Quelle est la la langue maternelle de Colomb ? English translation of this page : [ Columbus’ mothertongue ]
L'origine exacte de Colomb reste encore de nos jours une énigme. Colomb a entretenu cette situation de son vivant en ne révélant rien à ce sujet. Certains historiens ont donc étudié ce qu'il avaient de disponible pour essayer de découvrir quelque chose. Ils ont étudié ses écrits.
C'est sur les quelques documents écrits de la main de Colomb que se sont penchés de nombreux chercheurs pour découvrir d'ou il pouvait venir. Certains de ceux qui l'ont fait semblent avoir découvert plusieurs choses.
Colomb connaissait le latin, il écrivait le castillan avec de nombreuses fautes et surtout il ne connaissait pas l'italien. Il faut remarquer que Colomb écrivait en castillan à son ami le père Gorricio, religieux italien installé au monastère de la Cartuja Santa Maria de las Cuevas, à Séville. On pourrait supposer que Colomb ne savait pas écrire l'italien. Mais le père Gorricio répondait à Colomb en castillan. On peut donc supposer que Colomb connaissait le castillan mieux que l'italien !
Si on résume Colomb ne maîtrise pas l'italien, son latin est truffé d'hispanismes, son castillan est mauvais. Quelques auteurs ont avancé l'hypothèse que Colomb utilisait la langue des marin de la méditerranée, la "lingua franca".
Alexandre Cioranescu a bien résumé tout ceci :
"Il (Colomb) écrit tout à fait comme il parle, et il parle très mal : c'est un étranger pour lequel l'espagnol n'est que la troisième ou la quatrième langue, apprise au hasard de quelque voyage ou séjour, jamais étudiée et partant toujours insuffisante.
La langue de Colomb est d'ailleurs l'un des nombreux problèmes que pose sa biographie. Il est indéniable qu'il avait dû parler dans son enfance le dialecte de Gênes; mais il semble aussi certain qu'il connaissait médiocrement l'italien littéraire, qui n'était alors qu'un dialecte de plus. Il fit certaines études, mais c'était, comme le voulait l'usage de l'époque, en latin. Il vécut pendant d'assez longues années à Lisbonne, où il épousa une Portugaise; en sorte qu'il dut y acquérir une assez bonne connaissance du portugais; et c'est l'espagnol qui, en fin de compte, fut la langue qu'il se vit obligé d'employer par préférence.
Il savait écrire en latin, bien qu'avec des fautes; mais le latin n'avait pas cours dans ses relations avec les Rois. Il n'écrivait pas mieux l'italien, n'ayant jamais appris à l'écrire. Il dut donc employer l'espagnol, un espagnol mal raboté, incorrect et confus, dont il est souvent difficile de démêler le sens, qui ne s'embarrasse pas des nuances subtiles ou des notions compliquées. Il écrit l'espagnol qu'il parlait, comme un étranger qui s'exprime sans recherche, content de pouvoir dire ce qu'il pense. Il éprouve souvent une difficulté évidente pour mettre d'accord les idées qui bouillonnent dans son esprit, avec les expressions insuffisantes d'un vocabulaire entretenu artificiellement. Sa langue manque de cette souplesse que nous appelons style; et son expression est tantôt un habit étriqué, sous lequel il faut deviner péniblement la pensée qui glisse le long des mots dont le sens exact lui échappe, et tantôt un galimatias confus, ou le fil du discours s’embrouille dans les méandres d’une pensée trop mobile."
Toutes les hypothèses d'un Colomb génois reposent sur les écrits de Giustiniani qui, en 1516, a été le premier à dire que le père de Christophe Colomb était tisserand de laine, et que l'amiral avait été cardeur de soie, et qu'ils étaient nés dans la plèbe génoise.
L'autorité de Giustiniani s'éclipse devant celle de Fernand, le fils de Colomb qui affirme que son père Christophe n'est pas né à Gênes, et que Giustiniani, en racontant l'histoire de l'amiral et en le faisant naître «dans la plèbe génoise» a dit jusqu'à douze mensonges dans une demi page.
vescovo, storico e filologo (Genova 1470-in un naufragio nel Mar Ligure 1536). Studioso di lingue semitiche, celebre ai suoi tempi, dal 1518 al 1522 insegnò ebraico a Parigi chiamatovi da Francesco I. Dei suoi numerosi lavori su testi sacri in lingue orientali, il più noto è l'edizione di un Psalterium in ebraico, greco, arabo, caldeo e latino (1516) in cui è inserita, nel commento, la più antica biografia di Cristoforo Colombo. La sua opera maggiore sono i Castigatissimi annali... della repubblica di Genova (1537).
Ouvrages de référence :
Colón, Hernando.
"Historia del Almirante", ed. de L. Arranz, Historia 16, Madrid, 1984. Esta biografía de Cristóbal Colón, escrita por su hijo Hernando, ha generado muchas controversias que deben tenerse en cuenta.
Cioranescu, Alexandre.
"Oeuvres de Christophe Colomb", NRF – Gallimard – 1961.
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