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Autres pages dans ce chapitre : [ Les noms de Colomb dans plusieurs langues. ] [ Les noms - suite ] [ Colomb né à Cogoletto ? ] [ Colomb Génois ? ] [ Colomb catalan ? ] [ Colomb corse ? ] [ Colomb portugais ? ] [ Colon juif? ] [ Querelles et légendes ] 
|  | Le document Assereto. | En quoi consiste ce document ?Il s'agit d'un document notarié à Gênes, le 25 août 1479. Il est conservé aux Archives notariales de l'État de Gênes. Il cite nommément Christophe Colomb et recoupe des informations données par Las Casas dans l'Histoire de Indes. Ce document est nommé "document Assereto", d'après le nom de celui qui l'a découvert, en 1904, Ugo Assereto, un colonel Italien. Ce document se trouvait parmi les actes du notaire Gerolamo Ventimiglia, dans la deuxième liasse se rapportant aux années 1474-1504, au numéro 266. Voir le document N° 44, dans la liste publiée sur cette page. Ugo Assereto à publié un compte rendu de sa trouvaille dans un petit ouvrage : Assereto, Ugo : "La data della nascita di Colombo accertata da un documento nuovo"; 16 p. ; 24 cm; La Spezia : Tip. di F. Zappa, 1904; [Estr. da: Giornale storico e letterario della Liguria, a. 1904, fasc.1-2, gennaio-febbraio] - IT\ICCU\TO0\0980475.
Certaines personnes ont affirmé que ce document est un faux. Pourquoi pas... Mais, leur crédibilité est fâcheusement mise en doute lorsqu'on découvre qu'elles ne donnent pas la moindre preuve de leurs affirmations. D'autant que toutes les expertises officielles effectuées dans cette hypothèse ont démontré le contraire : ce document est totalement authentique ! 
| Que dit ce document ?Il cite Christophe Colomb dans une transaction commerciale. Voici le passage dans lequel est mentionné l'Amiral:«Lodisius Centurionus constitutus in jure et in presentia venerandi Of[icii Mercantie, dicit et exponit quod ipse habiturus est sive habere sperat vel dubitat cum Paulo de Nigro quondam Luce sive cum Cazano eius /ratre et dicto Paulo, et quia ipse habet nonnullos testes informatos de juribus ipsius Lodisii, qui sunt de proximo recessuri de presenti civitate Janue et in longinquum iter profecturz~ ideo requirit dictos testes ad eternam rei memoriam, et ne fides veri pareat recepi et examin-ari. Et primo probare intendit et [idem facere quod rei veritas fuit et est quod cum alias de anno proxime preterito, eo tempore de quo testes... dixerint, Paulus de Nigro de commissione ipsius Lodisii et dicti Cazani vel alterius eorum deberet mittere ad insulam A lmadere causa emendi certam quantitatem sucharorum, et ipse Lodisius misisset, dicta occaxione, ducatos mille ducentos nonaginta, sive groxados mille ducentos nonaginta sive valorem ipsorum dicto Paulo, qui debebat emere rubas duo millia quadringentas in plus sucharorum, Christofforus Columbus de ordine dicti Pauli missus fuit ad insulam A lmadere et ibi incaparavit seu emit summam sucharorum supradictam. Testes pro Ludovico Centuriono. ln nomine Domini amen. Noverint universi et singuli presens publicum instrumentum testimoniale inspecturi quod costitutus in presentia mei notarzj et testium infrascriptorum ad hec specialiter vocatorum et rogatorum Cristoforus Columbus civis Janue, requisitus hic in testem et pro teste recepi et examinari. lnterrogatus si est de proximo recessurus, respondit: sic, die crastino de mane pro Ulisbona. lnterrogatus quottannis est respondit quod est etatis annorum viginti septem vel circa.» Traduction en françaisLodovico Centurione, s'adressant à la justice et en présence du vénérable Bureau des marchandises, dit et expose ce qu'il obtiendra ou espère ou doute d'avoir de Paolo di Negro, fils de feu Luca, lui-même ou son frère Cazano du susdit Paolo; et puisqu'il a quelques témoins bien informés des droits de ce Lodovico, lesquels doivent prochainement quitter cette ville de Gênes pour un long voyage, il demande que ces textes soient reçus et examinés, afin qu'on se souvienne toujours de ces faits et que la vérité demeure. Et d'abord il veut prouver et témoigner que la vérité du fait fut et est que plusieurs fois durant l'année passée, à un moment que les témoins préciseront, Paolo di Negro devait, à la demande de Lodovico et dudit Cazano - ou de l'un des deux - envoyer acheter à l'île de Madère une certaine quantité de sucre; à cette fin, ledit Lodovico avait envoyé mille deux cent quatre-vingt-dix ducats, ou bien mille deux cent quatre-vingt-dix grossati (1) ou la valeur qu'ils représentent, audit Paolo, lequel devait acheter plus de deux mille quatre cents rubbis de sucre; Christophe Colomb, sur ordre dudit Paolo, fut envoyé à l'île de Madère où il trouva et acheta la quantité de sucre susdite. Les témoins sont en faveur de Lodovico Centurione. ln nomine Domini amen. Que tous ceux qui verront le présent document public sachent qu'il a été établi en présence de moi-même, notaire, et des témoins soussignés et spécialement requis à cet effet; Christophe Colomb, citoyen de Gênes, appelé ici comme témoin doit être en cette qualité reçu et questionné. Interrogé s'il doit partir bientôt, ii répond: oui, demain matin pour Lisbonne. Interrogé sur son âge, il répond qu'il a environ vingt-sept ans. » 
Le document ayant été découvert après 1892, il ne se trouve pas dans la Raccolta Colombiana. Sa photocopie est publiée dans le livre de la ville de Gênes. A la lumière de ce document, l'hypothèse visant à rapprocher, ou pire, à confondre ou substituer la vraie famille Colomb, « génoise », avec d'autres familles du même nom, ligures, lombardes ou d'autres provenances italiennes ou étrangères, tombe d'elle-même. De même que tombe le principal argument de ceux qui tentent de soutenir qu'un Christophe Colomb génois, lainier, même s'il a existé, n'était pas celui qui a découvert l'Amérique.... D'après Paolo Emilio Taviani.

| Les détracteurs de ce document.Ce document à pour principaux détracteurs tous ceux qui veulent faire naître Colomb ailleurs qu'à Gênes ou démontrer que ce n'est pas lui qui a découvert le Nouveau Monde. Un des principaux opposants à l'authenticité de ce document est Luis Ulloa. En 1927, il a déclaré que ce document était faux. Quelles sont les preuves apportée par Ulloa pour réfuter l'authenticité de ce document ? Aucune ! Ulloa déclare ce document faux mais ne le prouve pas. Il a seulement une certitude....mais il ne démontre rien. Comme d'habitude Ulloa additionne les sophismes et rien d'autre. Voici, ci-dessous, le passage du texte de l'ouvrage de Luis Ulloa, dans lequel il déclare que le "document Assereto" est un faux : "Alors, très opportunément, on a sorti à Gênes un document appelé le document Assereto: du nom d'un général dont la bonne foi a été sans doute surprise à ce sujet, et qui s'est imaginé avoir fait une découverte sensationnelle. Ce prétendu document consiste dans la minute - rien que la minute - d'un acte notarial génois et il renferme une soi-disant déposition du Cristoforo Colombo de Gênes faite en 1479 dans un procès entamé dans cette ville contre Paolo di Negro déjà cité. Il s'en suivrait que le tisserand Cristoforo, devenu commis voyageur, se serait rendu à l'île de Madère et y aurait pris l'engagement d'acheter une certaine quantité de sucre pour di Negro, mais que celui-ci ne lui ayant envoyé qu'une partie de l'argent nécessaire pour le payement, le contrat d'achat en conséquence fut cassé (236). D'après les génovistes, ce papier Assereto prouverait non seulement que le Cristoforo visita ou habita l'île de Madère, mais surtout qu'il était en rapport d'affaires avec di Negro. A ces allégations, je réponds tout d'abord que je me refuse à croire à l'authenticité de la minute Assereto (A). Depuis les faux Salinerio, le Codicille militaire attribué à Colomb et les faux exemplaires de la lettre à Santangel fabriqués à Bologna - en passant sur des dizaines d'autres faux - on est en droit d'exiger des documents italiens les plus sévères conditions d'authenticité et de ne les admettre en témoignage qu'après la plus sérieuse et impartiale des expertises paléographiques. J'accepte bien celle-ci pour les documents espagnols que je cite. Le papier Assereto n'est qu'une minute; il suffit à quelques calligraphes d'avoir du vieux papier- et il n'en manque pas - pour faire bien des minutes pareilles. Si l'on examine les fac-similés publiés dudit papier on remarque de suite deux écritures différentes. Mais quand même ce papier serait authentique, il ne prouverait pas que le vrai découvreur de l'Amérique (Juan Colom comme on le verra) (B) était en rapport avec Paolo di Negro; il ne prouverait même pas que Cristoforo de Gênes était le débiteur de di Negro, mais au contraire, que c'est celui-ci qui ne savait pas tenir ses engagements. Ce que prouverait encore ce papier c'est que le tisseur Cristoforo, jusqu'en 1479, six ans avant que le vrai Colomb se présentât aux Rois catholiques, ne savait pas conduire un navire et ne voyageait que comme agent commercial. C'est assez pour détruire la thèse génoise, car le fait que Cristoforo aurait été à Madère ne suffit pas pour qu'on le suppose capable de découvrir l'Amérique. Des centaines de gens habitaient Madère, beaucoup d'entre eux étaient des marins et non pas des commis voyageurs, et ils n'ont pas découvert l'Amérique. Les inventeurs de la minute génoise de 1479, bien qu'ils aient travaillé ad hoc, n'ont pas été habiles (N). La supercherie des « génovistes » se détruit donc d'elle-même, par sa propre audace." Fin de citation. 
| Les arguments utilisés par Luis Ulloa(A) " je me refuse à croire à l'authenticité de la minute Assereto..." : il refuse de croire mais n'a rien prouvé. (B) "...quand même ce papier serait authentique, il ne prouverait pas que le vrai découvreur de l'Amérique (Juan Colom comme on le verra) ... "pour lui le véritable découvreur de l'Amérique n'est pas Christophe Colomb né à Gênes mais est un dénommé Juan Colom, donc même si le document est vrai c'est une autre personne qui a traversé l'Atlantique.... (N) ce repère dans le texte d'Ulloa est un renvoi vers une note explicative, située à la fin de l'ouvrage, page 366. Voici le texte intégral de cette note de Luis Ulloa. LES DOUTES SUR L'AUTHENTICITÉ DU DOCUMENT ASSERETO. Il suffit de jeter un coup d'œil sur le fac-similé du document Assereto publié par Paolo Revelli pour y distinguer deux, et peut-être même trois écritures différentes. Quand même le notaire qui dressa cet acte aurait souvent changé de clercs, ce fait n'est pas propre à nous rassurer. Si on regarde de plus près, on voit le nom Xristoforus écrit différemment, et même une fois avec un C. L'enlacement de l'a avec l'r et de celui-ci avec l'u a été fait à trois ou quatre reprises de manière à donner le change pour qu'on puisse y lire Xristoferens. Du reste, pour vouloir trop prouver, le document Assereto ne prouve rien, sauf, s'il était authentique, que Cristoforo Colombo ne put pas être le découvreur de l'Amérique. On veut tirer de ce papier ces conclusions: 1° l'âge de Cristoforo, qui aurait compté vingt-huit ans en août 1479; 2° son séjour à Madère; 3° son retour à Gênes, dont on déduit qu'il a pu faire à cette ville l'offre de la découverte; 4° ses rapports commerciaux avec di Negro. Mais on n'a pas pensé, en portant ce papier à la discussion, que, si Colomb avait été ce Cristoforo, il aurait continué à parler toujours italien (ou génois) jusqu'à l'âge ci-dessus indiqué, et il ne l'aurait pas «oublié ., comme les génovistes le prétendent si comiquement. Il est aussi curieux que, d'après le papier d'Assereto, jusqu'en août 1479 ce Cristoforo n'était pas patron de nef, mais simple commis voyageur, comme l'a appelé M. Pesagno, un de ceux qui tiennent le plus à tirer parti du prétendu document Assereto. D'après M. Pesagno, c'est la maison commerciale Di Negro-CeturioneMafalde, avec succursale à Majorque, qui aurait envoyé Cristoforo Colombo chercher de l'or en Guinée. Seulement, M. Pesagno oublie de nous dire si ledit Negro est le même que celui du codicille du vrai Colomb, car, de même qu'il y eut un Cristoforo Colombo, qui n'eut rien à faire avec Xristoferens (Juan Colom), de même il y eut plusieurs Paolo di Negro. (Voir: Assereto (Ugo), La data della nascita di Cristoforo Colombo, Spezia, 1904. Revelli (Paolo), Terre d'America e archivi d'Italia, Milan, 1926",p. 93, et fac-similé n° 54. Pesagno (Giuseppe), Questioni Colombiane. Atticle dans l'Atti della Società Ligure di Storia Patria, vol. LIlI, année 1926, p. 103.)
Dans cette note Ulloa dit : "Il suffit de jeter un coup d'œil sur le fac-similé du document Assereto publié par Paolo Revelli pour y distinguer deux, et peut-être même trois écritures différentes..." Nous sommes en 1927, Ulloa est à Lima, il examine une copie photographique en noir & blanc d'un document imprimé (lithographié ?) dans un livre..... 
Résumé : L'objectif de Luis Ulloa était de démontrer que celui qui a découvert l'Amérique n'était pas un génois nommé Cristoforo Colombo mais un catalan nommé Juan Colom. Pour cela, Ulloa refuse de croire à l'authenticité du document Assereto qui cite Cristoforo Colombo. Il est prêt à tout pour réfuter ce document y compris au moyen d'un raisonnement douteux. Ulloa exprime ses doutes mais ne produit aucune preuve de falsification. De plus, il faut noter que Luis Ulloa n'a jamais vu l'original du document qu'il conteste. Lorsqu'il a rédigé son texte, il se trouvait en Amérique du Sud à Lima, au Pérou. Les intuitions de Luis Ulloa partent de l'examen d'une copie du document qu'il conteste. Cette copie a été réalisée avant 1926, en noir et blanc avec les moyens techniques de l'époque. Cette copie a été publiée dans un ouvrage de Paolo Revelli, donc en noir et blanc et de qualité médiocre..... Ulloa a seulement vu deux écritures différentes sur un fac simile de ce qu'il qualifie de minute de notaire. La façon de travailler des notaires en 1479 est probablement différente de celle de 1927.... On ne peut donc pas parler d'une expertise de la part de Luis Ulloa. Pas plus que pour le texte de cette page :-) Ulloa n'a produit aucune preuve de ce qu'il avance et comme à l'accoutumée ses démonstrations sont faites de sophismes pour lesquels il ne produit que des théories et aucune preuve. Ulloa se contente d'écrire pour terminer son texte "Les inventeurs de la minute génoise de 1479, bien qu'ils aient travaillé ad hoc, n'ont pas été habiles." Ulloa ne nous dit pas l'essentiel : qui sont ceux qu'il qualifie d'inventeurs de ce document ? A l'époque où ce document a été découvert et avant cela, les techniques et les moyens de falsification faisaient défaut pour produire un faux parfait. Aucun moyen qui aurait permis de falsifier ce document à l'époque où il a été découvert ne pourrait résister aujourd'hui aux moyens et aux techniques d'investigation modernes. Toutes les expertises effectuées ultérieurement par les autorités italiennes ont renforcé la certitude que ce document est authentique et véritable. Nous ne sommes pas pour autant sortis de cet imbroglio. 
| "Comment nier l'authenticité de ce document? Il faudrait supposer qu'Assereto l'ait falsifié, comme le fit Celso Garcia de la Riega, pour démontrer que le Découvreur des Amériques était espagnol. Nous comprenons naturellement que, pour les lecteurs, le nom du Génois Assereto vaut autant que celui de Celso Garcia de la Riega. Et si ce dernier se trouva être un faussaire, l'autre peut bien l'avoir été également. Mais il faut pouvoir donner des preuves de la falsification, ce qui a été fait pour les documents de Pontevedra; en ce qui concerne le document de Gênes, au contraire, c'est son authenticité qui a été prouvée. Il faut remarquer en outre que, à l'époque où Assereto retrouva le document, on n'aurait certainement pas pu élaborer un faux d'une qualité suffisante. Aujourd'hui, grâce à des procédés chimiques modernes, il est possible de « fabriquer» un document d'apparence ancienne - d'au moins quelques siècles - avec une perfection telle qu'il est très difficile de déceler la supercherie. Mais il y a cinquante ans, c'était absolument impossible, et un document falsifié aurait été dénoncé comme tel même par le plus simple paléographe. Les seuls faux possibles sont ceux que les philatélistes appellent « un faux d'époque» ou bien « un faux pour servir ». Ceux qui pensent que le document du majorat est faux disent qu'il aurait été falsifié au XVIe siècle et non pas « fabriqué» de nos jours. L'hypothèse selon laquelle le document Assereto pourrait avoir été « fabriqué» au début de notre siècle est absurde et dépourvue du moindre fondement. Il est tout aussi absurde de penser qu'il a été falsifié au XVIe siècle. Il s'agit d'un document qui depuis 1504 est placé dans une liasse notariale et il ne se rapporte pas directement à Christophe Colomb, mais à un procès auquel celui-ci prit part en qualité de témoin, parmi beaucoup d'autres. D'après son propre témoignage, il ressort de façon incontestable que Colomb était encore citoyen génois en 1479 et qu'il résidait en permanence à Lisbonne; qu'il effectua un voyage à Madère, pour une affaire de sucre, en juillet-août de l'année précédente, c'est-à-dire en 1478. Il apparaît aussi qu'il naviguait déjà pour les armateurs génois: Di Negro, Spinola, Centurione, ceux-là même pour qui il s'était rendu à Chio et dans les mers du Nord. Il faut en outre remarquer que les héritiers de ces armateurs sont mentionnés dans le testament de l'Amiral en 1506 et dans celui de son fils Diego en 1523, et que ces deux documents ne sont contestés par personne. Voilà une preuve irréfutable qui vient s'ajouter à beaucoup d'autres pour témoigner que Christoforus Columbus, génois, et Cristobal Colon, l'Amiral de Castille et Leon, ne sont qu'un seul et même personnage. Du reste, d'autres documents notariaux génois témoignent du passage en Espagne de Christophe, de Barthélemy et de Giacomo. En 1489 - à la suite d'un procès avec le père de son gendre Giacomo Bavarello, fromager - Domenico, déjà veuf, signe en tant que légitime administrateur de ses trois fils. Le 11 octobre 1496, une convention est signée entre Giovanni Colombo de Quinto et Matteo et Amighetto, ses frères, tous fils de feu Antonio Colombo, selon laquelle le premier d'entre eux devait se rendre en Espagne, à frais communs, pour « rendre visite à l'amiral Christophe Colomb ». En 1501, quelques citoyens de Savone jurent que Christophe, Barthélemy et Giacomo Colomb, les fils et héritiers de feu Domenico sont « depuis longtemps loin de la ville et du territoire de Savone, au-delà de Pise et de Nice en Provence, et qu'ils vivent en Espagne comme tout le monde sait et le savait déjà ».
D'après un document de Paolo Emilio Taviani, "Genèse de la grande découverte". 
Fac simile du document La reproduction du Document Assereto est réalisée sur deux illustrations. Elles proviennent de l'ouvrage de Taviani : "Cristoforo Colombo : la genesi della grande scoperta" publié en 1974. Part 1 - Part 2. Il existe en Italie des études plus récentes sur ce document. Pour obtenir des informations complémentaires, il faut prendre contact, en Italie, avec le Comité National pour la célébration de Christophe Colomb ou avec les Archives de l'État de Gênes. Note importante : Gênes et Savone sont les seules villes d'Europe où sont conservées dans les archives officielles des documents authentiques concernant Christophe Colomb avant son arrivée dans la péninsule ibérique.

| Documentation
| Notes : | Au moment de la mise en ligne de cette page (9 novembre 2007) il n'existait aucun texte sur ce sujet sur Wikipédia. Merci de respecter le droit des auteurs et de faire preuve de créativité en lisant les ouvrages cités afin de rédiger un texte différent de celui-ci. |  | Texte rédigé d'après une étude de Paolo Emilio Taviani publiée dans "Cristoforo Colombo : la genesi della grande scoperta". |  | Les Archives d’État de Gênes conservent la plus ancienne collection d’actes notariés au monde, non seulement en raison de l’immense quantité de cartulaires et de liasses, mais aussi par le fait de compter les plus anciennes séries complètes d’actes à partir du milieu du XIIe siècle, avec le célèbre cartulaire de Giovanni scriba. A la différence d’autres aires géographiques, où l’action du notaire est requise surtout pour des opérations foncières, à Gênes le notaire intervient dans des occasions les plus diverses, pour résoudre les problèmes multiples posés par la dynamique de la vie marchande du principal port de la Méditerranée, et contribue par là même à la création de nouvelles et géniales formes contractuelles, dictées par les exigences du commerce. Aussi, le fonds notarial génois se présente non seulement comme le garant et le gardien de la mémoire, mais surtout comme dépositaire d’éléments précieux permettant une lecture et une meilleure compréhension des événements qui ont influencé notre mode d’existence et d’action, et formé en outre notre identité. |
Informations complémentaire : - Conseil du Notariat de Gênes, Via N. Bacigalupo 4, Genova.
- Conseil National du Notariat, Via Flaminia 160, Roma.
- Archives d’État de Gênes (ARCHIVIO DI STATO DI GENOVA), Piazza Santa Maria in Via Lata 7, Genova.
- Ville de Gênes, Via Garibaldi 9, Genova.
 | Il est amusant de noter qu'il existe un homonyme lointain du découvreur de cette pièce d'archive qui fut gouverneur de Corse : Assereto, Geronimo, génois; en 1595 il est gouverneur de Corse. Il succède à Nicolo Fieschi. Il est remplacé, en 1597, par Carlo Pallavicini. A-t-il une relation avec Ugo (Hugo) Assereto qui est l'auteur de plusieurs documents ? |
| Documents de référence : | "GIORNALE STORICO E LETTERARIO DELLA LIGURIA" : diretto da Achille Neri e Ubaldo Mazzini. La Spezia: Società di Incoraggiamento. |
 | Assereto, Ugo (Historien) : "La data della nascita di Colombo accertata da un documento nuovo", La Spezia, 1904; p. [5]-16. 25 cm. |  | Assereto, Ugo: "Genova e la Corsica 1358,1378", [Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse. XXIe Année; fascicules 248 & 249.]; Bastia, Ollagnier, 1901 - Notice BNF n° : FRBNF31736556. |  | Assereto, Ugo : "Genova e la Corsica 1358,1378"; 95 p. ; 25 cm; Estratto dal Giornale Storico e Letterario della Liguria n. 7-8-9 (luglio-agosto-settembre 1900); Spezia : tip. Francesco Zappa, 1900 - IT\ICCU\SBL\0717221. |  | "Raccolta di documenti e studi pubblicati dalla R. Commissione Colombiana pel quarto centenario dalla scoperta dell'America"; Roma : auspice il Ministero dellaPubblica Istruzione, 1892-1896. |  | Revelli, Paolo (1871-1956) : "Terre d'America e archivi d'Italia / Paolo Revelli"; 187 p., 79 c. di tav. : ill. ; 25 cm + 3 c. di tav. in custodia; Milano : Treves, 1926 - IT\ICCU\RML\0061153. |  | Taviani, Paolo Emilio : "Cristoforo Colombo : la genesi della grande scoperta / Paolo Emilio Taviani"; 2 v. : ill. ; 34 cm, In custodia; Novara : Istituto Geografico De Agostini, 1974; IT\ICCU\RAV\0119884. |  | Taviani, Paolo Emilio : "Cristobal Colon : genesis del gran descubrimiento / Paolo Emilio Taviani"; Barcelona : Instituto geografico de Agostini : Teide - IT\ICCU\UBO\1205760. |  | Taviani, Paolo Emilio : "Christophe Colomb : genèse de la grande découverte / Paolo Emilio Taviani" ; [traduit de l'italien par Bianca Maria Festa, Annie et Paule Oliver - traduction de l'ouvrage "Cristoforo Colombo"] Publication : Paris : Éditions Atlas, 1980; impr. en Italie; description matérielle : 2 vol., 264 + 331 p. : ill. en noir et en coul. ; 35 cm - ISBN 2-7312-0038-3. - Notice BNF n° : FRBNF34662098. |
 | Ulloa Cisneros, Luis : "Christophe Colomb catalan ; la vraie genèse de la découverte de l'Amérique, avec un appendice sur les Colombo et Colomo castillans et sur le passeport donné à Colomb en avril 1492 pour se rendre aux Indes, par Luis Ulloa,..." ; In-16, 404 p., fac-sim. ; Paris : Maisonneuve frères, 1927 – Notice BNF n° : FRBNF31511065. |  | Ulloa Cisneros, Luis : « La Genèse de la découverte de l'Amérique d'après des documents récemment retrouvés ; la pré-découverte faite par Colomb en 1477, par Louis Ulloa. » [Conférence faite à la Société de géographie, sous la présidence de M. H. Dehérain, le 23 décembre 1927.] [Texte imprimé] In-8° , 31 p. ; Paris : Société de géographie, 1928. - Extrait de la ″Géographie″, revue mensuelle publiée par M. G. Grandidier, mars-avril 1928 - Notice n° : FRBNF31511069. |
| Sites de référence : | Dernière mises à jour de la page : jeudi 28 février 2008 15:02:05 +0100 | 
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