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|  | | Départ : | A Cadix, le 25 septembre 1493, les quais fourmillent. Colomb repart pour un deuxième voyage. Christophe Colomb n'est plus à la tête d'une flottille. Il s'agit cette fois d'une véritable escadre pour l'Amiral de la mer Océane qui a été confirmé dans ses titres. L'Amiral dirige une armada de 17 navires transportant 1500 hommes : 500 marins et 700 colons régulièrement enregistrés sur les documents. Ils sont accompagnés par des militaires et des aventuriers pour la plupart des voyageurs clandestins : ceux qui ne sont pas encore les "conquistadores". Dans ce voyage 12 missionnaires accompagnent Colomb. Ils sont dirigés par le Père Boyl, un moine aux basses intrigues, cruel et d'esprit étroit. Le Révérend Père de Marchena, le prieur du couvent de la Rabida, l'ami des premières heures, accompagne Colomb à titre de cosmographe et d'astronome. Un autre personnage est de l'aventure. Il s'agit de Juan de La Cosa, un excellent cartographe et un érudit. Il le démontrera au cours de ce voyage en réalisant la première carte du Nouveau Monde dé"couvert par Colomb. Grâce aux cinq millions de maravédis mis à sa disposition par le Duc de Médina Sidona et à la contre-valeur des biens confisquée aux Juifs expulsés (bannis) du royaume, l'armateur Juanoto Berardi fut en mesure de regrouper rapidement les 14 caravelles et les 3 caraques. Le nouveau vaisseau amiral s'appelle officiellement "Marie-Galante". Il est le plus lourd et le plus lent. Il sera accompagné de treize caravelles et de trois caraques pour le transport des charges. Cette armada emporte des écuries et des étables flottantes. Les caraques sont utilisées comme bâtiments de transport. Ce sont des "nao de carga", bâtiments de charge, que l'on appellerait aujourd'hui des cargos. Les caraques étaient destinées à transporter les vivres, les marchandises, les animaux, les outils, des produits agricoles : semences de blé, d'orge, de fruits d'arbres, et tous les produits destinés à implanter une colonie. En plus des marchandises, des animaux militaires, chevaux et chiens de combat, furent chargés dans les flanc des navires. Des animaux domestiques, du bétail, des mulets, des bovins, des porcs, des moutons, des animaux destinés à la reproduction virent compléter cette "Arche de Noé" d'un nouveau genre. C'est dans ce voyage qu'embarquent les premiers chevaux qui poseront le sabot sur le nouveau monde. L'objectif de cette expédition est de fonder une colonie dans les nouveaux territoires. Les premiers chevaux transportés n'étaient pas des meilleures origines et Colomb s'en est plaint vigoureusement aux souverains : "....vous direz à Leurs Altesses, comment les écuyers venus de Grenade présentèrent de bons chevaux lors de la montre qu'ils en firent à Séville, mais qu'ensuite, à l'embarquement que je ne vis pas parce que j'étais un peu souffrant, ils les remplacèrent par d'autres, tels que le meilleur ne semble pas valoir deux milles maravédis, et que cela parce qu'ils vendirent les premiers puis achetèrent ceux-ci......" " Christophe Colomb, Relations de voyages et autres écrits, 1494-1505". Page 45 - Traduction de Soledad Estorach et Michel Lequenne. La Découverte & Syros - Paris 2002. 
| Arrivée : Le 3 novembre 1493, un dimanche, Colomb arrive sur une île qu'il baptise la Dominique. Puis il remonte vers le nord; il visite Marie-Galante, la Guadeloupe, Montserrat, La Antigua, La Barbade, Santa Cruz, et la grande Santa Cruz. Ensuite il fait route vers Hispaniola aussi nommée Espagnola qui est appelée aujourd'hui Saint -Domingue. Il retrouve le fort détruit par les indiens et installe la colonie sur un autre emplacement appelé Isabela. Durant de ce second voyage, il explore les petites Antilles; Il revoit la Niña qui a été renommée "Santa Clara"; Au cours de sa navigation il découvre la Guadeloupe qu'il baptise ainsi en souvenir d'un vœu fait à la Vierge durant la tempête du premier retour. Il découvre ensuite Porto Rico puis La Jamaïque, en Avril 1494. Durant d'un violent ouragan, appelé "urican" par les indigènes, six navires seront détruits. Avec les débris, Colomb fait construire le premier navire fabriqué dans le nouveau monde, il est baptisé "India". 
| Retour :Le 20 avril 1496, à bord de la Santa Clara, l'ex Niña, il navigue de concert avec L'India qui emporte vers l'Espagne celui qui sera son accusateur, Aguado. Le 11 juin 1496, il arrive à Cadix. Tout le monde le croyait mort. Colomb retourne à Séville, au milieu d'une troupe haute en couleurs dont le but était d'éblouir les souverains. 
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| Documentation
| Notes : | Juan de La Cosa, prend part comme cartographe au deuxième voyage de Colomb, de 1493 à 1494. Ses origines et son histoire exactes sont inconnues avant ce voyage. Auteur de la première carte du Nouveau Monde, il est mort sur le littoral du golfe de Uraba le 28 février 1510. Il était probablement né en Biscaye, d'où le surnom de Vizcaino, auquel il doit avoir ajouté le nom du quartier de La Cosa, à Santoña, |
Plusieurs chercheurs tels l’Amiral Samuel Eliot Morison et Alicia Bache Gould ont fait remarquer qu’il existe plusieurs indices ou informations qui permettent de le différencier du propriétaire de la Santa Maria qui participa au premier voyage, avec qui il est souvent confondu. Opinion souvent répétée dans l'historiographie de la découverte du Nouveau Monde. La Santa Maria fit naufrage à Noël 1492 et Colomb déclara que le propriétaire du navire était responsable du naufrage. On peut supposer, connaissant le caractère de l’Amiral, qu’il ne l’emmena pas avec lui lors du second voyage.
 | Territoires visités : Dominica, Hispaniola, Guadeloupe, Antigua, Puerto Rico, Cuba, Jamaica. |
| Documents de référence :
| Sites de référence : | Dernière mises à jour de la page : samedi 01 décembre 2007 14:02:26 +0100 | 
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