246, commentaire, p. CXVIII ; H. HARRISSE, Cristoforo Colombo e il Banco di San Giorgio, Genova 1890, p. 13-21,37-39; A. BALLESTEROS BERETTA, Cristabal ColOn y el descubrimiento de América, vol. 1, op. cit., p. 169.
Pour le document Assereto : CITTA DI GENOVA, Colombo, op. cit., p. 136.
Pour les actes notariés attestant le déplacement de Colomb en terre ibérique, voir: Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. 1 : Documenti relativi a Cristoforo Colombo e alla sua famiglia, recueillis par L. T. BELGRANO et M. STAGLIENO, Roma 1896, doc. LXXVI, p. 154-155; doc. LXXXIII, p. 161 ; doc. LXXXX, p. 167; CITTA DI GENOVA, Colombo, op. cit., p. 176-177.
Pour ce qui concerne la date de naissance de Christophe Colomb, voir: Citta di Genova, Colombo, Genova 1931, p. 119-138; Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. 1 : Documenti relativi a Cristoloro Colombo e alla sua lamiglia, recueillis par L. T. BELGRANO et M. STAGLIENO, Roma 1896, doc. XXXII II, p. 112 ; U. ASSERETO, La data della nascita di Colombo accertata da un documento nuouo, in «Giornale storico e letterario della Liguria », Genova-La Spezia janvier-février 1904 ; A. P. d'AVEZAC, Canevas chronologique de la vie de Christophe Colomb, in «Bulletin de la Société de Géographie », 6e série, tome IV, Paris 1872, p. 5-25.
Pour ce qui concerne le lieu précis où serait né le futur navigateur, voir: Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. 1, op. ch., doc. III, p. 85 et commentaire p. 5 ; Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. 1, op. cit., doc. IV, p. 87.
La bibliographie concernant la question du pays d'origine de Colomb est fort importante. Tous les spécialistes de Colomb abordent généralement ce sujet avec la plus grande attention. Outre les textes du XIVe et du XVe siècle cités on peut consulter les spécialistes de Colomb suivants, qui soutiennent (ou du moins admettent) que le grand Découvreur est d'origine génoise:
- W. ROBERTSON, The History of America, London 1777 ;
I. DURAZZO, Elogio storico di Cristoloro Colombo, Parma 1781 ; G. B. SPOTORNO, Della origine e della patria di Cristoloro Colombo, Genova 1819 M. F. de NAVARRETE, Coleccion de los viajes y descubrimientos que hicieron por mar los espanoles, Madrid 1825-1837 ; W. IRVING, A history olthe lile and voyages 01 Christopher Columbus, London 1828 ; A. HUMBOLDT, Examen critique de l'histoire de la géographie du Nouveau Continent, Paris 1836-1839 ; L. GRILLO, Elogi di liguri illustri, IIe éd., Genova 1846 ; A. SANGUINETI, Vita di Cristoloro Colombo, Genova 1846 ; A. F. F. ROSELLY de LORGUES, Christophe Colomb, histoire de sa vie et de ses voyages, Paris 1856 ; M. G. CANALE, La vita ed i viaggi di Cristoloro Colombo, Firenze 1863 ; A. P. d'AVEZAC, Canevas chronologique de la vie de Christophe Colomb, in «Bulletin de la Société de Géographie », 6e série, tome IV, op. cit. ; A. HELPS, The Life of Columbus, London 1869 ; p. 29 G. B. LEMOYNE, Colombo e la scoperta dell'America, Torino 1873 ; O. PESCHEL, Geschichte des Zeltalters der Entdeckungen, Stuttgart 1877 ; L. BLOY, Le révélateur du globe, Paris 1884 ; H. HARRISSE, ChristoPhe Colomb, son ongine, sa vie, Paris 1884 ; H. HARRISSE, L'origine de Christophe Colomb, Paris 1885; F. TARDUCCI, Vita di Cristoforo Colombo, Milano 1885 ; P. PERAGALLO, Ongine, patria e gioventù di Cnstoforo Colombo, Lisboa 1886 ; F. PASINI La patria de Colon, Montevideo 1891 ; J. WINSOR, C. Columbus, Boston 1891 ; S. RUGE, Columbus, Dresden 1892 ; C. de LOLIS, Cristoforo Colombo nella leggenda e nella storia, Milano 1892 ; I. M. DICKEY, Christopher Columbus and his monument Columbia being. A concordance of choice, tributes to the great Genoese, Chicago-New York 1892 ; W. JOHNSON, Genoa the superb, the city of Columbus, London 1892 ; C. R. MARKHAM, Life of Columbus, London 1892 ; C. DESIMONI, Questioni colombiane, in Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. III, Roma 1894 ; A. SALVAGNINI, Colombo e i corsa ri Colombo, in Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. III, Roma 1894 ; G. UZIELLI, La vila e i tempi di Paolo del Pozzo Toscanelli, in Raccolta Colombiana, Ve partie, vol. l, Roma 1894 ; L. T. BELGRANO - M. STAGLIENO, Documenti relativi a Cristoforo Colombo e alla sua famiglia, in Raccolta Colombiana, IIe partie, vol. l, Roma 1896 ; J. B. THACHER, Christopher Columbus, his life, his work, his remains, vol. l, New York 1903 ; F. PODESTA, Cristoforo Colombo nacque in Genova, Genova 1905 ; H. VIGNAUD, Études critiques sur la vie de C. Colomb avant ses découvertes, Paris 1905 ; R. ALMAGIÀ, Cristoforo Colombo, Roma 1918 ; R. ALMAGIÀ, Cristoforo Colombo cittadino genovese, in "Genova», mars 1932 ; A. ALTOLAGUIRRE, La Patria de Colon segun las actas notariales de Italia, in "Boletîn de la Real Academia de la Historia», Madrid mars-juin 1918; G. E. NUNN, The geographical conceptions of Columbus, New York 1924 ; C. MANFRONI, Il grande Genovese e la modernissima critica, Roma 1925 ; G. PESSAGNO, Questiom colombiane, in "Atti della Società Ligure di Storia Patria", vol. LIII, Genova 1926 ; A. de HEVESY, Christophe Colomb ou l'heureux Génois, Paris 1927 ; N. SUMIEN, La correspondance du savant florentin Paolo del Pozzo Toscanelli avec C. Colomb, Paris 1927 ; J. B. CHARCOT, Christophe Colomb vu par un marin, Paris 1928 ; R. CADDEO, Appendice A du vol. II de : F. COLOMBO, Historie di Cristoforo Colombo, Milano 1930 ; R. LEVILLIER, América la bien llamada, Buenos Aires 1930; F. STREICHER, Die Heimat des Columbus, Münster 1930; J. N. L. BAKER,A history of geographical discovery and exploration, London 1931 ; C. de la RONCIÈRE, L'énigme d'une naissance. Christophe Colomb était génois, in "L'Illustration", Paris, octobre 1931 ; A. MAGNAGHI,Colombo, in "Enciclopedia italiana Treccani», Roma 1931; A. MAGNAGHI, Questioni colombiane, Napoli 1939 ; G. MONLEONE - G. PESSAGNO, Cristoforo Colombo. Documenti e prove della sua appartenenza a Genova; XXIII, 288 p., [202] c. di tav. : facs. ; 40 cm; Citta di Genova, Bergamo : Istituto italiano d'arti grafiche,1931 - IT\ICCU\UBO\0106942. J. B. BREBNER, The explorers of North America, London 1933 ; H. H. HOUBEN, C. Colomb 1447-1506, Paris 1935; P. REVELLI, Cristoforo Colombo e la scuola cartografica genovese, vol. II, Genova 1937; P. REVELLI, Colombo, Roma 1941 ; D. L. MOLINARI, La empresa colombina y el descubrimiento de América, in «Historia de la Naciôn Argentina», Buenos Aires 1939 ; S. de MADARIAGA, Christopher Columbus, London-New York 1940; S. CRINO, Come fu scoperta l'America, Milano 1943 ; A. ALVAREZ PEDROSO, Cristobal Colon, La Habana 1944 ; A. BALLESTEROS BERETTA, Cristobal Colon y el descubrimiento de América, Barcelona-Buenos Aires 1945 ; S. E. MORISON, Admiral of the ocean sea. A Life of Christopher Columbus, Boston 1949; S. E. MORISON, Christopher Columbus mariner, Boston 1955 ; F. I. ALVERNO, Pourquoi pas? Vita di Cristoforo Colombo, Genova 1951 ; M. RIGHETTI, Una luce nuova sui natati d, C. Colombo, Genova 1951 ; J. LEITHAUSER, Ufer hinter dem Horizont, Berlin 1953 ; I. O. BIGNARDELLI, Con le caravelle d, Cristoforo Colombo alla seoperta dei Nuovo M ondo, Torino 1959 ; F. RAMIREZ CORRIA, Excerta de una isla magica, México 1959; M. GABRIELE, Sulla rotta dei porta tore di Dio, Roma 1962 ; A. VILLIERS, Men, Ships and the Sea, Washington 1962 ; F. MORALES PADRON, Historia dei descubrimiento y conquista de Amériea, Madrid 1963 ; J. Manzano Manzano,Cristabal Colon. Siete arios decisivos de su vida, 1485-1492, Madrid 1964; I. P. MAGIDOVIC, Istorija otkrytzja i issledovanija centralnoj ijuzhnoj Ameriki, Moscou 1965 ; C. VERLINDEN - F. PÉREZ EMBID, Cnstabal Colon y el descubrimiento de América, trad. esp., Madrid 1967 ; M. A. MUSMANO, Columbus was first, New York 1968 ; H. BREUER, Kolumbus war Chinese, Frankfurt am Main 1970 ; P. 30 R. T. RIENITS. The voyages of Columbus, London-New York 1970 ; C. BRIZZOLARI, Storia di Genova sul mare, Firenze 1972 ; E. BRADFORD, Christopher Columbus, New York 1973 ; A. COOKE, America, New York 1973; L. VASSALLO, Genovesità di Colombo, in «La Casana », 15e année, n° 1, Genova 1973 ; F. FERNANDEZ ARMESTO,Columbus and the conquest of impossible, London 1974 ; D. G. MARTINI, L'uomo dagli zigomi rossi, Savona 1974.
Beaucoup d'autres historiens, chercheurs et savants célèbres, tout en ne faisant pas des problèmes posés par la vie de Colomb leur préoccupation principale, reconnaissent, quand ils parlent de lui, qu'il était d'origine génoise:
R. HAKLUYT, The English voyages 1494-1600, London 1964 ; G. W. LEIBNIZ, Mantissa codicis juris gentium diplomatici, Praefatio, Hannover 1700. F.M.A. VOLTAIRE, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, tome IV, Paris 1770 ; J. de VIERA y CLAVIJO, Noticias de la historia general de las Islas Canarias, 6e éd., Santa Cruz de Tenerife, 1967-1971 ; BOCCAGE (Mme du), La Colombiade, in « Oeuvres poétiques », tome II, Paris 1788 ; J. B. MUNOZ, Historia deI Nuevo Mundo, Madrid 1793 ; A. LAMARTINE, Christophe Colomb, Bruxelles 1852 ; P. CLAUDEL, Christophe Colomb, Paris 1929 ; H. A. L. FISHER, A history of Europe, London 1934 ; H. PIRENNE, Histoire de l'Europe, des invasions au XVIe siècle, Paris-Bruxelles 1936 ; V. VALENTIN, Welt-Geschichte. Völker-Männer-Ideen, Amsterdam 1939 ; G. ARCINIEGAS, Biografia deI Caribe, Buenos Aires 1945 ; E. GERHARDT, Columbus, Bremen 1956 ; A. BETTEX, Welten der Entdecker, München-Zürich 1960 ; G. M. TREVELYAN, History of England, London 1960; U. DETTORE, Storia delle esplorazioni, Novara 1965 ; W. CHURCHILL, A history of the English-speaking peoples, London 1968 ; R. KONETZKE, Scoperte e conquiste nelle terre d'oltremare, in «I Propilei », vol. VI, Milano 1968 ; F. MERZBACHER ,L 'Europa ne! XV secolo, in «I Propilei », vol. VI, Milano 1968 ; B. LANDSTROM, Knaurs Buch der frühen Entdeckungsreisen, München 1969 ; P. VILAR, L or dans le monde du XVIe siècle à nos jours, Paris 1969.
A ces ouvrages, on peut ajouter les plus grandes encyclopédies mondiales: Enciclopedia Universal Ilustrada Europeo-Americana, vol. XIV, Barcelona 1925; Enciclopedia Cattolica, Città del Vaticano 1949; La grande encyclopédie soviétique, vol. XXII, 2e éd., Moscou 1953; Pictorial History of America, Los Angeles 1954 ; Der Grosse Brockhaus, vol. VI, Wiesbaden 1955 ; Grand Larousse encyclopédique, vol. III, Paris 1960 ; Verbo, Enciclopedia luso-brasileira de Cultura, vol. V, Lisboa 1967 ; Encyclopedia Americana, New York 1972 ; Gran Enciclopedia Rialp, vol. VI, Madrid 1972.
Il manque dans cette liste l'Encyclopaedia Britannica. L'édition de 1960 propose une biographie de Colomb conforme à la documentation historique. En revanche, dans l'édition de 1970, l'article qui lui est consacré, et dont la rédaction a été confiée à Madariaga, présente comme historiquement fondées ses hypothèses fantaisistes. Le prestige de l'Encyclopaedia Britannica n'y gagne certes rien. Les références à ce sujet de la quatrième annexe de ce chapitre se trouvent dans le prestigieux volume de la CITTA DI GENOVA, Colombo, op. cit., p. 6-21. Elles y sont accompagnées d'une documentation photographique. Il n'y a que les références indiquées aux points 2 et 3 qui ne se trouvent pas dans le volume en question: la première parce qu'elle fut découverte seulement après la publication de l'ouvrage; la seconde a été simplement oubliée, comme l'a noté A. FARINELLI dans la «Nuova Antologia» du 16 mai 1928. La dissertation anti-aristotélicienne de HERNANDO ALONSO DE HERRERA, dont on parle dans la quatrième annexe, a été publiée par A. BONILLA, en 1920. Voir: P. REVELLI, Cristoforo Colombo e la scuola cartograjïca genovese, vol. II, op. cit., p. 90-91.
P. Kahle, Die verschollene Columbus Karte von 1498 in einer türkischen Weltkarte von 1513, Berlin-Leipzig 1933; R. ALMAGIA,l1 mappamondo di Piri Reis e la carta di Cristoforo Colombo deI 1498, Roma 1934 ; P. Revelli,Cristoforo Colombo e la scuola cartografica genovese, vol. II, op. cit., p. 228 ; S. E. Morison, Admiral of the ocean sea. A life of Christopher Columbus, op. cit., p. 408-409; E. Rossi, Scritti turchi su Cristoforo Colombo e la scoperta deZZ'America, in «Studi Colombiani », vol. II, Genova 1952, p. 563-566 ; Piri Reis Harztasi (carte de Piri Reis), Istanbul 1966 ; E. B Radford, Christopher Columbus, op. cit., p. 171-174; P.E. Taviani, Si dice che un genovese infedele dal nome Colombo abbia scoperto illuogo, in «Liguria », n° 6-7, Savona, juin-juillet 1973, p. 7-11.
Sources des informations : Paolo Emilio Taviani. | 
| Documentation
| Notes : Qui est Paolo Emilio Taviani ? Paolo Emilio Taviani (né le 6 novembre 1912 à Gênes - mort le 18 juin 2001 à Rome) était un universitaire (économiste et historien) et un homme politique italien de la seconde moitié du XXe siècle. Paolo Emilio Taviani a mené une carrière d'homme politique (député, sénateur, ministre de 1953 à 1974 à divers postes, dont l'Intérieur (1962-1968) et les Finances), d'enseignant à l'Université de Gênes (il y enseigne l'économie politique) et d'historien. La communauté internationale des historiens le reconnaît comme spécialiste de l'histoire de Christophe Colomb. Il a à ce titre été élu président de la Commission du cinquième centenaire de la découverte de l'Amérique, en Italie. En 1993, il a dirigé la revue Civitas. Taviani est un des rares biographes modernes de Colomb à avoir visité tous les lieux où l'Amiral de la Mer Océane est censé avoir séjourné. La carte de Piri Reis est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapı à Istambul. Elle est attribuée à l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l'aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l'Afrique et les côtes orientales de l'Amérique du Sud. Au Sud de ces dernières, un tracé fait l'objet d'interprétations contradictoires. Gregory C. Mc Intosh, dans son livre The tale of two admirals - Columbus and the Piri Reis Map of 1513 a examiné en détail les énigmes posées par la carte de Piri Reis et a démontré qu'elle correspondait à un assemblage de plusieurs cartes de Christophe Colomb ; par exemple on remarque que les Îles Vierges, qui ont dû être reprises sur deux cartes distinctes, sont représentées en double ou encore que les noms des ports et îles sont directement empruntés aux cartes de Colomb. 
| Documents de référence : Toutes les informations citées proviennent de l'ouvrage :  | Paolo Emilio Taviani : "Cristoforo Colombo. La genesi della grande scoperta"; 2 v. : ill. ; 34 cm (In custodia); Novara, Ist. Geografico De Agostini, 1974. |  | Traduction du texte, de l'italien en français, par Bianca Maria Festa, Annie et Paule Oliver. |
Ouvrages de P.E. Taviani sur Colomb. (Extrait) | Monsignor Prospero Peragallo, biografo di Colombo, in "Genova", Genova 1932, n.5, pp. 357-361. |  | Colombo conosceva la mappa dei Vichinghi?, in "Epoca", Milano, 1965, n. 788, 31.X. |  | Cristoforo Colombo e la scuola di corografia ligure, in "Liguria", Genova- Savona, 1972, XXXIX, n. 4, pp. 21-25. |  | Genovesità di Colombo, in "Liguria", Genova-Savona, 1972, XXXIX, n. 11, pp. 3-5. Ristampato sempre in "Liguria" nel 1975, XLII, n. 7-8, pp. 5-7 e 1979, XLVI, n. 9-10, pp. 3-5. |  | Cristoforo Colombo e la tradizione marinara di Genova, in "La Caravella", Editalia, Roma 1972, pp. 11-18. |  | Perché Cristoforo Colombo non parlava italiano?, in "Epoca", Milano 1972, n. 1144, 3.IX. |  | Si dice che un genovese infedele dal nome Colombo abbia scoperto il luogo, in "Liguria", Genova-Savona 1973, XL, n. 6-7, pp. 7-11. |  | Chi ha inventato il nome "America" se non è stato Vespucci?, in "Epoca", Milano 1973, 4.XI. |  | Cristoforo Colombo. La genesi della grande scoperta, Novara, Ist. Geografico De Agostini, 1974, 2 voll., pp. 264/336. 2.ed., I.G.De Agostini, Novara 1980, 2 voll., pp. 264/339. 3.ed., I.G. De Agostini, Novara 1988, 2 voll., pp. 264/331.  | Ed. francese, Christophe Colomb. La *Genèse de la Grande Découverte, Atlas, trad. di B.M. Festa, A. Olivier et P. Olivier, Novara-Paris 1980, 2 voll., pp. 264/331. |  | Ed. spagnola, Cristóbal Colón, la Génesis del Gran *Descubrimiento Istituto Geografico De Agostini-Editorial Teide, Barcelona 1977, 2 voll., pp. 264/339. |  | Ed. Pocket it., Ist. Geografico De Agostini, Novara 1982, pp. 516. |  | Ed. Pocket spagn., Ist. Geografico De Agostini, Novara 1982, pp. 509. |  | Ed. inglese, Christopher Columbus. The grand design, Orbis, London 1985, pp. 573. |
|  | L'Ammiraglio dell'Oceano, in "Il Mese", Milano 1978, n. 9, pp. 642-649. |  | I Viaggi di Colombo. La Grande Scoperta, Ist. Geografico de Agostini, Novara 1984, 2 voll., pp. 264/336. 2 Ed., Ist. Geografico de Agostini, Novara 1990, 2 voll., pp. 264/336.  | Ed. spagn., Los Viajes de Colón, el gran descubrimiento, trad. a cura di M. Conti, Planeta-De Agostini, Barcelona-Novara 1989, 2 voll., pp. 264/336. |  | Ed. pocket (it.), I Viaggi di Colombo, *la grande scoperta, Ist. Geografico De Agostini, Novara 1986, pp. 498. |  | Ed. inglese, The Voyages of Columbus. The great discovery, translated by Ist. Geografico De Agostini, Novara 1991, 2 voll., pp. 264/342. |
|  | Il vero e il falso Colombo, Appendice al libro di C. Verlinden, Cristoforo Colombo, Roma, Ed. Paoline, 1985, pp. 107-150. |  | Genova, Colombo e la grande scoperta, in "Cristoforo Colombo nella Genova del suo tempo", Torino, Nuova ERI, 1985, pp. 9-30. |  | Brevi cenni sulla residenza di Colombo in Andalusia, in "Atti del 2° colloquio su La Presenza *Italiana in Andalusia nel basso Medioevo e nel primo arco dell'Età moderna (Roma 1984)" Cappelli, Bologna 1986, pp. 7-12. |  | Bibliografia e storiografia colombiana, in "Columbus 92", Genova 1986, II, nn. 3-4, pp. 34-35. |  | A Psychologically Modern Man of the Middles Ages, in "The First San Salvador Conference", San Salvador 1986, pp. 1-12. |  | Nel nome di Colombo, in "I Liguri nel Mondo", Genova 1986, I, n. 5, p.1. |  | Un breve commento sul tema delle lingue di Colombo. "Le lingue di Colombo. Tavola rotonda", in "Columbeis II", Genova 1987, pp. 37-42. |  | Scoperta o incontro? Nuovo Mondo, in "La Voce d'Italia", Caracas 1988, 25 de enero, pp. 3-4. |  | Cristóbal Colón. Dos Polémicas, Coordinación y traducción de G. Dal Piaz, México, Nueva Imagen, 1991, pp. 117. |  | Questioni Colombiane nel Quinto Centenario, in "Iconografia Colombiana. Immagini dal Nuovo Mondo", Esposizione ideata dall'Istituto della Enciclopedia Italiana in occasione del V Centenario della Scoperta dell'America (Roma 1992, Musei Capitolini), Istituto della Enciclopedia Italiana, pp. 13-22. |  | Cristoforo Colombo: l'uomo e il marinaio, in "Due Mondi a Confronto 1492- 1728. Cristoforo Colombo e l'Apertura degli Spazi", Catalogo dell'Esposizione organizzata dal Ministero per i Beni Culturali e Ambientali per il Comitato Nazionale per le Celebrazioni del V Centenario della Scoperta dell'America (Genova Palazzo Ducale 16 maggio-12 ottobre 1992), IPZS, Roma 1992, 2 voll.; I vol., pp. 369-380. |  | Ilha do Porto Santo. Patria o projecto de Cristovao Colombo, Edicioes Asa, Lisboa 1995. Opuscolo in lingua portoghese di 18 pagine, 20 illustrazioni e ampia carta geografica dell'isola di Porto Santo (un lembo di terra - 42 km2 - sperduto in Atlantico), dove, secondo Taviani, il sogno di Colombo, già suffragato da molti 'indizi', si concretò in un definito progetto. |  | "Mundus Novus", Cristoforo Colombo al di là dell'Ecumene ascetica, in "Optima Hereditas, sapienza giuridica romana e conoscenza", Scheiwiller, Milano 1992, pp. 617-656. |  | Cristoforo Colombo e la sua epoca, in "Sardegna, Mediterraneo e Atlantico tra Medioevo ed Età Moderna", Studi in onore di Alberto Boscolo a cura di L. D'Arienzo, Bulzoni Editore, Roma 1993, III vol., pp. 9-34. |  | Christopher Columbus, Italian Geographic Society, Roma 2000. Tre volumi di 386, 382, 596 pagg. E' la traduzione in lingua nordamericana compiuta dal prof. Luciano Farina della Ohio State University di Columbus (Ohio). (Probalement son dernier ouvrage sur ce sujet). |
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