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Autres pages dans ce chapitre : [ Remonter ] [ Aprés sa mort ] [ Où a-il été inhumé ? ] [ Où est sa sépulture ? ] [ 20 Mai, mort de Colomb. ] [ Analyses ADN ] 
|  | La génétique au secours de la généalogie.L'origine et les antécédents de Colomb restent très obscurs. Malgré toutes les recherches et les hypothèses avancées, personne n'a réussi, de manière convaincante, à élucider les véritables origines de Colomb. On ne connaît ni le lieu ni la date réelle de sa naissance. Les origines familiales qu'on lui attribue sont probablement fausses. De plus, on a des doutes sur le lieu réel de sa sépulture. Cela fait beaucoup d'interrogations pour un personnage aussi célèbre. Il existe deux controverses à propos de l'Amiral de la Mer Océane :- une première concernant le lieu réel de sa sépulture et ,
- une autre sur son origine exacte.
Rappel de l'Histoire.Christophe Colomb est mort à Valladolid, le 20 mai 1506. Plusieurs années après son décès, à la demande de Maria de Toledo, sa belle-fille, et de son petit-fils Don Luis, troisième Amiral de la Mer Océane, le corps de l'Amiral fut transporté à Saint-Domingue pour y être enterré dans la Cathédrale. En 1795, le 22 juillet, (4 thermidor An III) le traité de Bâle donne la partie ouest de l'île de Haïti à la France en compensation de la perte des territoires des Pyrénées. Les Espagnols sont obligés d'évacuer le territoire dominicain. L'amiral Don Gabriel de Aristagabal organise, avec les français, le transfert des restes supposés être ceux de Colomb vers la Havane. Le 20 décembre 1795, au cours d'une cérémonie officielle entre les deux pays, les restes de Colomb sont transférés depuis le navire français La Découverte sur le vaisseau espagnol San Lorenzo afin d'y être transportés dans l'île de Cuba. En 1899, après la guerre hispano-américaine, lors de l'indépendance de Cuba, les restes présumés être ceux de Colomb reviennent à Séville. En 1902, un monument lui est dédié dans la Cathédrale de Séville. Ses restes présumes, contenus dans un petit coffre, sont déposés dans le mausolée. Son fils, Hernando, reposait déjà au bas de la nef de la cathédrale depuis plus de quatre siècles. Sur le lieu réel de sa sépultureSi on est certains de l'authenticité de la dépouille d'Hernando, on conserve des doutes sur ceux de l'Amiral. L'Espagne et Saint Domingue sont chacun persuadés de détenir le véritable cercueil. Cette controverse est apparue en 1877, lorsque des ouvriers travaillant dans la cathédrale de Saint-Domingue ont découvert des ossements étiquetés comme appartenant à Christophe Colomb, après que les espagnols aient transférés à la Havane les restes qu'ils pensaient être ceux de l'Amiral. Les autorités Dominicaines pensent qu'elles possèdent les véritables ossements de l'Amiral de la Mer Océane et ne voient aucun intérêt à ce que des analyses comparatives soient effectuées sur les restes conservés au monument appelé "Phare de Colomb", bâti sur le bord de la rivière Ozama, à Santo Domingo de Guzmán. En 2003, les autorités espagnoles ont donné leur accord pour que des analyses soient effectuées sur l'ADN provenant des restes conservés dans la cathédrale Séville : ceux contenus dans le mausolée dédié à Christophe Colomb qui devaient être comparés à ceux appartenant à son fils Hernando utilisés comme référence. Il n'y a aucune ambiguïté sur l'identification du fils. Son corps est conservé depuis son décès dans la cathédrale de Séville. Les résultats devaient être communiqués sous six mois, en 2004, par l'équipe du laboratoire d'identification génétique de l'université de Grenade responsable de cette expertise. Aujourd'hui, nous sommes toujours en attente de la publication des résultats. Aucune explication n'a jamais été fournie par les services du Docteur Lorente pour justifier l'absence d'information. Une demande de renseignements de la part de notre association est également restée sans réponse. Sur l'origine exacte de Christophe ColombLe laboratoire d’identification génétique de l’Université de Grenade a lancé une autre investigation depuis le début de l'année 2006 afin de déterminer l'origine de Colomb. Une nouvelle expertise est en cours. Elle est effectuée sur plusieurs centaines de volontaires ayant pour patronyme Colom / Colombo / Colón ou toutes autre forme de variante du nom et vivant dans plusieurs régions de la Méditerranée : Catalogne, Espagne, Italie (dans la région de Gênes) et même en France (dans la région catalane qui va de Perpignan et a Toulouse). L'objectif déclaré est de tenter de trouver l'origine du découvreur de l'Amérique en établissant une carte génétique des populations. Cette fois, le Professeur Lorente devrait communiquer ses résultats en mai 2006, à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de l'Amiral de la Mer Océane. V oir nos pages : Revue de presse & Le cinquième centenaire de la mort de Colomb.
| Sur l'ADN et son utilisationADN : Acide DésoxyriboNucléique. C'est le constituant essentiel des chromosomes, et le support physique de l'information génétique. Il permet aux cellules de synthétiser d'autres acides nucléiques, et surtout leurs protéines. Il est présent dans tous les organismes vivants, du plus simple (bactéries) au plus complexe (être humain, végétaux) en passant par les levures, les paramécies, etc. Il se transmet aux descendants que ceux-ci résultent d'une reproduction sexuée ou non. L'ADN est présent à "différents endroits" des cellules constituant les tissus du corps humain : l'ADN nucléaire est localisé dans le noyau des cellules, et l'ADN mitochondrial est contenu dans des organites énergétiques appelés mitochondries situées dans le cytoplasme des cellules. ADN nucléaire : L’ADN nucléaire est présent dans le noyau de toutes les cellules qui possèdent un noyau (ce qui exclu les globules rouges par exemple) au niveau des chromosomes. L’intérêt de l’ADN nucléaire, est qu’il est unique pour chaque individu (excepté les vrais jumeaux) et a donc un fort pouvoir discriminant. Son analyse trouve ses limites quand la quantité et/ou la qualité sont insuffisantes, ce qui peut être le cas si les échantillons sont très anciens, ou ont subi des contraintes biologiques et physico-chimiques importantes. ADN mitochondrial (ADNmt), : La mitochondrie est un organite qui est très impliqué dans le métabolisme énergétique de la cellule. Les mitochondries peuvent être présentes à des centaines, voire à des milliers d'exemplaires par cellule (alors qu'il n'y a dans la grande majorité des cas qu'un noyau par cellule). De ce fait, lorsque l'échantillon biologique mis à disposition est en quantité très limitée, l'analyse de l'ADN nucléaire peut ne plus être possible, alors que celle de l'ADN mitochondrial peut encore être pratiquée. L'ADN mitochondrial est une molécule circulaire d'environ 16500 nucléotides. Il est moins sensible aux dégradations du fait de sa petite taille, de sa structure circulaire qui le "consolide" et de sa protection au sein de la mitochondrie. Pour cette raison, il sera utilisé lorsque l'échantillon est très fortement dégradé. En revanche, sa transmission est strictement maternelle : l'ADN mitochondrial d'un individu est composé uniquement du patrimoine génétique mitochondrial maternel, sans contribution paternelle. En conséquence, il ne sera pas possible de différencier des individus d'une même lignée maternelle (frères et sœurs, cousins, oncles ou neveux par la mère) par leur seul ADN mitochondrial. De même, l'ADN mitochondrial ne sera pas utilisable pour un test de paternité. En revanche, dans le cas de découvertes d'ossements, la comparaison de l'ADN mitochondrial extrait de ces restes à l'ADN caractérisé à partir du prélèvement sanguin de la mère supposée, ou d'un autre membre de la lignée maternelle (généralement frères et soeurs), permettra l'identification du sujet.
Rédaction des informations sur l'ADN avec l'aide du Docteur Yves Dessaux, Directeur de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) 91198 - Gif-sur-Yvette. Le Docteur Dessaux est membre et conseiller scientifique de notre Association. 
| Documentation
Notes :Documents de référence : | Intérêt de l'utilisation de l'ADN mitochondrial en pratique judiciaire, Colloque de l'École Nationale de la Magistrature, Bordeaux, 8 mars 2002. |  | ADN mitochondrial : De l'intérêt scientifique à la pratique judiciaire, de Christian Doutremepuich (Université Victor Segalen Bordeaux 2) Éditeur : La Documentation Française (27 octobre 2003). ISBN : 2110054336. Note : Monsieur Doutremepuich était un des intervenants du Colloque de Bordeaux. |
 | Aspectos Sustantivos y Procesales de la Tecnología del ADN, de Juan Miguel Mora Sánchez Editorial: Comares Lugar de Edición: Bilbao - Granada, España Fecha de Edición: 2001 ISBN: 84-8444-355-8 Páginas: 378. |
Les étapes importantes des analyses ADN de Colon. | 13/10/2006 : “IDENTIFICACIÓN DEL ALMIRANTE D. CRISTÓBAL COLÓN” : En relación al lugar donde descansan los restos mortales de Cristóbal Colón, los estudios ya concluyeron que los huesos que hay en la Catedral de Sevilla son los de Cristóbal Colón. |  | 20/03/2006 : Cristóbal Colón y su entorno, objeto de examen en la UGR en el marco del V centenario de su muerte. (UGR). |  | 10/08/2004 En relación con la identificación de los restos de Cristóbal Colón y de la posible localización de sus restos. (UGR ). |  | 29/06/2004 : El investigador Nito Verdera ha descubierto, en la Universidad de Yale, los archivos inéditos del doctor Charles W. Goff sobre Cristóbal Colón, que concluyen que tanto los restos conservados en Santo Domingo como los de la Cartuja de Sevilla pertenecen al almirante, cuyo esqueleto habría sido dividido. |  | 10/06/2003 : Los restos del hijo y del hermano de Cristóbal Colón presentan la misma alteración genética, según el primer informe antropológico antes de que se realicen las pruebas de ADN que determinarán la ubicación exacta de los restos del descubridor. |  | 06/06/2003 : Análisis para la definitiva identificación de los restos de Cristóbal Colón. (UGR ) |  | 03/06/2003 : Especialistas del departamento de Medicina Legal de la Universidad de Granada, dirigidos por el profesor José Antonio Lorente, han exhumado los restos de Cristóbal Colón, y de su hijo Hernando Colón, en la Catedral de Sevilla, lo que servirá para aclarar su autenticidad. |  | 18/09/2002 : Se ha exhumado en Sevilla los restos del hermano de Cristobal Colón. Los resultados podrían revolucionar la historiografía y demostrar que Colón era hijo bastardo del Príncipe Carlos de Viana, quedando así patente su nacionalidad española. |
Saint Domingue : | Le 22 janvier 2005, "Editora Listín Diario" annonce le refus de Saint Domingue de s'associer aux recherches en cours. |
L'ouvrage du Professeur Lorente : | "Un detective llamado adn: tras las huellas de criminales, desapar ecidos y personajes historicos ", de Lorente Acosta, Jose Antonio, ediciones Temas de HOY, S.A., S.A., Lengua: CASTELLANO, Encuadernación: Rustica, ISBN: 8484603865, 250 pgs, (15.0 x 23.0 cm) (17 Euros). |
Sites de référence :En français En espagnol Articles sur les analyses de Colomb : 
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